A sunny day in San Francisco and ready to enjoy lunch at Le Central. #sanfrancisco #lecentral #sfblogger #imhungry #frenchbistro #instafood (at Le Central)

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A sunny day in San Francisco and ready to enjoy lunch at Le Central. #sanfrancisco #lecentral #sfblogger #imhungry #frenchbistro #instafood (at Le Central)
#lecentral #brasserieparisienne #brasserie #a4 #dessin #dessindujour #dessinateur #dessinnoiretblanc #dessinart #dessinartistique #art #artistsoninstagram #artistic #artist #encre #micron https://www.instagram.com/p/CRbfc2GM22J/?utm_medium=tumblr
A #Coulon #lecentral 🍴 Repas gourmet gourmand Apéro: iris bleu🍹 : contreau mousseux curasco Entrée : foie canard à l'anguille fumée Tartare de boeuf à l'huître de pays Plat: bar meunière mousseline de brocolis et crème fenouil aneth Agneau de pays et ses légumes de saison jus concentré à l'ail noir Dessert : automne :moelleux aux marrons gelée de coings mousse vanille Boisé chocolat réglisse : crémeux réglisse mousse chocolat steusel noix glace réglisse Voilà😆😋😍 ... 🍵avec son café gourmand évidemment Et comme vin🍷 : un buzet rouge !
Tanquaray #martini at #LeCentral with a "side car". San Francisco's classic bistro. #sanfrancisco #sf #cocktails #bistro (at Le Central)
Delicious Pacific Northwest oysters at Le Central. #oysters #lecentral #sanfrancisco #sfblogger (at Le Central)
Trouville 2 minutes d’arrêt
C’est toi là-bas au loin?
Dans Trouville y’a ville, et pourtant y’a mer.
Sans doute la raison pour laquelle les parisiens ont trouvé ça digne à la base comme point de chute. A la base. Et puis rechute. Tout le monde a échoué, désormais c’est la rive conjointe des parisiens (à égalité avec l’Ile de Ré tout dépend comment tu aimes ton ciré).
Quand tu arrives, forcément tu rencontres un couple d’amis que tu pensais divorcé, la voisine avec sa flopée de mômes que tu n’aimes déjà pas à la ville, alors à Trouville…, une pote avec son amant, ton boss avec sa maîtresse, tes copines, TOUTES tes copines, leurs gamins, des chiens et quelques « accompagnateurs » (les mecs des filles) insouciants (la toute première fois) ou encore amoureux (ça fait deux mois qu’ils sont ensemble).
Le tout Paris est là. Ou en train de lécher les boutiques de luxe, de se refaire une santé au casino ou de se l’amocher au Normandy à Deauville.
C’est marrant comme une fois passé la frontière (la banlieue) puis le pont (de Deauville) tu lâches des principes pourtant accrochés comme une moule au rocher. L’air de la mer sans doute!
Tu peux passer la journée entière engoncée dans un accoutrement ridicule, te transformer au fur et à mesure (j’y viens, et pas en mieux) et tolérer. Pourtant si différente de ta tenue de la veille au soir à parader à la Belle Epoque puis au Silencio, pendant que ton mec gardait les gosses et la nounou. Mini short, perfecto, stilettos, chapeau, manucuréé, pédicuréé, brushing parfait, maquillée, épilée (au poil près) : 4 heures de préparation, 2 d’essayage, 1 de perdu 10 de retrouvé.
Lendemain, départ Trouville : valise moins de 8 kilos, des Damar, collants, bonnets, gants, élastique pour les cheveux. Hiver comme été. 12 minutes de préparation (tu as ta valise spéciale Trouville avec déjà tout dedans), 0 d’essayage. A moins que t’aies eu entre temps un rejeton supplémentaire, auquel cas tu rachètes tout avec trois tailles de plus mais donc toujours pas besoin d’essayer (tu ne vas pas perdre tes kilos de grossesse avec la sole grillée puisque tu vas compenser avec les frites des moules et la soupe de gruyère au poisson). 0 gosse ou copine perdu (sont tous autour de la sole), 3 de retrouvés (les potes d’enfance, à qui t’avais dit RV dans dix ans, qui sont là et ce, pour les mêmes raisons que toi).
Quand t’arrives tu passes à LA boutique acheter l’uniforme : bottes en caoutchouc, ciré jaune, pull marin. Pour te différencier des autres, quelques extras (-générationnels) : les bijoux de famille, le sac, le mari (s’il daigne se pointer, mais passé soixante cinq ans, il sera là. Et Dieu sait qu’il y en a).
Ensuite tu passes aux choses sérieuses.
La petite demande trois tours de poney, donc tu écrases forcément une merde sous tes Aigle et tu frottes ta Moncler contre ses poils, un mix de morve au nez + boue + pipi + caca + vomito du rejeton qui voulait faire un bisou à sa soeur avant qu’elle monte sur la bête, aussi têtue qu’un bourricot et donc aussi prompte à se laver.
Jusqu’à ce que tu perdes patience et que tu hurles dans le téléphone à ton mec (qui est resté à Paris « Chérie, amuse-toi, vous serez tellement biens entre filles »), quand il t’annonce qu’il ne vous rejoindra pas comme prévu car il a match (oui, de foot, oui devant la télé, oui avec dix potes, oui qui boivent de la bière, oui qui fument des joints). Qu’en dernier recours, tu lui balances un « Non mais redescends de ton poney! », tellement fort que toutes les mamans et les animatrices du club te matent de traviole et que ta gamine se met à pleurer, car elle (comme son père) n’a pas du tout envie de redescendre de son poney (sa seule activité de la journée).
Premier étape : tu as de la merde sur tes bottes et tu pues le bouc.
Ensuite tu pars marcher sur la plage : le grand est dans l’eau avec sa planche et ses potes, le chien est avec les 100 autres, le petit post-poney dort dans la poussette, et la petite dernière … s’ennuie. Donc tu te penches en avant avec ce qu’il te reste d’espoir de te relever un jour et tu creuses. Ton désespoir, tes bijoux de famille, ton 8ème château de sable (de la journée).
Quand t’as la tête baissée, t’avais pas vu (avec les marées, même une voyante peut pas se mouiller) y’a un énorme nuage qui crache une pluie qui comblerait une année de sécheresse sub-saharienne et un vent à déterrer le parasol s’y en avait. Une chose prévisible, en 5 minutes, tout le monte est trempé.
Tu hurles à toute la clique « Galatée » !!! Sauf que tous ont eu la même idée, le seul resto de plage. Tu cours, tu te vautres dans le sable mouillé, tes gamins te refilent pelle râteau planche cirés cerf volant bonnets gants; tu te rues sous la toile du resto, elle aussi cirée. Et là : 396 personnes pour 60 places assises. Tu attends. Tu te tends comme un pet sur une toile cirée.
Etape 2 : Tes cheveux sont comme des queues de rat mêlées à l’odeur de bouc, on te prendrait presque pour le poney.
Tu tentes d’allumer une clope, ton briquet tombe, s’enfouit dans le sable presque mouvant, tu demandes à ton voisin qui est de dos il se retourne, le mec est canon. Tu scannes les alentours, OUI la blonde au brushing parfait qui vient de débarquer de Deauville (où il ne pleut pas, elle a mis le budget) lui dit « je reviens je vais faire pipi » avec son air de greluche et l’âge de ton fils. Le mec t’allume (la clope hein) mais ne te calcule pas d’un iota.
Après les moules indigestes et hors de prix, deux alternatives : hôtel/ maison, sieste pour tout le monde. Ou pour bien tuer les mioches jusqu’au lendemain : piscine. Ensuite hôtel/ maison, sieste pour tout le monde.
Tu te laves, tu te rhabilles. Tu retrouves un court moment de dignité avant de ressombrer quatre étages plus bas. L’apéro, on l’a dit, on l’a vécu, on le refera même si on sait que ça aide pas : tu finis bourrée.
Ensuite direction le resto, le Central, parce que c'est central. Parce qu’ils sont tous là. Serrés comme des sardines, affamés de viande (l’eau de pluie, ça creuse) mais à se partager un plateau de fruits de mer.
Il est 21h tu as terminé (le deuxième service c’est pour les couples première-fois et les seniors qu’ont été se faire tripoter aux Cures Marines toute la journée). Tu vas te coucher.
Le lendemain, un jour sans fin. Weekend prolongé, tu fais ça quatre jours d’affilé. A la fin t’as même plus la force d’écouter les mouettes, de voir la mer une dernière fois (marée basse, elle est à 12 kilomètres), de te trimballer ton uniforme jusqu’à la gare, pas grave tu rachèteras tout ça la prochaine fois, et les mouettes seront toujours là.
Tu rentres, avec 2h de retard de TER (Train En Retard), tu es vidée. Les binouzes sont restées sur la table basse. Pas la force de râler. Les gosses sont couchés. Tu t’allonges deux minutes sur le canapé, tu es au paradis. Ton mec fait style tu lui as tellement manqué. Il s’approche. Tu sais que tu vas y passer. Tu ne vois plus qu’une chose à faire : l’étoile de MER. Finalement tu te dis que Trouville, c’est le pied.
Et comme disait Belmondo, un habitué des planches, dans A bout de Souffle « Si vous n’aimez pas la mer, (…) si vous n’aimez pas la ville… Allez vous faire foutre! »
Alors tu reprends ton souffle et tu réserves pour le prochain weekend prolongé.
Il est tout beau mon pays d'origine ! #MonsEtTournai #EnModeTouriste #Belgique 🇧🇪 #PépouseEnTerrasseATournai #LeCentral (à Central Tournai)