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IL Y A 107 ANS | Mort du poète Guillaume Apollinaire ➽ http://bit.ly/Guillaume-Apollinaire Le 9 novembre 1918, un feu d’intelligence et de grâce vacille. Poète incandescent jusque dans la conversation, curieux du monde entier, d’une sincérité ondoyante et d’un lyrisme naturel, Guillaume Apollinaire sut allier l’audace moderne aux vieilles sources françaises. Érudit, sensuel, joueur, il faisait chanter les mots simples comme d’autres font luire les métaux rares. Toujours neuf, toujours jeune, il demeure ce magicien candide qui, du banal, savait tirer l’émerveillement
Tennesse Williams - We have not long to love
Ô toi qui voit mes lettres, ne me demande pas qui je suis Je suis celle qui lit l'amour dans tous les yeux Celle qui écrit sur les désirs ardents des amants Celle qui voit l'amour comme une folie ou une nécessité d'être Celle qui respire l'union et fond de nostalgie Je suis celle qui, , si elle aime, donne sans condition ni attente.
Michel Bochner
Envoyer de l'amour au monde, une lettre à la fois. Écrire des lettres d'amour a quelque chose de profondément romantique : le lent dénouement des émotions, le poids de l'encre sur le papier, le voyage des mots de l'expéditeur au destinataire.
À une époque où les messages instantanés s'évanouissent comme des murmures au vent, cette boîte aux lettres jaune se dresse comme un vestige de patience, de désir, de tendresse manuscrite.
Les-portes-du-sud
Mimi,
Longtemps, j’ai demandé à mon étoile, à la vie de m’offrir ou m’envoyer la personne, celle qui correspondrait en tout point à ce que j’attendais depuis toujours. Pas celle qui masque une carence ou comble un vide, mais celle qui enrichie de par sa si singulière complémentarité, celle qui donnerait un sens à ce mot dont tant rêvent, celle qui ferait résonner et vibrer le terme amour.
Pas la personne parfaite, pas celle sortie tout droit d’un roman à l’eau de roses, mais cette personne parfaite pour moi, cette personne grâce à qui les mots synergie ou fusion prendraient tout leur sens, l’évidence tout simplement.
Quelqu’un qui me comprendrait, que je saurais.. nous saurions nous lire, nous saurions nous savoir.
Quelqu’un d’entier et singulier, quelqu’un de beau à l’intérieur, qui saurait où il va et pourquoi, ce qu’il veut, qui saurait qui il est et n’aurait besoin de rien de plus, qui ne serait pas en perpétuelle recherche d’ailleurs.
Quelqu’un qui serait bien où il est et avec qui il est.
Quelqu’un qui serait là où je suis moi-même parvenue.
Et, je ne m’y attendais plus, je pensais que cette quête était vaine, que cette personne n’était que fantasme, tout à fait issue de ma débordante imagination, un mirage de l’âme, une parfaite illusion créée de toute pièce et façonnée depuis si longtemps par mon esprit, mes rêves inavoués et mes envies.
Je ne désespérais pas, au contraire, j’étais heureuse, entière et apaisée, bien que m’étant fait une raison, j’étais totalement épanouie de et dans ma vie.
Puis, par une fin d’après-midi de novembre, pas par la plus jolie des manières, non, mais qui a néanmoins été rendue poétique et quasi onirique, je t’ai trouvé, nous nous sommes trouvés et sus. Au milieu de cet océan, de ces méandres que peuvent être ces sites, tu a surgi avec fracas, et comme un phare et une corne de brume rappellent à eux les navires dans l’obscurité abyssale et titanesque de ces étendues d’un bleu sombre, j’ai été happée et ramenée vers le rivage de cette sublime personne que tu es.
Immédiatement, je ne t’ai pas aimé, non, mais instantanément j’ai sentie une connexion, une profonde et à la fois légère sérénité, et un sentiment de total apaisement et de plénitude.
Comme un retour à la maison un soir d’hiver orageux, comme passer la porte et sentir la chaleur enveloppante et rassurante d’un feu de cheminée crépitant et claquant, une enivrante quiétude, c’est donc cela la béatitude..
Peu de temps aura été nécessaire pour que tu viennes prendre place et te lover dans mon coeur, et bien que le bonheur et ses délices puissent se faire attendre parfois, il savent juste quand nous sommes prêts à les accueillir, les cultiver et les préserver.
Tu n’es que volupté et je serai éternellement reconnaissante à la vie d’avoir permis à nos chemins de se croiser, de se télescoper afin d’ensemble s’éterniser.
Mon mimi je t’aime tant
M.2024