Tanrı bize değiştiremeyeceğimiz şeyleri kabul etme dinginliğini, değiştirebileceklerimizi değiştirme cesaretini ve bu ayrımı görebilme bilgeliğini bağışlasın.
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Tanrı bize değiştiremeyeceğimiz şeyleri kabul etme dinginliğini, değiştirebileceklerimizi değiştirme cesaretini ve bu ayrımı görebilme bilgeliğini bağışlasın.
Jon Elster
Rencontre avec Jon Elster : « Pour réussir, il ne faut pas se fier à sa seule volonté » • Nous prenons souvent des bonnes résolutions que nous ne tenons pas. Pourquoi est-il si difficile de mettre en accord notre raison et nos désirs, nos décisions et nos passions ? JON ELSTER : Lorsqu’on décide par ex. à la rentrée de manger moins, d’épargner plus, de faire davantage d’exercice, ou de rentrer plus tôt du travail, il est intéressant de s’interroger sur les subversions de ces résolutions et de mettre en place des techniques pour les combattre. D’une manière générale, il ne faut pas se fier à sa seule volonté, mais si possible, changer son environnement. Les contraintes physiques sont plus efficaces que les résolutions mentales. L’idée est de mettre en place un changement afin de rendre le comportement indésirable difficile à mettre en œuvre, même si plus tard, on aimerait le choisir. On peut prendre l’exemple d’Ulysse qui s’attachait au mât de son bateau pour ne pas se laisser attirer par le chant des sirènes. Dans le cas d’un père qui prend la résolution de quitter plus tôt son travail pour profiter davantage de sa famille, la contrainte physique n’est pas applicable. Il devra agir sur l’environnement, par ex. sur les autres, en annonçant à ses collègues qu’il partira plus tôt de sorte qu’ils aillent sourciller s’ils voient qu’il ne le fait pas. Lorsque le général de Gaulle a voulu arrêter de fumer, c’est ainsi qu’il a procédé : il a averti sa famille et son état-major. • Il est donc utile de ne pas garder secrète sa bonne résolution ? J. E. : Si nous informons les autres de notre décision, ils vont constater notre échec et l’anticipation de leurs critiques va nous aider à nous y tenir. En anglais, on parle de la notion de precommitment qui peut se traduire par le terme d’« engagement préalable », qui est l’acte de se lier soi-même en s’exposant, par ex., à une contrainte sociale. Pour cette même raison, lorsque c’est possible, il vaut mieux ne pas prendre seul ses grandes décisions : ceux qui veulent faire du jogging découvrent qu’à deux ils tiennent plus facilement leur résolution, car ils se sont engagés auprès d’une autre personne qui va les critiquer s’ils ne sont pas au rendez-vous. Outre les contraintes physiques et sociales, on peut aussi mettre en œuvre des contraintes techniques. Par exemple si votre résolution de rentrée est de passer plus de temps à jouer avec vos enfants, comme vous l’avez fait durant les vacances, il est possible de mettre en place des systèmes qui verrouillent l’accès à Internet durant plusieurs heures et d’éviter ainsi la tentation de l’ordinateur. • Pour tenir une résolution, n’est-il pas nécessaire d’appliquer la célèbre formule de Socrate « Connais-toi toi-même », en identifiant ses forces et ses faiblesses ? J. E. : Je suis d’accord, la connaissance de soi est une condition de prise de résolution réaliste, mais elle risque aussi d’avoir l’effet contraire : on ne veut pas faire un régime ou arrêter de fumer, car on se dit qu’on n’y arrivera pas. Penser « je suis incapable » est une idée sartrienne. Ce déterminisme n’est jamais vrai et peut être un prétexte pour ne pas prendre des résolutions. La philosophie ne donne pas de pistes pour réconcilier nos décisions et nos désirs. Cependant, on sait qu’il est important d’avoir un bon régime d’exceptions à la règle et ne pas être trop rigide. Pour autant, on ne peut pas considérer chaque jour comme une exception. On raconte une histoire à propos du philosophe allemand Emmanuel Kant. Il avait résolu de ne fumer qu’un seul cigare par jour après le petit déjeuner, mais au fil des années, ce cigare est devenu de plus en plus long… • Dans votre ouvrage Agir contre soi, la faiblesse de volonté, vous soulignez que malgré ses bonnes résolutions, l’homme n’agit pas forcément au mieux pour lui. J. E. : Il est peut-être plus facile qu’on ne le croit d’agir contre soi, sans le savoir et sans le vouloir. Il peut arriver aussi que l’on se dise, comme Médée dans Ovide : « Je vois le meilleur, je l’approuve, et je fais le mal » ou bien, comme saint Paul, « le bien que je veux, je ne le fais pas, et le mal que je ne veux pas, je le fais ». Ce type de paradoxe, connu sous le nom d’acrasie ou de faiblesse de la volonté, pose la question de la racine du mal ou de la faute et de la capacité à agir, délibérément et volontairement contre soi. La Croix - Recueilli par Marie Auffret-Pericone, le 06/09/2011
. Yánis Varoufákis, Jon Elster. Grèce, faites vos jeux… Rien ne va plus ? Face à la crise de la dette, Athènes et l’Europe balancent entre deux options, la coopération ou la défection. Cette alternative est aussi au cœur de la théorie des jeux, spécialité de Yánis Varoufákis, ministre grec des Finances. Il a accepté de converser avec le philosophe Jon Elster, qu’il lit et admire depuis longtemps. Au-delà de la raison économique, ils mesurent ensemble le poids des émotions et de l’Histoire. Article paru dans la rubrique Dialogues du n°89 de Philosophie Magazine (version web).
Complejidades de lo social y simplificaciones
En nuestro océano de opiniones, me encontré con aquella que reza que todo es complicado porque unos agentes con avieso propósito han obrado así, una explicación conspiratoria de libro. Y que si se hicieran las cosas de otra forma, todo sería sencillo y cristalino para nosotros.
¿Ejemplos? comunerodecastilla (Menéame.net):
Existen problemas complejos por la avaricia de unos pocos [#]
Él mismo la…
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Jon Elster and Robert Nozick on the economics of Karl Marx
Jon Elster and Robert Nozick on the economics of Karl Marx
Popper held that Marxism had been initially scientific: Karl Marx postulated a theory which was genuinely predictive.
When these predictions were not in fact borne out, the theory was saved from falsification by adding ad hoc hypotheses to explain away inconvenient facts. By this, a theory which was genuinely scientific became pseudo-scientific dogma.
Popper criticizes theorists like Marx who…
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Why I am not reviewing Thomas Piketty’s Capital in the Twenty-First Century
Why I am not reviewing Thomas Piketty’s Capital in the Twenty-First Century
It’s 700 pages long and goes on about Marx.
Some people were watching the other channel when the Berlin Wall fell.
My 1 o’clock lecture at ANU in 1990 was next to a room rented out ironically from 12 to 1 to the Campus Trots and then to the Campus Christians for an hour of prayer to another saviour.
The only Marxist I bother with is Jon Elster. He is a leading proponent of Analytical Marxismand…
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Do the capitalists exploit the workers?
Do the capitalists exploit the workers?
Capitalists do not exploit the workers. Workers exploit capitalists who start businesses that fail. Workers are paid more than they add in labour value to these failed start-ups.
A self-employed farmer scraping a living with the help of a part-time worker is exploiting that worker while an IT worker on a salary of $200,000 a year is a downtrodden and exploited member of the proletariat!
Elite…
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"Kişinin kendi ruhunun efendisi olabileceği fikrinde kibir yatar"