Personnellement, je ne vois à ça que deux sorties: une réaliste, et une utopique. La sortie réaliste, c'est que la succession des crises (économiques, écologiques et sociétales) que cet enfermement cause finira assez vite par mettre à bas toute la civilisation, ne laissant que des ruines sur lesquelles on pourra - ou pas - reconstruire ce qu'on pourra, en n'oubliant jamais pourquoi l'humanité s'est plantée. Longtemps, j'ai répété que tout ce que j'entreprenais n'avait pour but que de créer les conditions de cette reconstruction. La sortie utopique, c'est que le peuple trouve les moyens de casser sa prison sans détruire les infrastructures sur lesquelles est basée sa survie. Ça peut passer par une rupture technologique (invention d'une source d'énergie illimitée et sans danger par exemple, ou même la "singularité" à laquelle croient certains), ou par une prise de pouvoir réellement démocratique (qui suppose la mise à bas de toute structure « représentative »). On peut imaginer qu'Internet, parce qu'il tend à faire disparaître les intermédiaires dans tous les domaines, pourra rapidement permettre des prises de décision à l'échelle d'un pays qui se passeront de l'intermédiaire "politique". Mais ça supposerait déjà que les gens comprennent qu'ils n'ont plus besoin d'un guide et, rien que ça, c'est vraiment très, très utopique. Pour autant, certaines des pistes dont j'entends parler dans ce domaine commencent à me sembler sinon crédibles, au moins fonctionnelles. Et c'est nouveau.













