L’agence McCann New York est au cœur de l’un des plus important réseau publicitaire mondial, connu pour être l’emblématique gestionnaire des budgets Mastercard et l’Oréal ainsi que nombre d’autres marques non moins célèbres.
Le rendez-vous s’est déroulé en 2 temps : une visite du siège de l’agence, suivie d’un entretien avec Sean Bryan, le « pape » créatif de l’agence.
Eric Monnet, Network Creative Manager, s’est joint à l’entretien en fin de rendez-vous pour nous livrer la vision d’un expatrié français sur le potentiel créatif que renferme, offre et suscite la fameuse « Big Apple ».
Qui est Sean Bryan ?
Sean Bryan, à l’image d’une bonne partie des professionnels rencontrés à New York, a un parcours universitaire très atypique, ayant peu de lien avec son poste actuel de Co-Directeur de la Création. Avant d’embrasser une carrière de publicitaire, il a suivi des études d’histoire médiévale et d’histoire de l’art, puis effectué sa thèse à Harvard. Avant de devenir créatif, il entame sa carrière par un poste plus commercial, au sein d’une autre agence. Sa carrière bascule grâce à un sketch qu’il écrit et joue à une soirée de Noël, organisée par son agence. Son talent pour l’écriture et sa créativité le propulsent alors au rang de directeur artistique.
Son inspiration, Sean Bryan la puise dans ses équipes, dans l’ambiance qui règne chez McCann :
« We’re having a good time here, and when you’re having fun, you can feel that in the work, people are more spontaneous and creative »
Il la tire également de New York, ville qu’il considère comme l’épicentre de pas moins de 7 industries créatives (mode, théâtre, musique, danse etc…) contrairement à L.A, capitale de l’audiovisuel seulement.
La créativité, Sean Bryan cherche aussi à la susciter et à la cultiver au sein de ses équipes. Il privilégie pour cela un management à l’horizontale, dans lequel tous les collaborateurs, quelque soit leur niveau ou leur poste, sont traités de la même manière. Le recrutement reflète lui aussi une ouverture d’esprit très caractéristique de NY où le règne des diplômes et de l’expérience est largement aboli. Une façon de placer tous les « savoir-faire » et « potentiels » sur les vrais startings blocks :
« Sometimes they’re not ready to run anything yet, they don’t even really know what they’re doing, but like me when I did that skit, they might have a good future ! »
Eric Monnet, A frenchman in New York !
Network Creative Manager installé à New York depuis 3 ans, Eric Monnet est surtout frappé par l’énergie que dégage cette ville. Il dépeint la grosse pomme dans le droit fil de l’American dream, comme une ville pleine d’opportunités, offrant à tous les coins de rue, sa chance à tout un chacun.
A la question, un français peut-il réussir à New York ? Il répond sans détour que tout le monde peut réussir à NY. Le scoop, c’est que ce n’est pas un cliché! La condition ? Le vouloir. L’ambition est le moteur premier de l’énergie de cette ville et la condition sine qua none de la réussite.
Car si NY est une ville où tout est possible, où les gens ne s’attardent pas sur ce qui va mal et regardent vers l’avenir, c’est aussi une ville superficielle, émotionnellement dure, où il est difficile d’engager et d’entretenir un relationnel social. Les opportunités offertes créent une concurrence ardue, qui n’épargne pas les moins doués et les plus « faibles ».
Au bout du compte l’entretien nous a pleinement restitué l’image du NY berceau de la créativité, cœur mondial de l’expression artistique... « Mecque » du business publicitaire, base de lancement fulgurante de carrières professionnelles qu’accompagne impitoyablement sont lot de laissés pour compte. Mais ça nous le savions déjà, le scoop, c’est que ce n’est pas un cliché.