Les Guerrières Widjaïs (Logorallye)
Texte écrit dans le cadre de l’atelier d’écriture que j’anime au collège Victor Hugo à Puiseaux (45)
Exercice : Logorallye (texte avec les mots imposés suivant : S’exprimer, câbles, suprématie, sortilèges, noire, guerrier, océan, libre, passion, recherche)
Au cœur du désert d’Analy vivait un peuple de féroces guerrières : les Widjaïs. A elles seules, elles fédéraient tous les peuples à des centaines de kilomètres à la ronde, assoyant ainsi leur suprématie. Il faut dire que les Widjaïs en imposaient de par leur apparence ; grandes, athlétiques, leur peau noire était parcourue de tatouages tribaux d’un blanc étincelant. La légende racontait que le nombre de modifications corporelles renseignaient sur la dangerosité d’une guerrière Widjaï. Leur cheffe, Enianka, en arborait de la tête aux pieds... Respectée par ses sœurs, elle n’avait bien souvent pas besoin de parler pour s’exprimer. Un simple geste, parfois un simple regard, lui suffisait pour se faire respecter. Sa simple présence, animale, féline, pouvait déclencher à elle seule un océan de cris de guerre avant une bataille cruciale.
Ces amazones du désert n’avaient pas acquis leur réputation et leur liberté sans avoir croisé le fer, cela va de soi. Elles maniaient leurs cimeterres, ces anciens sabres très appréciés des pirates, comme des déesses de la Guerre. Certains les considéraient comme des esprits immatériels, intangibles, tant leur habileté au combat, leur dextérité et leurs réflexes surhumains en faisaient des êtres à part, des créatures invoquées par quelques obscurs sortilèges. Combattre était plus qu’une passion pour elles, c’était une nécessité, un art auquel elles prenaient plaisir à s’adonner pour se libérer l’esprit. Un art noble, délicat. Comme une danse de la mort, une mort certaine pour les autres, rarissime pour elles. A travers le fracas de l’acier et le sang qu’elles versaient, elles recherchaient quelque chose que peu de personnes parvenaient à atteindre dans leur vie : un sentiment de plénitude. La sensation d’être soi, parfaitement à sa place dans ce monde chaotique en sans cesse évolution. L’impression d’être les câbles qui soutiennent le pont de l’existence : indispensables à l’humanité.













