BUENAVENTURA a Théodore de Banville
La frente gacha, turbios los ojos, así acostada, ¿qué es lo que esperas?
Respinga el pecho, llanto y espasmos, fiero matojo, pelos de loca,
sobre tus ancas tremor de cisne: son las señales bastante obvias.
Están tus carnes en frenesí. Tu alma se escapa, enajenada.
Venga quien venga misma cadena harán tus brazos, sin más distingos.
Odio la duda, y mi soberbia te quiere toda, ánima y carne.
Soy yo (¡y no otro!) el que te abraza y se revuelca contra tus pechos.
Mira, pantera, tu domador o te atraganto la languidez.
Ata y encincha ése tu genio, o te estrangulo sobre tu lecho.
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BONNE FORTUNE À Théodore de Banville
Tête penchée, Œil battu, Ainsi couchée Qu’attends-tu ?
Sein qui tressaille, Pleurs nerveux, Fauve broussaille De cheveux,
Frissons de cygnes Sur tes flancs, Voilà des signes Trop parlants.
Tu n’es que folle De ton corps. Ton âme vole Au dehors.
Qu’un autre vienne, Tu feras La même chaîne De tes bras.
Je hais le doute, Et, plus fier, Je te veux toute, Âme et chair.
C’est moi (pas l’autre !) Qui t’étreins Et qui me vautre Sur tes seins.
Connais, panthère, Ton vainqueur
Ou je fais taire Ta langueur.
Attache et sangle Ton esprit, Ou je t’étrangle Dans ton lit.
Charles Cros
di-versión©ochoislas











