Every now and then I crave an escape from the crowded city streets and I let myself get lost in the narrow, hidden alleyways. I love wandering through unfamiliar places until I stumble upon a cozy, quiet cafe, where I can sit with a warm cup of coffee and maybe a little dessert. ☕🍰
In these tucked -away spots I can pause from the daily routine, savore the peaceful atmospher and let my thoughts drift.
It's a little gift to myself a moment to recharge, daydream and remember the beauty of slowing down and enjoing the simple things.
comment aimer les livres et la planète ? - partie 1 : achat et lecture
⏱️ 3 min
1) l'impact de la fabrication du livre sur la planète
Pour mesurer l’impact du livre sur l’environnement on peut faire une Analyse du Cycle de Vie (ACV) du livre, de l’extraction des ressources au recyclage (l’analyse de l’empreinte carbone est moins intéressante car unidimensionnelle). Dans cet article je me base sur la seule ACV du livre en France, réalisée par les éditions Terre Vivante sur « 1 tirage de 5000 exemplaires d'un livre de 310 g broché cousu de 160 pages en format 15x21 cm sur papier couché de 115 g/m2 PEFC »
a) papier
Plus de 70 % des impacts du livre sur l'environnement sont dus à la fabrication du papier. Il faut 2 à 3 tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier classique [1] Selon la Commission européenne, l'industrie du papier est la deuxième plus consommatrice d’eau douce. Elle serait avec l’imprimerie à l'origine de plus d’1 % des émissions globales de gaz à effet de serre. 70% du CO2 produit lors de la fabrication d’un livre vient de la fabrication du papier [2]. La production d’un seul livre émet environ 4 kilos de gaz à effet de serre. [3]
Elle utilise aussi des produits chimiques qui peuvent être toxiques et génère des déchets qui seront incinérés. Avant, on utilisait des gaz chlorés très polluants pour blanchir le papier mais aujourd’hui on peut le remplacer par un mélange de bioxyde de chlore avec du péroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) ou par du péroxyde d'hydrogène avec de l'ozone.
Le remplacement des forêts anciennes par des monocultures d'eucalyptus engendre une perte de biodiversité et l'érosion des sols.
La fabrication de papier génère également des déchets (effluents issus du lessiveur) qui seront incinérés.
b) papier recyclé
La fabrication de papier recyclé est plus économe en eau et en énergie que la fabrication de papier à partir de bois car il est plus facile de faire de la pâte à papier à partir du papier qu'à partir du bois, la phase d'élimination de la lignine n'étant pas nécessaire. D'après Ecofolio, l'éco-organisme chargé du traitement des papiers, « la production de papier recyclé, par rapport à celle de papier non recyclé, consomme jusqu'à trois fois moins d'énergie, trois fois moins d'eau ».
Attention, les fibres ne se recyclent pas à l’infini, au bout d’environ cinq fois les fibres sont trop courtes (puisque redécoupés à chaque fois) et doivent être remplacées par des fibres de bois.
c) livre numérique
Le livre numérique ne représente aujourd’hui que 8,2% du marché. (2017).
Jean-François Ménard, analyste principal au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) a réalisé une analyse comparée du cycle de vie d’un livre papier et d’un livre numérique et estime que l’empreinte environnementale du livre numérique est environ 1/10 de celle du livre papier, calculé comme si les deux tiers des lecteurs utilisaient un iPad et le tiers restant un Kindle. [4]
D’après une étude Ifop réalisée en 2016, il faut quatre ans pour les gros lecteurs, et soixante pour les lecteurs occasionnels, pour amortir l’impact environnemental d’une liseuse électronique (pour ces derniers il est plus écolo de lire des livres papier). [5]
2) lire d’occasion et emprunter en bibliothèque/à des amis
Plus il y a de personne qui lisent un même livre, plus son impact environnemental est faible. En plus, les bibliothécaires vous veulent du bien ! Iels sont là pour vous faire passer le meilleur moment possible avec un livre et iels n’attendent qu’une demande !
Là il y a évidemment une conversation à avoir sur la rémunération des auteur-ice-s, libraires et acteur-ice-s du livre en général. Je suis personnellement d’avis que la chaîne du livre a beaucoup de problèmes et que les auteur-ice-s sont si peu rémunéré-e-s qu’il serait plus efficace pour les lecteur-ice-s de les soutenir directement, en les rémunérant directement par exemple (si l’auteur-ice a un Tipeee par exemple, même si malheureusement la plupart n’en ont pas). Mais c’est une conversation pour plus tard.
3) Solutions/conclusion
- choisir des livres imprimés sur papier recyclé (éditions Alto, Héliotrope, Mémoire d’encrier et Annika Parance, notamment impriment systématiquement sur papier recyclé),
- choisir des ouvrages imprimés avec du papier provenant d’arbres issus de forêts contrôlées (logo FSC en début ou en fin de livre, PEFC, Imprim’Vert…)
- beaucoup utiliser sa liseuse, et essayer de prolonger sa durée de vie au maximum (en la faisant réparer si elle a un problème et en s’en occupant bien)
- aller acheter le livre à pied/vélo/transports en communs et apporter son sac en tissu
- choisir un livre imprimé en France (dans votre pays de résidence)