Attente
Si tu souffrance un jour, un jour de désespoir
Pent te faire oublier ton sacré amour prope
Si l’horizon de ton futur se teint en noir
Si tu découvres la medisance et l’opprobe
Si, comme j’ai pleuré, tu pleures dans la nuit
Si tu te sens perdue, si tu te sens trop lasse
Si tu conais pire que la douleur, l’ennui
L’ennui qui s’insinue et lentement vous glace
Si ton nouvel amour, si ton nouvel amant.
Comme tu m’as quitté à ton tour t’abandonne
Si tu connais ainsi les excessifs tournents
De ceux que l’on délaisse et qui pourtant pardonnent
Si tu es trop seule, si tu te sens moins forte
Viens chez moi, je t’en prie, refais done le chemin
Vois-tu, je t’attendrai, debout devant ma porte
Et quand tu seras là, on ne se dira rien.
On ne pleura pas. Je te prendrai la main
Et nous regarderons dans les brumes d’automne
Se lever le soleil, doux, comme im oeillet jaune
Jean Paul Sermonte










