Groupe de travail GOUVERNANCE
La crise sanitaire a révélé les vulnérabilités de toutes les régions du monde, alors que les menaces écologiques, financières et géopolitiques grandissantes mettent sérieusement en cause le marché libre mondialisé et le capitalisme financiarisé. Il y avait un Avant qui appelle un Après. Les institutions de la Nouvelle Calédonie, issues des accords de Matignon-Noumea correspondent à une forme de décentralisation des pouvoirs et de partage des souverainetés qui donnent des outils pour adopter une politique économique et sociale plus résiliente, écologique et prospère dans une économie naturellement confinée. Les modes de vie autochtones proches de la Nature, comme les économies informelles, sociales et solidaires, ainsi que les démonstrations de modes de vie plus écologiques, frugales ou sobres convergent comme une alternative à la dépendance aux importations du reste du monde.
Faire de la Nouvelle-Calédonie un pays insulaire capable d’assurer une autonomie « stratégique » d’approvisionnement des habitants, tout en valorisant son positionnement dans la mondialisation.
-Marquer les politiques publiques et de régulations de « valeurs » calédoniennes ou océaniennes, multi-communautaires qui doivent imprimer aussi l’organisation de l’éducation, de l’alimentation et de la santé, la gestion des risques et des adaptations au changement climatique
-Résoudre la question des inégalités et de l’accès des communautés d’habitants aux moyens et richesses d’un pays qui bénéficie d’un haut niveau de PIB/habitant capable de financer la santé, l’éducation et la sécurité
-Mieux gérer l’information et les compétences pour gouverner (Gouvernement stratège) pour réduire les dépendances financières, donner une efficacité aux politiques publiques et continuer à adapter la gouvernance aux réalités sociales du pays,
-Saisir l’opportunité des transitions écologique, énergétique et économiques pour donner aux politiques publiques la cohérence d’un nouveau modèle économique et social basé sur la consommation responsable et sur la distribution de valeur ajoutée taxée…
Profiter du renouvellement du Schéma d’Aménagement et de Développement pour construire des scénarios de développement et une stratégie de pays,
Doter le gouvernement de cellules de veille économique et stratégique qui intègrerait les développements les plus récents des modèles d’économie écologique, sociale et solidaire,
Améliorer l’administration de projets stratégiques transverses (transitions écologique et énergétique, adaptation au changement climatique, protection et valorisation des patrimoines naturels endémiques, gestion des ressources naturelles) dans le gouvernement collégial ou dans le groupe de travail des présidents exécutifs qui a su gérer la crise sanitaire
Améliorer le plein transfert ou le partage des souverainetés avec l’Etat pour donner sa cohérence aux politiques industrielles et de transformation, foncières, de développement économique et financier et de la diplomatie économique,
Établir une stratégie de domestication de segments d’activités à haute valeur ajoutée hors-couts pour de l’emploi non-exposé (aux délocalisations), d’internationalisation des entreprises résidentes avec rapatriement des bénéfices, de financement par l’investissement pour la valorisation des ressources et des savoir-faire, de barrières douanières orientées par l’écoconception des produits, process et services.
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