Louis Vuitton & Takashi Murakami
"Superflat First Love"

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Louis Vuitton & Takashi Murakami
"Superflat First Love"
Tailleur de roses
Jeff Leatham, ancien mannequin devenu apprenti fleuriste à l'hôtel Four Seasons de Los Angeles puis designer floral tendance de Paris où il travaille depuis 1999. Il compose et met en scène ses décors : des fleurs, des murs de fleurs, des tapis de fleurs. Il créé au fur et à mesure, en fonction des couleurs et des atmosphères. "Auparavant je dessinais mes compositions. Maintenant, je les réalise en fonction de l'espace, je teste plusieurs possibilités", explique-t-il. "C'est aussi de cette manière que j'ai appris mon métier. Je n'ai pas étudié cette discipline dans une école, j'ai appris en travaillant beaucoup, et en commettant des erreurs". Le style de cet Américain, autodidacte donc, a révolutionné le mode de décoration: quelques immenses tiges où s'épanouissent des corolles couleur sang, des boutons de roses surnageant dans un bol transparent (il a notamment créer collection de vases en cristal de Waterford appelée Fleurology), des centaines de pétales nacrés jonchant le sol ou les tables... la notion de bouquet disparaît, effacée par celle de beauté de la fleur élevée au niveau de matériau qui, sculptée par la main de ce fleuriste de haut vol, se transforme en oeuvre d'art.
Marie
ARTKETING, l'utilisation de l'art contemporain par les marques de Luxe
Et si toutes ces collaborations entre artistes et maisons de luxe, n'étaient finalement qu'une grande opération marketing? On remarque effectivement qu'en collaborant avec des artistes, les marques gagnent en crédibilité et attirent un autre public d'acheteurs, plus jeune, plus branché, bref, une nouvelle génération qu'il faut sans cesse attirer et cela en se modernisant et en innovant en permanence.
Veuve Cliquot & le designer Tom Dixon
L'art contemporain a cette qualité, celle de transformer les anciens codes d'une marque. Un artiste possède cette liberté et cette légitimité qui est de changer et de modifier en partageant son univers avec celui d'une marque, sans que celle-ci ne perde son âme. De plus ces collaborations sont très profitables pour les artistes car une marque est avant tout une vitrine, un lieu où un artiste peut être vu facilement et se faire connaître davantage. Aujourd'hui, et c'est une des grandes modifications dans le domaine de la communication, collaborer avec des marques pour un artiste n'est plus quelque chose de honteux, bien au contraire, cela est très bien perçu et annonce même un grand pas pour la carrière d'un artiste. Aujourd'hui un artiste a intérêt à collaborer avec des marques de luxe, que se soit pour sa notoriété, pour la reconnaissance de son travail, ou pour les futurs opportunités que cela offre.
Louis Vuitton et l'artiste japonaise Yayoi Kusama
L'artketing est donc l'exemple dans lequel l'art et le luxe se croisent surement le plus. Ce système est bénéfique pour l'artiste et pour la marque. Il montre une ouverture d'esprit et une recherche de nouveauté de la part des deux parties. L'artketing démontre également que le lien entre l'art et luxe n'est pas si éloigné et qu'il se rejoint chez le consommateur qui trouvera dans ces collaborations une sorte de plaisir à découvrir un artiste, à ne plus seulement consommer une marque mais à découvrir et accéder à sa façon à l'art contemporain, ou l'esthète, qui découvrira peut-être une marque ou se dirigera vers une marque par la voie de l'artiste.
Notons également que le choix de l'artiste n'est pas anodin, et en amont, l'objectif de l'agence de pub et du conseil en image pour ce type d'opération, est de choisir l'artiste le plus en phase avec la marque afin que cette alliance paraisse naturelle. L'artketing est évidemment une opération marketing qui marche parfaitement, mais c'est aussi un bon moyen de promouvoir l'art contemporain et de nombreux artistes.
Inès
Jean-Paul Goude pour le parfum Egoïste de Chanel, 1990
Inès
S'endormir dans le luxe, entouré par l'art.
Qui n'a jamais rêvé au moins une fois de dormir dans un palace, rien qu'une nuit ?
Le rêve de n'importe qui, pouvoir profiter d'une suite royale dans un grand hôtel tel que le Ritz, le Georges V... Mais s'il fallait choisir, alors je réserverai une suite au Royal Monceau ou au Lutetia !
En effet, ces prestigieux et luxueux hôtels ont choisi de s'orienter vers l'art, en proposant à ses clients de s'endormir dans le luxe, entouré d'oeuvres d'art...
Le Lutetia fût construit en 1910 à l'initiative de Madame Boucicaut (propriétaire du bon marché), et dès sa création, il fût le lieu de rendez-vous des artistes. En effet, l'hôtel accueilli de nombreux artistes et peintres pendant l'entre-deux-guerre comme Picasso, Saint-Exupéry, Matisse. Pourtant, le palace perdit de son prestige pendant (et après) la deuxième guerre mondiale, puisqu'il fût occupé par l'armée Nazie, le service de renseignement y installa son QG. Afin de redorer l'image du Lutetia, la famille Taittinger (propriétaire des lieux de 1955 à 2005) a décidé de convier des artistes pour qu'ils décorent eux-mêmes des suites qui porteraient ensuite leur nom.
De plus, l'hôtel accueille aussi l'exposition permanente de sculptures de Philippe Hiquily, d'Arman, de César et de Chemiakin, ainsi que des peintures de Thierry Bisch. En 1985, l'hôtel est redécoré par la couturière et designer Sonia Rykiel. Seuls la Brasserie et le restaurant gastronomique Le Paris, tous deux dirigés par le Chef Philippe Renard, proposent encore le décor signature de Sonia Rykiel, qui a, en complément, signé pour eux en 2009 un dessert gourmand tout chocolat.
La Royal Monceau, quant à lui, a été dessiné par Philippe Starck, qui a réinventé les lieux tout en conservant l'esprit du luxe à la française. De plus, le Royal Monceau possède sa propre galerie d'art et est mécène de nombreux artistes, et également une salle de cinéma dans laquelle sont projetées de nombreuses avant-premières. Les clients sont donc dans un écrin de luxe, tout en ayant un accès privilégié à l'art.
“Le Royal Monceau est un collectionneur et un mécène".
Hervé Mikaeloff, commissaire d'exposition pour LVMH, curateur du Royal Monceau - Raffles Paris, définit l'identité artistique de l'hôtel.
"Le risque était de transformer l'hôtel en galerie ou, pire, que les oeuvres donnent l'impression d'être posées là de manière gratuite. Nous avons multiplié les propositions concrètes: une librairie riche de 700 références - catalogues d'exposition épuisés, ouvrages rares ou inédits, magazines - et d'un écran qui permet de suivre les plus belles ventes en direct!
A côté de la réception, l'art concierge est chargée de procurer aux clients des billets pour les expos les plus convoitées. Partout dans le Grand Salon, des créations contemporaines, avec très souvent des expositions à thème comme celle que nous avons consacrées à Jean-Michel Basquiat en 2011...
Adalaïs
CARTIER, "How Far Would You Go For Love"
http://www.love.cartier.com/#/collection/clip-film-
Philippe
MUSIQUE POINTUE POUR DEFILE DE QUALITE.
Finie la musique de boite de nuit, les créateurs font de moins en moins appel à des DJ, mais à des groupes ou des producteurs de musique qui réalisent des musiques spécialement pour les shows.
Les défilés deviennent de véritables concerts privés, où d'inédites compositions sont révélées au rythme des pas des mannequins.
Jean-Charles de Castelbajac fait appel depuis plusieurs saisons à des groupes pour ses défilés. Cette année, c'est à Woodkid, vidéaste, musicien et réalisateur, qu'il a demandé de faire l'illustration sonore de sa présentation Automne/Hiver 2012-2013.
Autre évènement de cette dernière Fashion Week, Hedi Slimane, enfant prodige de la mode, à quant à lui fait appel aux Daft Punk, groupe phare de la French Touch, dont les récentes apparitions ont été discrètes.
Pour Saint-Laurent, les Daft Punk ont réalisé un remix du bluesman Junior Kimbrough, mélangeant subtilement deux styles de musique différentes.
Philippe
SEVRES - CITE DE LA CERAMIQUE
S'il y a bien un lieu où l'art et le luxe se confondent, et cela depuis plus de cent ans, c'est à Sèvres-Cité de la Céramique. En effet, ce lieu qui est à la fois une manufacture de céramique et un musée dédié à la céramique et aux arts du feu, a toujours fait appel à des artistes extérieurs afin de concevoir dans ses ateliers des pièces exceptionnelles. Ce sont des noms aussi prestigieux que Rodin, Arman, Louise Bourgeois, Ettore Sottsass ou plus récemment Fabrice Hyber, Soulages et tant d'autres, qui ont travaillé au côté des artisans de la Manufacture. Les oeuvres qui sont nées de ces prestigieuses collaborations bénéficient à la fois des techniques uniques utilisées à la Manufacture, mais aussi de l'empreinte de l'artiste qui en est le créateur. On remarque que depuis quelques années, la Manufacture a souhaité développer cette relation avec des artistes extérieurs et contemporains, en mettant tout en place (ateliers d'artistes, expositions, etc) afin de s'ouvrir au marché de l'art contemporain et acquérir une véritable renommée internationale dans ce domaine. Par là, la Manufacture de Sèvres est devenue une référence dans le milieu de l'art contemporain, mais occupe également une place d'excellence dans le domaine du luxe français (elle fait parti du Comité Colbert). Ainsi, Sèvres-Cité de la Céramique a su allier art et luxe, en modernisant sont image, mais tout en conservant ce qui a fait sa grandeur à savoir la qualité de son travail, et les techniques de fabrication, inchangées depuis 1740.
Inès