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L’écosystème des administrations publiques sur GitHub - Datacolada
L’excellent Data colada (@datacolada), revient sur la présence des administrations sur Github, le site de partage de code. Quelles institutions y sont présentes ? Ce partage est-il un succès ? Que produit-il ?...
Derrière le “festin de la transparence”, on compte 600 dépôts institutionnels et les plus importants sont ceux d’administrations américaines et britanniques. Tous les dépôts ne sont pas également actifs et les plus gros ne sont pas les plus actifs. Ce que constate l’analyse de données, c’est que nombre de dépôts n’ont pas de licence claire, empêchant ou limitant leur réutilisation. L’analyse semble montrer que le dépôts qui ont le plus de contributeurs sont ceux qui sont bien documentés... et que le nombre de forks par d’autres administrations semble assez rare.
En ce qui concerne la France, 13 administrations ont des dépôts sur Github, dominées par le SGMAP.
Mais force est de reconnaître que cette analyse de données peine à montrer l’état de la réutilisation... Ce qui est sûr, c’est qu’”il ne suffit pas juste d’ouvrir un dépôt et de mettre des éléments à disposition pour que les gens commencent, (auto)magiquement, à les réutiliser et à participer.”
Quel est l’avenir de la datavisualisation ? - Medium
Le directeur créatif de l’agence britannique spécialisée dans le design de données Signal Noise, Christian Thumer, dresse pour Medium un bel et synthétique historique de l’évolution de la datavisualisation.
Nous sommes passé des données brutes, des chiffres, aux tables, colonnes et feuilles de calcul, puis aux bits d’information qui ont permis de donner forme aux données. Pour Thumer, les formes évoluées de ces datavisualisations ont d’abord célébré la complexité et la puissance des données. Ces visualisations, qui relèvent plus de l’art interactif qu’autre chose, “ont été absolument vital pour engager les spectacteurs avec le monde immatériel des données”, pour développer l’alphabétisation aux données.
Le journalisme des données, lui, s’est beaucoup intéressé au contexte, à extraire des informations significatives, à les rendre lisibles aux utilisateurs non-experts.
Désormais nous assistons à des expériences plus immersives, à l’image du travail réalisé par Ben Schneiderman, qui a expliqué l’importance de passer de la vue d’ensemble, au zoom puis au filtrage avant d’accéder au détail, à l’image de cet immense jeu cartographique sur la crise réalisé par le New York Times.
Pour Thumer, l’avenir est à la personnalisation, ce qui permet de dépouiller encore plus les interfaces, à l’image du dispositif de navigation pour les cyclistes d’Hammerhead, qui se passe d’écran pour simplifier l’aide à la navigation, c’est-à-dire la rétroaction.
200 visualisations “physiques” - Dataphys.org
Sur Dataphys, Pierre Dragicevic et Yvonne Jansen tiennent une liste chronologique de visualisations de données tangibles, des calculi mésopotamiens à des colliers capables de montrer la pollution de l’air. Une très stimulante revue d’objets pour donner à voir les données !
Construire un tableau de bord - Kaushik
Avinash Kaushik, évangéliste du marketing numérique chez Google et auteur de plusieurs ouvrages sur le web analytics, revient dans un passionnant et très documenté billet sur comment construire des tableaux de bords numériques. Il montre que le risque est de se noyer dans l'exécution et l'abondance des données et d'oublier l'objectif principal : piloter et aider à prendre des décisions.
Les tableaux de bord ne sont pas des rapports. Ils ne doivent pas laisser les données être interprétées. Leur but n'est pas d'informer, mais de "conduire l'action !"
Dat : le mixeur d'Open Data - Wired
Imaginons que votre ville publie la liste des arbres plantés dans l'espace public. En théorie, vous pouvez alors filtrer ces données pour créer une application par exemple qui permettrait de trouver tous les arbres dont les fruits sont comestibles et par là-même à chacun de trouver de la nourriture gratuitement... Mais cette promesse de réutilisation des données issues de l'Open Data n'est pas si simple à mettre en place dans la pratique : que se passe-t-il quand les autorités mettent à jour leur base de donnée ? Comment offrir aux gens la possibilité de corriger les données et de contribuer ? Comment mixer facilement des données provenant de plusieurs sources ?...
Ces problèmes obsèdent Max Ogden, rapporte Wired, et c'est ce qui l'a amené à développer Dat, pour synchroniser plus facilement des données provenant de plusieurs sources. Et c'est justement bien souvent là que se situe le problème : comment construire des services avec des données provenant de plusieurs ensembles de données ? A Portland, Max Ogden a développé une API permettant de faciliter l'accès aux données ouvertes de sa ville. Il a ensuite développé DataCouch, un système permettant de faciliter le développement de ce type de système. Inspiré par GitHub, il voulait permettre aux développeurs de copier et modifier les ensembles de données très facilement, mais il manquait à DataCouch le système permettant de garder la trace des changements entre les bases de données originelles. C'est ce que permet Dat.
Max est employé de l'Open Data Institute (ODI) américain qui travaille à développer des écosystèmes réplicables pour les données ouvertes. Le pilote de Dat vient d'être livré et l'équipe travaille désormais sur des cas d'utilisation concrets, plutôt liés à la recherche scientifique qu'aux données publiques. Simplifier la mise à jour des données et leurs croisement provenants de plusieurs sources, l'enjeu n'est pas simple, mais on comprend son importance notamment en terme de démocratisation de la réutilisation des données publiques.
On suivra les évolutions de Dat sur le blog de l'ODI.
Cartographier l'employabilité des villes - Washington Post
Nous évaluons le transport selon sa rapidité, le nombre de personne qu'il permet de transporter, ou le temps passé. Mais le but du transport n'est pas tant de nous permettre de nous déplacer que de relier notre vie personnelle à notre vie professionnelle, estime Emily Badger pour le Washington Post. A New York, le Regional Plan Association (@RegionalPlan) a mis en ligne un outil interactif qui permet de voir, selon l'endroit où vous habitez la géolocalisation des emplois disponibles par secteurs selon la distance qui vous en sépare exprimée en durée de transport. Un outil qui permet de regarder le transport new-yorkais sous l'angle de l'accès à l'emploi, permettant de répondre à la question : quelle est la qualité de votre accès à l'emploi selon les modalités de transports disponibles...
Pour Juliette Michaelson du Regional Plan Association, ces cartes permettent de mieux comprendre que le transport n'est pas une question de vitesse, mais de possibilité. L'enjeu est ce qu'il rend accessible ou pas : emploi, éducation, soins... Un outil de pilotage urbain qui permet à terme de comprendre l'impact des choix de circulations sur l'emploi et l'employabilité.
Le RPA a prévu d'ajouter prochainement une autre couche de données permettant de savoir où vivent les gens qui travaillent dans tel ou tel secteur d'emploi, afin de permettre aux entreprises de trouver de meilleurs emplacements par rapports à leurs besoins.