L’immersion comme processus
Le processus de création de Jon Rafman est donc basé sur l’immersion, que ce soit dans l’avant, le pendant ou l’après. Le terme d’immersion cristallise d’ailleurs en lui toutes les ambivalences. L’inspiration de l’artiste prend sa source dans les communautés immergées dans le monde numérique – première immersion. Il se plonge à son tour dans cet espace pour collecter sa matière première – seconde immersion. Ses œuvres, postées en ligne, sont facilement accessibles et fascinent – troisième immersion. Les installations qu’il développe au sein du lieu d’exposition pour présenter ses travaux sont qualifiées par lui-même d’immersives – immersion encore. La liste n’est sans doute pas exhaustive et je fais certainement des impasses. Je précise que lorsque je parle de communautés immergées, je l’entends ici dans un sens très large, incluant entre autres tout utilisateur, moi comprise, qui ne cache pas son excitation à aller arpenter son quartier via Google Street View.













