#3
Dimanche était enfin là. Elle allait pouvoir enfiler la robe qu’elle gardait précieusement. Georges viendrait la chercher, et ils arriveraient bras dessus, bras dessous, au bal. Il n’y avait rien au monde qu’elle aimait plus que ce moment où les premières notes s’égrenaient et où Georges, un sourire au coin des lèvres, lui murmurait: “prête à les éblouir ma blonde?”. Alors il la faisait tournoyer, et elle oubliait tout tant elle s’amusait, les amis laissés à Nantes, la solitude, les regards inquisiteurs des clients du café, les remontrances de la patronne qui la malmenait tant. Oui, quand elle dansait, son coeur était un violon.












