J’écris pour moi, pour ma vie, pour mes sentiments, pour mes désirs. Chaque mot que je pose est une petite autopsie de mon esprit, une façon de comprendre ce que je suis vraiment. C’est mon journal intime, un lieu où je me regarde sans filtre, où je peux mettre à nu mes pensées les plus brutes. C’est mon refuge et c’est aussi l’endroit où je me bouscule, où je me questionne, où je me déplie psychologiquement.
Je le partage malgré tout. Pas pour séduire, pas pour être validée, mais pour affirmer que quelque part dans ce monde il existe une fille comme moi. Une fille traversée par des paradoxes, par des excès, par des silences trop lourds et par des tempêtes qui ne préviennent jamais. Une fille qui ose sentir chaque vibration de sa vie, qui ose brûler jusqu’à s’effrayer elle même, qui ose être entière même dans le noir, même quand personne ne la voit. Une fille qui se cherche dans le chaos et qui avance avec ses questions ouvertes comme des plaies.
Vous, mes lecteurs, vous devenez les témoins de cette exploration. Vous regardez mes jours se dérouler comme un film désordonné, vous traversez mes nuits, mes désirs, mes colères, mes joies. Vous voyez sans toucher, vous entendez sans ressentir, et pourtant c’est exactement ce que je souhaite. Que mes mots vous traversent comme une expérience, qu’ils cognent quelque part en vous, qu’ils vous rappellent qu’au fond de chaque phrase il y a une conscience qui se débat, une fille qui existe, qui brûle, qui doute, qui ose penser et sentir jusqu’au bout.
Et au fond, vous faites déjà partie de tout cela. Je viens juste de l’écrire dans mon journal intime. Au début je le faisais pour dire que oui j’existe, mais maintenant vos noms, vos pseudos, je les ai notés dedans. Vous faites partie de mon journal.