Pas facile de lire les nouvelles ! 🐕 📰 😅
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👋 Bel après-midi
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Voici la Carte (Today's Menu)
Hungry Burger vs Gunkan Suship Ikura
If someone out there can use this art to make a custom Yu-Gi-Oh! card, please @ me. I would love to see what effects it has.
Some practice of drawing/painting Gunkan Suship.
Hocus Pocus Story
Une petite histoire écrite en cours que jaime bien
Inspiré de la musique Hocus Pocus de Focus
Le moteur ronronne discrètement dans le parking. La nuit obscurcit déjà sa vision mais le conducteur rabaisse ses lunettes de soleil sur son nez. Il fixe au travers de ses verres l’entrée, impatient et pourtant imperturbable.
D’ordinaire habitués à tournoyer sur elle-même dans un ballet rituel bien connu de vieillards et de veuves la pénétrant dans un sens comme dans l’autre, c’est au travers de ses panneaux de verre que passèrent les clientes du jour. Le fracas du verre de la porte se fit suivre immédiatement par les cris d'une femme lourdement armée à ses deux acolytes. Elle les invita à se baisser afin d’éviter une coupe d’un peu trop près à coup de rafale de celles qu’elle appelait dans l’intimité les découpeuses à poulet.
Son pied s’enfonça sur la pédale comme s’il eût voulu arracher la voiture à l’immobilité du monde. Les chevaux mécaniques passèrent du doux ronron aux hurlements de leur puissance s’élançant vers ses complices. Ils se mêlèrent bientôt à l’assourdissante pluie de balles que déversait sur la sécurité une maigrichonne, ou plus précisément les kalashnikov qu’elle tenait dans chaque main.
Se réfugiant derrière des machines à sous, habitués à recevoir de l’argent et qui découvraient pour la première fois le gout du plomb, les agents de sécurité du casino hurlaient au travers de grosses radios. Celle de la voiture vibrait au son d’un yodel accompagnant l’embarquement des trois cambrioleuses à bord. Le conducteur remit au galop ses pistons rugissant et le cabriolet s’élança sans effort. À l’arrière de la voiture, les deux plus jeunes exultaient de joie. Ballottées de droite à gauche, elles ne regardaient pas autour. Plongeant leur main dans les liasses de billets entassées dans leurs sacs de sport, elles eurent à peine le temps de reprendre leur souffle que l’une poussa son dernier.
Le commissaire de la police municipale de Montreux raccrocha sa radio, il venait de faire fermer toutes les rues menant au boulevard devant le casino. Il observait depuis sa barricade le cabriolet zigzaguer entre les voitures prises au piège de l’étau de l’État qui se refermait sur ses contrevenants à contresens. Au bout de la rue, les motos les poursuivaient et les rabattaient inexorablement vers le pont où il se situai. Barricader avec des crève-pneus, des camions et des forces de l’ordre en force prêtes à ramener l’ordre. Le canon braqué sur les fuyards fonçant sur lui, il hurla au mégaphone. La voiture fonça comme un taureau enragé, l’officier ordonna à ses matadors de tirer.
Elle s’enfonça dans son siège au son des balles fusant sur la carrosserie de leur fusée lancée sur la voie carrossable montreusienne. Ce furent les cris à l’arrière qui la sortirent de sa cachette. Elle vit avec horreur le sang couler de la chair de sa chair. En furie, elle se hissa debout sur son siège, une arme dans chaque main. Ses canons pleuraient son enfant avec leurs larmes de plomb assénées vers ceux qui déversaient sur eux la loi en quantité létale. Elle traversa les balles presque comme par miracle pendant un temps puis fut sanctifiée, un baptême de plomb ouvrant son front au sein esprit de la légalité, crucifiant la mère, les mains clouées à ses canons endeuillés.
Les pneus vinrent s'empaler sur les herses qui les attendaient, les tonnes d’acier lancées à vive allure vrillèrent quand les pneus éclatèrent. Le cabriolet cabra en arrière, le propulsant au fond du lac en contrebas. Se retournant en vol, le cercueil de métal plaça ses derniers occupants entre lui et l’eau. Scratch, Plouf. Fin
Voilaaaaa pour une fois pas du pregnant sonic
Bisous
Le loup
Texte rédigé en 2018
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Le loup regardait Maxime.
Est-ce que c’était vraiment un loup ? Est-ce que la bête pouvait être qualifiée de loup ? Maxime ne le savait pas.
Il n’avait jamais vu de loups. Il avait vu des dessins, bien sûr, mais il n’avait jamais vu de loups. C’était la première fois qu’il voyait un animal tout cours à vrai dire. Les animaux n’entraient pas dans le bloc 48 et c’était la première fois que Maxime allait à l’extérieur. Alors que peut être que l’animal n’était pas un loup. Il était plus grand que ce que Maxime imaginait du loup, avait les oreilles et la queue plus longue que ce qu’il avait vu dans les livres d’image. Mais, alors qu’il regardait autour de lui, Maxime se rendait compte que lui et ses compagnons ne ressemblaient pas à des humains typiques non plus avec leurs combinaisons et leurs masques à gaz, armes à feu dans le dos, machettes à la main.
the proper name for mitsurugi nouvelles
J’ai lu le dernier recueil de neuf nouvelles de Lauren Groff. J’ai adoré.
Décidément, j’aime tout ce qu’elle écrit. Et ses nouvelles sont vraiment des joyaux. Je me souviens du recueil Floride qui m’avait beaucoup impressionnée, et même de Fugues. Et j’aime de plus en plus le genre des nouvelles… sans doute grâce à ma découverte de Flannery O’Connor.
D’ailleurs, j’ai pensé une ou deux fois à la grande Flannery en lisant certaines des nouvelles cette fois ; pour Sunland et aussi avec le personnage d’Aura, dans De si petites îles. J’imagine qu’il y’a un article quelque part où quelqu’un s’intéresse aux connexions entre ces deux écrivaines… est-ce que Lauren Groff appartient au Southern Gothic ? (Niveau géographique, je ne sais pas trop, elle parle souvent de Floride, mais je ne suis pas sûre que ce soit ce sud-là qui concerne ce sous-genre…) il y a pourtant quelque chose de solennel dans son écriture, malgré sa grande modernité, parfois, dans la description de la nature, vivante et bruissante, on sent quelque chose d’éternel, comme chez Flannery ou Faulkner. Et il y a parfois du grotesque… si on songe à Chip dans Un, deux trois, soleil… c’est la nouvelle la plus longue et elle est bouleversante. Un vrai mini roman, une histoire qui transperce le cœur, et qui va rester dans la mémoire.
J’ai du mal à faire émerger un thème commun à toutes ces nouvelles. Je me demande ce qui les lie, de manière sous-jacente, et qui commande ce titre : Brawlers / La bagarre. Oui, des femmes qui font un bras de fer avec la vie, ok, ok. Souvent des femmes « forces de la nature », grandes, costaudes, un peu gauches parfois (Lauren Groff est elle-même extrêmement sportive et athlétique, NB). Des têtes dures. Qui ont leurs secrets, leurs idées. Et qui bifurquent sans prévenir. Elles font des fugues en quelque sorte, par rapport à ce qu’on attendait d’elles. Elles tentent de sauver leur peau. Les hommes ne sont pas inintéressants… mais souvent nuls ou déficients… ou à côté de la plaque ou violents, ce qui va souvent de pair.
Mais au-delà des histoires, des situations, c’est l’écriture qui me prend à la gorge, avec délice. Dès la première phrase, j’y suis, je me passionne pour ces personnages. Lauren Groff a le don de raconter d’une façon qui nous captive, parce que c’est beau, bizarre, et vrai. On en a quelque chose à faire. Je ne sais pas comment le dire autrement. Comme avec Flannery. Et cet art, difficile dans la nouvelle, de faire passer les jours et les mois en accéléré, de jouer avec le temps de la narration… parfaitement maîtrisé, qui donne soudain une ampleur inattendue à un récit.
Non vraiment, c’est incroyable ce qu’elle a fait avec ces nouvelles et ces personnages. Je suis contrariée d’avoir terminé, donc je pense que je vais relire Floride immédiatement.