Jour 11 - mardi 17 juin
Décaissage.
Température 9,7°C à 6h50, max. 18,7°C.
C'est la suite de ce que l'on a commencé hier. Direction les Pyrénées et cette fois comme prévu les rôles sont inversés. Je fais partie de l'équipe qui décaisse la zone, dans un premier temps pour récupérer les espèces que l'on veut mettre "en jauge" et qu'on envoie pour ça à l'équipe qui ce matin s'occupe du rempotage. Nous sommes 5 et ce n'est pas de trop.
C'est parti : après quelques Iris et Geranium, je m'occupe tout particulièrement des Aconit.
Un bon louchet est l'outil idéal.
C'est la moment d'aller faire les livraisons avec le dumper Wall-e à l'équipe de rempotage. Wall-e a vraiment beaucoup d'usages...
Au bout d'un moment il faut freiner ses ardeurs car le petit cours d'eau qui passe tout prêt... risque de s'écouler dans notre zone si on fait trop de zèle. L'eau commence déjà à manifester sa présence.
Fin de matinée, on a bien avancé. Pour faire patienter nos plantes décaissées en attente d'envoi au rempotage pendant le repas, on les arrose abondamment. La mi-juin n'est pas un bonne saison pour ça, il ne fait pas vraiment chaud mais l'air est très, très sec, et les UV frappent dur. On fait tout pour les conserver au frais avec de l'humidité.
La mission pour l'après-midi sera d'arrêter l'envoi au rempotage et simplement décaisser le sol à coup de pioche et de pelle.
Oui sauf que je dégage aussi une zone comportant plein d'Aconit qui sont proches du petit cours d'eau. Le but : aménager une vue sur l'autre côté du cours d'eau en direction des Saxifrages qui sont en cours de floraison blanche. Ils sont superbes et la continuité de la vue est juste parfaite.
Pour terminer cette opération je délaisse le louchet pour la gouge qui fait un travail plus précis et qui est bien appropriée pour déraciner les Aconits.
...et ça valait effectivement le coup.
Cette opération chirurgicale terminée, je fais comme mes camarades en prenant tantôt une pioche, tantôt une pelle : on décaisse le sol, on rempli la benne de Wall-e et je le monte dans la zone technique pour vider la terre.
A ce propos, on se souvient de la campagne d'éradication du jour 8. Alors s'il nous prenait l'envie de simplement décaisser la terre pleine d'espèces "étrangères" et invasives... on se tirerait une balle dans le pied. Donc, avant de se débarrasser de la terre, on est méfiant. Les végétaux et les systèmes racinaires suspicieux partent à la benne à déchets verts séparément.
En fin de journée, on est tous bien fatigués de cette journée. Mais le résultat est là.
Pour rappel, deux photos avant/après par rapport à hier :
Il reste beaucoup de travail !
Bonus du jour : le joli jardin + l'erreur (involontaire bien sûr) à retrouver.










