It started one good morning, with Guew cuddling her still half-asleep son, ruffling his already messy hair, making it near impossible for him to keep cooking breakfast. That was when she decided that Jack would be it, and that he needed to tag someone else. With love and kindness, someone he cared for, and she only let go when he promised he’d do it. He was smiling as he promised, and even if the eggs were a little overcooked, no one present complained. Or if someone did, he was too busy scheming his next move to mind. It was always best to tag an unsuspecting victim, and his plan needed to be even more solid than concrete to work.
He wasn’t going to tag just anybody, but the smallest devil who had ever roamed this place.
Jack tagged Rosetta later in the morning, perhaps one hour before noon. He picked her up when she wasn’t paying attention, when she was lost in her own world, to cuddle and tickle her until she agreed to be it. He didn’t let go of her, however, not even when she cried for help, laughing more than angered. When they sat together, they started building up plans, that would crumble like castles made of cards, mostly because they were stupid. And because it was fun to create impossible, unthinkable ways to trick someone into becoming it, and especially a someone who cowered from hugs.
Lochan had not been here this morning, and had apparently been gone for the entire night. Which didn’t mean Rosetta was not ready to greet him in every way they could come up with. Some involved a hat and a disguise, others a cat or maybe five -that idea was deemed too cruel between two fits of laughter-, and a few more were meant to lure him with food.
In the end, she simply waited until he came back home -two hours late for dinner, and as they knew him, he’d refuse to eat anything before what he vaguely referred to as “the next meal”. She laced her boots in a hurry, threw a scarf around her neck, realized that she should have put on her coat before, but she wanted to catch him before he was inside. Before he had a chance to disappear in his room, or lock himself in a stubborn silence inside the art studio. She called out his name as she barely took the time to close the door behind her, and he looked up, startled.
She wrapped both her arms around his waist before he had a chance to say a word, snuggling against his warmth, and she felt his hand ruffling her hair when he asked if there was anything wrong, before apologizing for having been gone without telling anyone, and coming back so late, but also—
She cut him short by happily chirping that he was it now, and that he needed to find someone to tag. Someone he loved and cared for, of course, and Lochan wasn’t too thrilled with the idea, as he asked her who exactly had yet to be tagged. Well, had he never played tag ? Anyone and everyone could be it an infinite number of times, and it was up to him to show some kindness ! With those wise words, Rosetta freed him, and she ran back inside, leaving him standing there, puzzled.
Lochan felt like tagging someone who had already been it wasn’t very elegant, but would he have a choice ? He grimaced, and he skirted around the house, wondering if he really needed to partake in their games. The answer was: yes, probably, of course. For now, he wanted to find the old Saint-Bernard, as his only goal was to sleep away most of the afternoon, to catch back some rest and not think too much about his hunger. The dog was slouched on the back porch, almost snoring already, but he wagged his tail when Lochan sat next to him, and he placed his paw on the boy’s arm when he cuddled him.
He needed to tag someone he loved and cared about, right, and as he was drifting ever closer to sleep, he simply muttered to the Saint Bernard,
aujourd'hui mes frères mon montrée ,a moi et a ma mère, que même les personnes les plus proche de nous peuvent nous faire du mal . On doit faire absolument attention a tout. Certain ami ne sont pas nos amis certaine personne font semblant de nous aimer mais comment réagir a cela on doit juste ce préserver et faire attention a nos amis, au personnes qui nous entour le monde de nos jours est tellement cruel. Et on n’oublie aussi les vrais personnes qui sont présent pour toi à n’importe quelle moments peut-être que tu ne le sais pas encore mais un jour tu verras tu comprendra ce que je veut dire peut être un peut trop tard . Ce que je veut dire a propos de mes frères si il voit ce message qu’ils doivent arrêter leur bêtise préservé les personnes qui nous aiment pour ce que nous sommes : la famille . Même si on n’est pas toujours d’accord sur les même sujet, même si on ce disputent on s’aime , peut-être ,sans en être conscient mais on s’aime : c’est ce qui fait de toute famille une famille ...
J'étais dans une maison bourgeoise qui avait son odeur, je ne savais pas dans quel quartier nous étions puisque j'avais passé tout le chemin à réfléchir et à me battre avec moi-même.
Nous étions tous les quatre dans une véranda ensoleillée dont toutes les fenêtres étaient ouvertes. Je pouvais voir de là un jardin joliment entretenu, avec une petite terrasse sur laquelle trônait un salon de jardin en fer forgé. L'herbe était très verte. Une brise légère caressait ma peau et mes cheveux s'agitaient légèrement le long de ma nuque. J'avais les yeux rivés sur le verre de thé glacé posé devant moi. Du bout des doigts j'effleurais les bords du verre sur lequel des gouttelettes d'eau s'étaient formées avec la condensation. Je me passionnais pour les spectacles qu'elles m'offraient rampant tout du long pour finir leur course sur la nappe en toile cirée à l'imprimé provençal. C'était fascinant.
Mais après un long moment à écouter les gens autour de moi parler, je finis par relever la tête, mon geste surpris tout le monde et me gêna. Alors, je levais la tête plus haut pour regarder le ciel à travers le verre de la véranda. Il était d'un beau bleu et parsemé de beaux nuages, des nuages à la forme gracieuse et poétique. Je finis par redescendre mon visage à une hauteur normale et n'écoutant que mon courage je finis par dire "C'est beau chez toi".
Tous les trois me regardèrent interloqués et se mirent à rire. Soudain, il se leva, me prit le poignet et entreprit de me faire visiter sa demeure. La cuisine était ouverte sur la véranda puis venait un couloir. Le sol était un vieux parquet qui craque comme je les aimais, il y avait deux grandes portes sur la gauche et tous droit on apercevait une porte d'entrée et un escalier. L'une des portes s'ouvrait sur une salle à manger et l'autre sur un salon. Toutes les deux paraissaient peu rangées du fait de la profusion de livres et d'objet en tous genres qui s'y trouvaient. C'était très beau. Il me tira et entrepris de nous faire monter pour découvrir les étages. Mais nous nous arrêtâmes dans sa chambre.
Elle est plutôt rangée pour la chambre d'un garçon de son âge. J'étais gênée qu'il puisse me faire entrer dans sa chambre, son espace personnel, alors que nous nous connaissions à peine. Mais j'étais, en même temps, flattée par sa confiance. Il s'assit sur le lit, tandis que debout et marchant tel un fantôme je fis le tour de la pièce. Elle n'était pas très grande, mais les hauts plafonds évité aux visiteurs de se sentir étouffés. Le lit était au milieu de la pièce et le reste de la pièce était empli de livre, de feuilles, de matériel de dessin ou de peinture. Il y avait beaucoup de dessin aux murs. Il y avait aussi une étagère sur laquelle était disposée une chaîne Hi-Fi et une grande quantité de disques. Son bureau était recouvert de papier, de stylo et de toute autre chose.
Je n'entendais que le bruit de sa respiration et du parquet qui craquait sous mes pieds. Je finis par m'asseoir sur le lit, je me sentais bien ici. Puis nous parlâmes plusieurs heures, jusqu'au moment où mon amie m'appela pour me dire qu'il était temps de partir. Il était déjà dix-neuf heures. Nous échangeâmes rapidement nos coordonnées et je partis le coeur léger, joyeux d'avoir trouvé un ami comme lui.
Tous les matins, en allant au lycée je croisais un garçon. Il allait dans le lycée près de chez moi, tandis que comme je traversais toute la ville pour aller au mien. La raison pour laquelle il avait attiré mon attention la première fois c'est parce qu'il avait un grand carton à dessin sous le bras. Il avait toujours un casque pour écouter de la musique et il portait très souvent un T-Shirt avec le logo de superman sur le torse.
Il dégageait une image qui me plaisait et au-delà du fait qu'on se croisait tous les jours, je me sentais proche de lui parce que j'avais le sentiment que nous pourrions aisément être ami. Et pas seulement du fait qu'il était évident que nous partagions les mêmes passions. Mais aussi parce que sur son visage je pouvais lire la pureté et la gentillesse qui l'habitaient.
C'est ainsi que les matins, je m'amusais à le regarder intensément quand nous nous croisions dans l'espoir qu'il m'arrête et me parle. Je voulais être son ami. Je voulais me sentir proche de lui parce que j'avais l'impression qu'il me ressemblait. C'était la première fois de ma vie que j'avais l'impression que quelqu'un me ressemblait. Je voyais en lui la fin de ma solitude.
Un jour, alors que je me promenais dans le centre-ville avec une amie, je le vis de loin, trop contente de montrer ma trouvaille à mon amie, je tirai sur son bras en le désignant d'un geste de la tête. Elle comprit de qui il s'agissait immédiatement puisqu'il portait encore son T-Shirt. Il passa devant nous en me glissant un regard en coin, il était avec un ami. Nous avançâmes quelques mètres, puis, mon amie me saisit la main se retourna et commenças à les suivre au milieu de la foule. Ils comprirent rapidement qu'ils étaient suivis et s'engouffrèrent dans une ruelle. En passant devant la rue étroite, ils nous attendaient avec un large sourire, mon amie entreprit de marcher vers eux, tandis que moi me dégageant de son emprise je fonçais tête baissée dans la librairie qui faisait l'angle.
J'avais le souffle court et mes mains tremblées, comment mon amie avait pu faire ça ? Que pouvait elle bien leur dire ? Je tentais tant bien que mal de me calmer en tournant les pages d'un livre sur les impressionnistes. J'avais les larmes aux yeux parce que je savais que désormais le matin je devrai baisser les yeux en passant près de lui, je ne pourrais plus le regarder. Je serai de nouveau seule sur cette terre.
Puis, tandis que je m'apitoyais sur mon sort, une main se posa sur mon poignet. Je savais que s'était la sien, j'avais reconnu son odeur. J'étais pétrifiée, implacable de lever les yeux pour confirmer ce que je savais déjà. Et d'une voix à la fois douce, amicale et amusée il commença à me parler. Il connaissait mon prénom, surement mon amie lui avait elle dit. J'étais incapable de me concentrer sur ce qu'il me disait, il me parlait du livre que j'étais en train de feuilleter. Après deux longues minutes, je finis par me dire qu'il était tant de lever les yeux. Et je découvris son visage aux traits graciles, il me faisait penser à un chérubin, et pourtant il avait des très traits masculins. Ses cheveux châtains un peu longs tombaient sur son front et ses yeux noisettes me fixaient avec gentillesse. Il avait un regard réconfortant et bienveillant, si bien que je sentis mon corps se détendre. Mais la seule chose qui put sortir de ma bouche à cet instant fut "Pourquoi ?", et je suis sûre que ma tête devait être horripilante, puisqu'il éclatât de rire.
Mes yeux s'écarquillèrent et je sentais que je rougissais, non pas que je fus gênée par son rire, mais c’est que je le trouvais si beau riant ainsi. Il s'arrêta de rire en voyant ma tête et rougit aussi, il passa son bras derrière sa tête et se gratta la nuque nerveusement. Les yeux rivaient au sol, il m'expliqua que comme mon amie était venue lui parler, il avait enfin une bonne excuse pour m'aborder. Au fur et à mesure de ses mots, j'étais de plus en plus rouge. Quand il eut fini de me dire qu'il m'avait remarqué le matin quand je passais près de lui, il finit par relever la tête avec des yeux implorant ma gentillesse. Mais rien ne voulait sortir de ma bouche et un silence gêné s'installa. Je fis un pas en arrière, je voulais fuir sans savoir pourquoi, puisque j'avais attendu qu'il soit ainsi devant moi depuis longtemps. Cependant, une voix en moi me disait de courir, de ne pas m'en approcher parce qu'il était trop pur et que je risquais de le briser.
Soudain, mon amie posa sa main sur mon épaule, elle nous avait rejoint avec l'autre garçon. Elle commença à parler pendant plusieurs minutes, mais je n'écoutais rien, j'étais perdue dans mes pensées, paniqué par la voix que j'entendais et qui me mettait en garde. Je sentis qu'on pris ma main et qu'on me traîna, ce fut ainsi pendant de longues minutes avant que je remonte à la surface de la réalité.
Il m'avait donné rendez-vous au bord de la rivière près de notre lycée au début d'un après-midi de mai. Quand je suis arrivée il était déjà là. Il contemplait avec des yeux inexpressifs le cycle immuable de l'eau qui défilait devant lui charriant des feuilles et des branchages rencontrées pendant son voyage.
Nous avons marché un moment, il me posa des millier de questions et chacune de mes réponses semblaient l'amuser. Son regard brillait à chacune de mes paroles et un sourire se dessiner sur ses lèvres. Puis, j'essayai à mon tour de l'interroger, mais il semblait tellement habitué à parler de lui que ça l'ennuyait. Je ne pus avoir que peu d'information sur lui, mais chacune d'elle me fascinait et m'excitait.
Il avait cinq de plus que moi, il aimait la littérature, la philosophie, la musique. Son père était médecin et sa maison se trouvait à la campagne, dans le village où grand-mère avait vécu quand elle était plus jeune.
Puis en passant devant un petit chemin au bout duquel, je le savais, il y avait un lieu à l'abri des regards, il me raconta qu'il était venu ici une fois avec une fille. Je me pétrifiai en l'entend raconter ce qu'il avait fait là-bas. J'avais l'impression que si l'on m'avait roué de coup je n'aurais pas eu plus mal. Il semblait toujours aussi amusé, il passa les cheveux, qui tombaient près de mes yeux, derrière mon oreille d'un geste nonchalant, tous en me pourfendant du regard comme pour toucher le fond de mon âme. Puis il me dit "Ton visage est si beau, tes yeux sont si purs". Cette phrase, même aujourd'hui, je l'entends encore vibrer en moi et elle me donne toujours envie de fondre en larme et de hurler.
J'étais pétrifiée, son visage était si proche de moi, j'avais l'impression que j'aurais pu mourir sans rien regretter, mon visage au creux de sa main et ses yeux qui me dévisageaient, il était au bord des larmes et moi aussi. Ne pouvant plus soutenir son regard qui me faisait l'effet une épée plantée dans ma poitrine, je fermai les yeux et baissai la tête. Je le sentis s'éloigner de moi, marcha quelques pas. Et moi je ne bougeai pas, je me contentai d'essayer de respirer. Je compris que j'étais amoureuse de lui à tel point que j'aurais pu aller me noyer dans la rivière s'il me l'avait ordonné. Il attrapa ma main et me traîna quelques mètres, tandis que je me contentai de fixer mon regard sur sa nuque si fine.
Puis, langui, il s'arrêtera. Lentement, il se retourna et une autre personne apparue devant moi. Son visage était déformé par le dédain et la douleur. D'une voix hautaine que je ne lui connaissais pas il entreprit de m'expliquer pourquoi je n'étais pas assez bien pour lui et pourquoi le fait que je sois vierge ne lui convenait pas du tout. Il m'accusa d'être trop faible, trop immature pour lui. Et moi, j'avais l'impression de me faire écorcher vive, la douleur me transperçait de part en part. J'étais paralysée par la douleur et je n'eus pour seule réaction après qu'il m'ait demandé trois fois si je l'écoutais "D'accord, j'ai compris". C'est la seule phrase que j'étais capable de dire. Il commença à marcher pour rentrer vers notre lycée, les cours allaient reprendre. Je le suivais comme un fantôme, l'écoutant parler de moi.
Quand il me laissa seule devant l'entrée, me retenant de m'écrouler, en larme, comme il l'attendait, je me fis la promesse de devenir une personne qui le méritait.
La première qu'il est entré dans la même pièce que moi et que nous avons respiré le même air, est un souvenir si puissant qu'il me suit partout.
Quand il a passé la porte de cette salle de classe sombre à l'odeur de mort, j'ai sentie ma peau brûler, c'est comme si le soleil était venu m'embrasser, ou que je m'en étais trop approchée.
J'ai sentie mon néant se remplir. Le trou béant de mon âme comblée par une chose si douce, si duveteuse. Pour l'une des premières fois de ma vie je pris conscience d'être un être vivant sans avoir à me tordre de douleur.
Il avait une démarche assurée et gracile, des cheveux d'un brun profond et des yeux à la fois perçant et joyeux. Il semblait s'amuser du monde qui l'entourait. Ainsi, je fus saisie par ce qui se dégageait de lui, en une fraction de seconde il était devenu mon obsession. Il était devenu ma raison de vivre, je ne respirais plus que pour lui. Quand il posa ses yeux sur moi, il comprit qu'il ferait de moi sa chose et que je serais incapable de lutter. Nous n'étions pas à armes égales pour cette bataille et il comptait bien jouer avec moi.
Je suis incapable de me souvenir de ce dont il m'a parlé ce jour-là, j'étais en train de flotter emplie de ce sentiment inédit, si légère que je suis presque sûre que des ailes avaient poussé dans mon dos. Je me souviens seulement du son de sa voix masculine et suave et de cette façon mélodieuse qu'il avait de choisir ses mots pour que ses paroles sonnent, à mon oreille, comme le doux tintement d'une clochette. Il m'a redonné le goût des mots ce jour-là.
Le soir, il m'a envoyé un message. Le lendemain j'avais remplacé mon carnet de croquis par un livre de Jean-Paul Sartre que j'avais trouvé dans la bibliothèque de ma mère. Je me suis échouée sur Huis Clos et ce fut l'une des collisions les plus belles de toute ma vie.