Après écoute de Septante minute avec Alice Coffin, je ne peux que le recommander à tout le monde.
Je n'avais pas encore tant écouté Alice Coffin développer sa pensée que ça et franchement j'aurais dû plus tôt.
Je vais un peu spoiler ce qui s'y dit et parler perso après.
La partie sur les médias est super interessante surtout le moment où elle developpe comment des candidatures politiques telles que celles de Sandrine Rousseau (bon sang j'avais tellement d'espoir) permettent de renouveller le récit médiatique.
Le fait que nos voix/récits sont importants et que parler d'un sujet en étant concerné-e et en le revendicant permet aussi d'analyser nos pratique et de présenter une autre version que la norme blanche-cis-maculine-heterocentrée. Le fait de prendre soin de celleux qu'on expose et de ne pas les livrer seul-es dans l'arène médiatique. La mise en garde face aux éléments de communication et le fait que beaucoup de journalistes soit désarmé-es face à ça.
Vers la fin (20-30 dernières minutes) elle aborde les notions de lesbianisme politique, sexualité et rapport au genre.
Le fait qu'être lesbienne ce n'est pas (que?) avoir du desir pour les femmes/ne pas en avoir pour les hommes mais surtout le fait de sortir du regard des hommes. Le fait que le couple de base dépassé la seule notion de sexualité. Le fait même que les actes sexuels soient une construction/un immaginaire (et moi dans ma tête 👩🏻🎨◻🙍🏼♀️🔥🔥🔥, fugere non possum, etc...). Le courage de s'admettre lesbienne -> le courage de faire face aux institution = beaucoup de militant.es lesbiennes dans pleins de combats. Le fait que (via Monique Wittig) comme le genre est quelquechose de construit par le regard masculin, sortir de ce regard sort les lesbiennes de la case femme. Sa volonté à elle de se réapproprier la case femme pour defendre et aider nos soeurs tout en parlant de la fragilité des codes de genre (cf. Le mégenrage auxquel on fait souvent face dès qu'on change de fringue/coupe de cheveux).
Bref jai trouvé tout ça super intéressant (merci a la newsletter de lesbien raisonnable pour la découverte) surtout que ca me pose pleins de questions auxquelles j'ai absomumment pas le temps de réfléchir maintenant et que je vais consigner dans un coin en attendant. Et aussi pcq vraiment, oui il faut se battre pour les personnes qui subissent le sexisme et oui chacun-e fait ce qu'iel veut de son genre. Mais perso je ne me sens de moins en moins dans la case politique femme (et dans une case binaire en général) et jai plus du tout envie de me revendiquer femme. La sortie de la binarité et de ce regard patriarcal sur mon genre me fait grave du bien. (J'avais bien aimé le terme de transfeminisme que j'avais entendu chez Juliet Drouar)














