Présentation idéalisée du sujet, et des mythes qui y sont associés:
On attribue le texte à l’origine des nanotechnologies à Richard Feynman, physicien du XXème siècle et prix Nobel de physique 1965. Des progrès technologiques tels que l’invention du microscope à effet tunnel (STM), qui permet de voir les atomes, ont ouverts le champ au développement des nanotechnologies. La nanomédecine dès lors n’a cessé de fasciner. Nombreux sont ceux qui sont émerveillés face à ce que l’application des nanotechnologies dans le domaine médical pourrait apporter à l’homme. Il y a un véritable engouement sur le sujet, et les nanorobots médicaux sont incontestablement les nanotechnologies qui font le plus rêver. Ils patrouilleraient dans notre corps à l'affût de cellules malades, et d’autres dangers pouvant se révéler mortels. Les robots donneraient l’alerte ou iraient neutraliser et détruire le danger. Pour donner vie aux futures révolutions médicales liées à la nanomédecine, le domaine de la recherche s’active. En effet, la nanomédecine soulève beaucoup d’intérêts auprès des scientifiques et a déjà bénéficié de centaines de millions de dollars de financements pour la recherche. Le marché mondial de la nanomédecine représenterait 130 milliards de dollars d’ici 2016. Les Etats-Unis détiennent la place de leader mondial mais l’Europe ambitionne de les détrôner. La France compte près d’une trentaine d’entreprises, industrielles spécialisées ou recouvrant à la nanomédecine. Les deux plus grands pôles de recherche en France se situent à Grenoble (avec le CEA-Leti et l’université Joseph-Fournier) et en Ile-de-France (université Paris Sud, ENS Cachan…).
En quoi réside dont l’intérêt de l’application des « nanos » à la médecine ? Eh bien, les matériaux à l’échelle nanométrique présentent des propriétés uniques liées à leur composition. Ces caractéristiques pourraient palier aux plus grands problèmes de diagnostic médicaux et de thérapies. D'ailleurs, les nanomatériaux fournissent des résultats sans précédents dans ces domaines. Les nanoparticules dans le traitement du cancer par exemple, peuvent pénétrer dans les sites tumoraux et être conservés plus longtemps que les petites particules ou les molécules jusques là utilisés. L’efficacité du traitement n’en est que plus augmentée. Les nanoparticules présentent également l’avantage d’un meilleur ciblage des zones à traiter, ce qui diminuerait les dommages causés à l’organisme. Ils représentent aujourd’hui un espoir certain de traitement contre des maladies jusqu’ici incurables. La nanomédecine donne également l’espoir de pouvoir mettre en place des dispositifs médicaux révolutionnaires qui changeraient la vie des humains…
Face à ce flux d’informations, aux espoirs et possibilités attribués à la nanomédecine, il est parfois bien difficile de faire la différence entre spéculation ou hypothèse et réalité. Où en est réellement la nanomédecine aujourd’hui ? Quels sont les projets aboutis, ceux qui sont en cours ? Quelles sont les réelles promesses de la nanomédecine ? Est-elle vraiment révolutionnaire ?