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Some shippy art of Malagar and Valjasna 👀✨
Gil Kane “Malagar” character concept sketch (undated) Source
Likely Ruby-Spears.
Goes all the way to Malagar to drink wine, takes cute vineyard photos instead~ 🇫🇷🍷😂
Classé !
© Centre François Mauriac Malagar
Le pittoresque domaine de Malagar – autrefois résidence secondaire de François Mauriac, située dans une petite bourgade près de Langon – est maintenant classé monument historique dans son ensemble ! Le bâti l’était, mais pas le parc, avec son allée de cyprès et le bois de pins environnant. Le nouvel arrêté signé par la ministre a classé le domaine entier, permettant ainsi de protéger et de consolider la totalité de la propriété de l’auteur reconnu, fierté du patrimoine littéraire du département.
www.malagar.aquitaine.fr
Le 6 juillet
© Collection Luce Leray
Nocturnes littéraires À Malagar, avec Brigitte Fossey et François-Éric Gendron pour une 2e Nuit de la lecture consacrée à François Mauriac. malagar.aquitaine.fr •
Littérature en jardin À Coutras, avec Frédérique Bruyas et le danseur Jason Sabrou pour la 6e édition de Littérature en jardin, accueillie cette année par le Centre chorégraphique Christian Conte et Martine Chaumet : une performance autour du corps à l’écoute des textes d’Elias Canetti, de Michel Foucault, de Jacques Rebotier, de Pascal Quignard… [email protected] •
Lieu-dit À Cendrieux, en Dordogne, départ en car depuis Bordeaux pour vingt-quatre heures de poésie ininterrompue en compagnie de Rémi Checchetto, des comédiens Jean-Marc Bourg et Antoine Romana, de DJ Riri, de Donatien Garnier : à l’étable, à la porcherie, à l’église ou au bar du village, entre fast-nique, pique-food, impromptus et electro poétique, une expérience inédite mais commune imaginée par Lieu-dit en partenariat avec les éditions de l’Attente et la revue Fuites, afin de « servir l’expérience du dire, ferrer des paroles, agrafer des syllabes, happer des voix… loin du tumulte des villes et près du bruyant silence des mots ». monlieudit.blogspot.fr
Territoires amicaux !
Échappée belle
Chai du château Cheval Blanc - G.Uféras ©
Tour d’horizon de lieux et d’activités à découvrir en Gironde
Curiosités routinières
Lassé des balades sur les quais, envie de prendre le large, d’éveiller sa curiosité ? Pas besoin d’aller au bout du monde, l’office de tourismea imaginé un parcours d’aventures presque en bas de chez vous. Mode d’emploi : prendre de la hauteur en montant dans la tour Pey-Berland ou dans la flèche Saint-Michel, et s’offrir une vue sur les toits. Découvrir les ruelles du Moyen Âge et l’architecture civile du XVIIe siècle en observant les vestiges laissés par Henri IV. Se perdre dans les rues du quartier des Chartrons et s’imprégner de son ambiance de « petit village ». Se laisser bercer par les douces histoires du bourreau de Bordeaux. S’abandonner à une promenade ombragée sur la rive droite pour admirer les quais vus d’en face. Attendre la nuit pour découvrir les façades de certains immeubles habillés d’histoires passées et se laisser surprendre…
www.bordeaux-tourisme.com
Sous les étoiles exactement
La saison culturelle de Malagar, qui, sous la direction d’Éric Fottorino, se décline dorénavant en quatre temps forts tout au long de l’année, rend hommage à François Mauriac. En ce début du mois de juillet, le rendez-vous est dédié à la lecture ; elle se fera sous les étoiles par deux comédiens d’exception. Marie-Christine Barrault et François Marthouret accorderont leurs voix pour lire les mots de François Mauriac, l’éternel maître des lieux. Théâtre, roman, poésie, nouvelle ou article de presse s’écouteront devant le pigeonnier, sur la terrasse ou sous le grand tilleul dans la cour, jusque tard dans la soirée. L’écrivain habitera les lieux une fois encore, et ses mots seront chez eux pour cette Nuit de la lecture. Pour apprécier au mieux ce rendez-vous littéraire, le public doit penser à apporter son pique-nique et des vêtements chauds, le Centre Malagar s’occupe quant à lui des boissons.
La Nuit de la lecture, le samedi 7 juillet à 19 h 30 au Centre François-Mauriac de Malagar de Saint-Maixant, http://malagar.aquitaine.fr
Malagar, Centre François-Mauriac
Ar-chai-tecture
Les environs de la cité médiévale de Saint-Émilion sont le théâtre depuis quelques années d’une multiplication d’architectures aux lignes futuristes se mêlant aux allongements rectilignes végétaux des plans de vigne et aux façades traditionnelles des châteaux.
Les chais se transforment, se modifient, actualisent leur image en faisait appel à des architectes célèbres. Aujourd’hui, Cheval Blanc rime avec Christian de Portzamparc, château Faugères avec Mario Botta, Lafite-Rothschild avec Ricardo Bofill, château Cos d’Estournel avec Jean-Michel Wilmotte, et bientôt le château La Dominique avec Jean Nouvel.
L’architecture s’allie désormais au commerce du vin, l’image traditionnelle du château s’efface peu à peu, le chai se transforme en temple octogonal sous les doigts de Ricardo Bofill ou en cathédrale grâce à Mario Botta. Christian de Portzamparc l’habille quant à lui tel une soucoupe volante installée dans les vignes : des lignes organiques épousant la nature à tel point que les toits terrasses se perdent dans le paysage. À Saint-Estèphe, Jean-Michel Wilmotte adoucit l’intérieur du Cos d’Estournel, château aux allures de palais de maharaja, grâce à un jeu de transparence et de lignes filantes.
Un prochain vaisseau se prépare pour se jouer du paysage vallonné à compter de juillet 2012.
Jean Nouvel transformera le château La Dominique en s’inspirant de l’imaginaire d’Anish Kapoor, artiste plasticien indien : un espace longiligne habillé de plaques de métal rouge.
www.bordeaux-tourisme.com
Entre Terre et ciel
Située près de l’estuaire, la petite bourgade de Prignac-et-Marcamps cache une curiosité : la grotte de Pair-non-Pair. Découverte au XIXe siècle, elle est l’une des plus anciennes au monde à être ornées de peintures. Une fois à l’intérieur, c’est la sensation d’être dans les entrailles de la Terre qui demeure : une quiétude y règne en maître.
Prignac-et-Marcamps, 05 57 68 33 40
La Dune en bouche
Si la dune du Pyla n’a plus à se faire connaître comme attraction spectaculaire, ni les plages alentour pour leur bronzette souvent intégrale, il est plus rare d’y penser comme destination pour s’y attabler. Pourtant, quelques cuisines de bonne tenue permettent d’allier les plaisirs de la bouche au spectacle et aux bienfaits de la nature.
Au nord de la Dune, dans le dernier entrelacs de Pilat-Plage, La Co(o)rniche est devenue l’adresse de référence du Bassin pour une clientèle privilégiée. Un fabuleux panorama sur l’Océan et le banc d’Arguin, une heureuse rénovation signée Philippe Starck, luxe et volupté, rien à redire, sinon à se plaindre de son impécuniosité. Ou de son bon sens : si la cuisine de brasserie est maîtrisée et les fruits de mer impeccables, cela ne vaut pas pour autant les prix dignes d’un restaurant de haute gastronomie. On pourra préférer un simple café au bar pour profiter un instant de cette terrasse hors catégorie.
À quelques centaines de mètres à vol d’oiseau, si l’étiquette n’est pas la même, la vue reste d’exception au bien nommé restaurant du Panorama, et la cuisine – ici à juste prix – n’a rien à y envier. Classiques de brasserie (tournedos, tartares...) aux touches personnelles, quelques spécialités du Sud-Ouest, poissons et fruits de mer à la fraîcheur assurée, et généreuses pizzas. Une table-spectacle (celui de l’Océan et du banc d’Arguin) pour toutes les bourses. Service en continu dès le petit déjeuner, mais ne pas trop tarder en soirée pour profiter du coucher de soleil et choisir sa vue. Particularité des lieux : ce restaurant est situé au sommet d’un camping, et il vous faudra passer le contrôle en signifiant votre destination, réservation à l’appui en pleine saison.
Plus loin, sur la route de Biscarosse, un dernier plaisir caché est à débusquer sous les pins de la Salie Sud, dernière plage avant le wharf et l’aire d’amusement de la chasse aérienne basée à Cazaux. Une cabane confortablement aménagée, avec feu de bois pour les jours de fraîcheur, héberge une restauration simple, principalement faite de grillades de viandes et poissons du marché. Ambiance conviviale et liberté de mouvement sous la pinède pour les enfants.
La Co(o)rniche, 46 avenue Louis-Gaume, 05 56 22 72 11, www.lacoorniche-pyla.com, ouvert 7/7 j, restaurant 12 h-14 h et 19 h-00 h, bar 11 h 30-2 h / Restaurant du camping Panorama, route de Biscarosse, 05 56 54 40 06, www.camping-panorama.com, ouvert 7/7 j, 8 h-23 h de la mi-avril au 1er w.-e. d’octobre. / Restaurant la Salie Sud, plage de la Salie, route de Biscarosse, 05 56 22 12 49, www.restaurant-salie-sud-pyla-arcachon.fr, ouvert 7/7 j, 12 h-23 h en continu d’avril à fin septembre.
Roulez malin avec les Guidons guidés !
La ville de Pessac propose cinq circuits de randonnées cyclistes et pédestres pour petits et grands, sportifs et moins sportifs. Ces promenades culturelles animées par une guide sont l’occasion d’oser s’aventurer à la découverte du patrimoine pessacais en quelques haltes commentées. Architectural, urbanistique, philosophique, littéraire, œnologique, naturel, culinaire ou archéologique, ces différents patrimoines se révéleront porteurs de valeurs humanistes tout comme les personnages célèbres qui ont habité la ville : de Ladebat, Camille Jullian, Jacques Ellul, Nancel Pénard, Jean Eustache ou Montesquieu. À découvrir sur le chemin des bâtisseurs, la cité Frugès-Le Corbusier, la cité des Castors, les châteaux Pape-Clément, Haut-Brana, Haut-Brion, le moulin de Noès et bien d’autres sites. Une manière originale de (re)visiter Pessac.
Les 4, 11, 18 et 24 juillet, sur inscription, service Patrimoine et Tourisme, 05 57 93 65 20, www.pessac.fr
Mise en bouche (bée)
Que savez-vous du sureau, ou de l’amour-en-cage ? Connaissez-vous le goût du pâtisson et autres verjus du Périgord ? Située à 15 km de Bordeaux, la ferme des légumes oubliés de Bernard Lafon propose des séances de rattrapage en une session extraordinaire de mémoire gastronomique. Dans cette exploitation agricole, ce sont en effet plusieurs centaines de fruits et légumes oubliés qui se rappellent au bon souvenir des gourmets. En poussant jusqu’à Vendays-Montalivet, vous pourrez également visiter un élevage d’autruches et vous délecter de leurs œufs. Un seul suffira à la réalisation d’une omelette pour 5 à 10 personnes ! Désireux de goûter l’or noir de Gironde : direction Biganos, pour la visite du moulin de la Cassadotte, lieu d’élevage d’esturgeons pour la production de caviar. Sur place : découverte, activités et dégustation. Encore faim ? Filez donc à l’assaut de la crevette impériale dans les marais du Médoc ! De juin à septembre, les savoureuses gambas se trouvent sur tous les marchés dans un rayon de 100 km, chez les producteurs ou dans des « guinguettes » qui permettent de les déguster sur place ! Des fermes aquacoles accueillent les plus curieux à Saint-Vivien-du-Médoc.
www.ohlegumesoublies.com ; www.au-pays-du-medoc-bleu-autruches.com ; www.moulindelacassadotte.com
Festoyons !
Tous les amoureux d’histoire et autres nostalgiques d’un temps où il était bon de faire ripaille, viendront conter fleurette du 27 juillet au 26 août lors du festival Itinérance médiévale, dans les cantons de la vallée du Dropt.
Duras, Cadouin, Issigeac ou encore Saint-Macaire vous embarquent au temps des preux chevaliers ! Jongleurs, hommes d’armes, beaux parleurs et damoiselles habillées de coiffes et collants vous entraînent dans l’histoire de leur village. Vous serez conviés au mariage de Madeleine de France, sœur cadette du roi Louis XI, à Saint-Macaire les 25 et 26 août. Tendres épousailles, repas et breuvages à la taverne, agitations autour d’une cuisse de bœuf à la ficelle ou musique et spectacle de feu, cet événement est une façon originale de découvrir un patrimoine médiéval encore méconnu.
Du 27 juillet au 26 août, www.medieval.dropt.org
J’irai dormir chez vous…
Pour ceux que les hôtels sans imagination ennuient, la Gironde offre une multitude de possibilités pour passer une nuit inoubliable et insolite en famille ou en couple. À Captieux, Cap’cabane abrite un véritable village de cabanes perchées en forme de pignes, éparpillées dans une forêt de chênes et de pins (05 56 65 30 60, 112 euros la nuit pour deux personnes). Plutôt l’âme d’un cowboy ? Qu’à cela ne tienne, le village western d’Hourtin-Lac propose des tipis de 30 m2 pour 4 à 6 personnes. Des chalets et des bungalows en toile sont également proposés à la location (05 56 09 10 60, 435 euros la semaine). Aux portes du Périgord et du vignoble bordelais, dans le domaine d’Andredard, ce sont des roulottes pleines de charme qui sont à investir (05 57 46 05 45, 700 euros la semaine). Moins onéreux et tout aussi poétique, les refuges périurbains sont à réserver gratuitement auprès de l’office de tourisme de Lormont et de la presqu’île au 05 56 74 29 17. Microarchitectures ludiques installées au cœur d’un parc urbain, les refuges, à l’instar du fameux Nuage actuellement déposé dans le parc de l’Ermitage à Lormont (une œuvre de Zébra3 / Buy-Sellf imaginée par Bruit du frigo se multiplient. À découvrir également au parc des rives d’Arcins (Bègles), mais aussi à La Vacherie (Blanquefort), dans le parc Mandavit (Gradignan) ou encore au domaine de la Burthe (Floirac, en septembre).
Cap’Cabane © Patrice Foresti
Passe ton bac !
Inspiré du gréement d’une coque américaine, le sharpie, le bac à voile voit le jour à la fin du XIXe siècle seulement, après la naissance de l’ostréiculture ! Une évolution logique des bateaux de travail du bassin d’Arcachon, sur lequel il en flotte encore quelques-uns. Depuis quelques années, des passionnés ont remis à l’eau une dizaine de bacs, comme l’Argo II, véritable bijou maritime à bord duquel vous pourrez embarquer depuis le port de Larros, à Gujan-Mestras (renseignements au 05 56 66 12 65). Sortie à la journée pour partir à la découverte du Bassin ou cap vers les cabanes tchanquées, vous avez le choix ! En vacances sur la presqu’île de Lège-Cap-Ferret, vous pourrez également apprendre le maniement de ces bateaux traditionnels au cours d’un stage avec le cercle nautique du Ferret – École française de voile (05 56 60 44 06). Pour une balade sur l’eau, d’autres embarcations plus modestes sont également agréables, comme le canoë-kayak, pour découvrir le delta de la Leyre.
Rendez-vous sur www.canoesurlaleyre.com
bac à voile
2 x 4 = huîtres
Sur les 15 000 hectares du bassin d’Arcachon, plus de 1 000 sont concédés aux activités ostréicoles. Pourquoi ne pas profiter des vacances pour aller visiter à pied les parcs à huîtres, avant d’en déguster quelques-unes ? À marée basse, certains sont accessibles facilement. Une balade insolite s’offre aux curieux désireux de tout savoir sur le plus célèbre mollusque local, mais également sur le métier et les gestes d’élevage, le tout en compagnie d’un ostréiculteur. Renseignements et réservations auprès de l’office de tourisme de Lège-Cap-Ferret (05 56 03 94 49). À ne pas manquer également, une grande balade à vélo le long du sentier du littoral à la découverte des sept ports du bassin d’Arcachon. Un circuit original, du port de la Hume au port de la Mole avec nombreuses animations et vues d’exception le nez au vent sur de confortables vélos de prêt.
Réservations office de tourisme de Gujan-Mestras (05 56 66 12 65).
ostréiculteurs du bassin d’Arcachon
Il y a le soleil et l’estuaire…
La Gironde a cela de particulier que l’eau est partout. La frontière océanique, les lacs, le Bassin et cette langue d’eau qui rentre dans les terres : l’estuaire. Au fil de ce cours d’eau singulier et sur les îles de Patiras et Nouvelle, Histoires d’îles déroule des aventures de toutes sortes, les artistes s’inspirant de ce milieu naturel. Ainsi, Anne Saffore propose avec Sérénissimes eaux un itinéraire photographique comme un miroir entre la lagune vénitienne et l’estuaire girondin. Les Oiseaux de passage font une déambulation artistique suivie de la projection d’un film de l’association D’Asques et d’ailleurs qui raconte l’histoire de l’île Nouvelle, au moment où, en 1969, elle perd ses derniers habitants qui partent vivre à Saint-Ciers-sur-Gironde. Le comédien Hubert Chaperon raconte dans L’Assiette une histoire de famille, un paradis perdu, un château insulaire disparu. Puis, David de Souza et les associations MC2A et Musiques de nuit porteront la mémoire de la traite négrière comme celle d’autres migrations, avec les chants wolofs de Leena, et la musique de Pianissimo, cinq musiciens incarnant les cinq continents.
www.gironde.fr/nature ou www.scenesdete.fr
Histoires de pierres
Située sur les hauteurs, l’imposante citadelle de Blaye domine l’estuaire. Elle apparaît comme un écrin, posée entre forêt et estuaire, nous faisant presque oublier sa mission première. Construite au XVIIe siècle par Vauban, elle constitue un joyau de l’architecture militaire extrêmement bien conservé. Imaginée comme un outil de défense, elle forme avec le fort Pâté, installé sur une petite île, et le fort Médoc, implanté sur la rive gauche, un véritable « verrou » contre les ennemis. Pour s’en rendre compte et pour apercevoir ces figures de guerre de plus près, des balades en bateaux sur l’estuaire sont proposées. La citadelle se visite à pied ou en calèche au départ de la place d’armes. Les souterrains de cette forteresse sont également visitables pour mieux appréhender le fonctionnement de l’architecture de Vauban. Une découverte qui peut s’achever par une dégustation de vin de Blaye.
Traversée de l’estuaire en bac possible entre Blaye et Lamarque. www.tourisme-blaye.com, www.cussac-fort-medoc.fr
citadelle de Blaye © Office de Tourisme de Blaye
De rêves et d’eaux
Direction Arcachon, station balnéaire où les quartiers aux noms de saison content son histoire. Coup de cœur pour la ville d’hiver, où le temps semble s’être arrêté en 1900. Dentelles de boiseries, colombages, porches, bow-windows, manoir gothique ou chalet suisse, façades acidulées, jardins fleuris, céramiques excentriques : un éclectisme architectural à ne pas manquer. Optez pour une déambulation à l’aveugle à travers les vallons de ce quartier pittoresque aux allures de décor de cinéma. À ne pas manquer : le belvédère situé sur la dune Sainte-Cécile, qui offrira un panorama incroyable sur tout le Bassin pour les aventuriers ne connaissant pas le vertige ; le Parc mauresque et les villas Alexandre-Dumas, Trocadéro et Brémontier. Pour une pause gourmande, l’Hôtel Ville d’Hiver, implanté dans l’ancienne usine de la Compagnie générale des eaux, propose une cuisine fine et traditionnelle.
Deuxième escapade hors du temps : direction Soulac-sur-Mer. L’Art nouveau y règne en maître : vitraux pastel aux motifs ornementaux, organiques et végétaux ; sculptures boisées habillant les porches ; brique, céramique. La basilique Notre-Dame-de-la-Fin-des-Terres, les villas Lointaine et La Rafale constituent des incontournables.
Certains y verront une balade romantique, bohème, d’autres une flânerie kitsch et décalée. Quoi qu’il en soit, voici deux sorties pour allier détente les pieds dans le sable et découverte du patrimoine local.
www.arcachon.com, www.soulac.com
Villa Toledo, Arcachon
Symboles et mystères dans l’Entre-deux-Mers
S’il existe des lieux de passage entre deux dimensions, c’est bien dans l’Entre-deux-Mers qu’il faut les chercher. Mais pour cela, il vous faudra remonter le courant de la transhumance balnéaire et vous retourner vers l’intérieur en direction de l’orient. À 30 km de la ville de Bordeaux, sur la via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, vous rencontrerez les vestiges vivants de l’abbaye de La Sauve-Majeure. Cet édifice roman construit en 1070 par le bénédictin saint Gérard sur le modèle de Cluny fut dans les temps médiévaux le principal centre spirituel d’Aquitaine. Dans cette ruine imposante d’un temps où magie et religion se disputaient l’âme des hommes, les petits détails vous interpelleront plus intimement que les splendeurs passées. Des personnages sculptés, « bibliques » mais aussi païens, seront autant de clefs vers une dimension cachée, autant de pièces d’un puzzle initiatique digne d’un Dan Brown. Ce qui pourrait bien vous entraîner non loin de La Sauve vers d’autres ruines énigmatiques comme celle de la commanderie templière de Sallebruneau à Frontenac.
La Sauve-Majeure : http://la-sauve-majeure.monuments-nationaux.fr, la commanderie templière de Sallebruneau, www.assrag.org
Balades sur les sentiers du développement durable
Le tourisme de masse, forme moderne d’« haliotropisme », justifia des hôtels, des marinas, des plages, pour accueillir les estivants et profiter ainsi de la manne au mépris du cadre de vie local. Le littoral, écosystème de l’âme, s’effaça derrière des « barbarismes » synonymes de bétonnage : « l’azurisation, la baléarisation »… Autant de lieux stigmatisés qui contrastent avec le bassin d’Arcachon. Il suffit d’une balade sur les sentiers du littoral pour s’en rendre compte : dans les prés salés entre Claoueyet Arès, aux conches de Saint-Brice entre Arès et Andernos, au domaine de Certes entre Lanton et Audenge. Au sud du Bassin, la préservation revêt un caractère emblématique qui témoigne d’une prise de conscience collective. À La Teste-de-Buch, les bordes sont entretenues par l’action des riverains groupés autour de l’association de quartier l’Asab. Face à des projets qui visaient à transformer une aquarelle en dépotoir, ils proposèrent une solution responsable. L’environnement est l’affaire de chacun, il se transmet et se partage. « Bordisation » : peut-être enfin un néologisme synonyme de développement durable.
Les sentiers du littoral du bassin d’Arcachon, www.bassin33.com/decouv/03_100.html
Les bordes de La Teste-de-Buch, http://shaa.fr/articles.php?lng=fr&pg=1192
Vins et merveilles
Impossible de passer par Bordeaux sans plonger dans l’univers de ses vins. L’office de tourisme a imaginé un parcours au jour le jour pour toutes les envies.
Visite de la cité médiévale de Saint-Émilion le lundi, déjeuner vigneron dans le village des vendangeurs et passage par les châteaux Figeac ou Canon pour une dégustation. Journée gourmande à Margaux le mardi. Défilé de verres ballons assortis de spécialités gourmandes et locales dans quatre châteaux de l’appellation : visite historique et culturelle au château Prieuré-Lichine, découverte de l’importance du terroir au château Rauzan-Gassies, vinification et assemblage au château Tour de Bessan et commercialisation des vins au château Kirwan. Escapade dans le Médoc, le mercredi, où une dizaine de propriétés « grands crus classés » – tels les châteaux Lascombes et Latour –, ouvrent leurs portes pour découvrir l’histoire de ce classement prestigieux. Excursion dans l’appellation Pessac-Léognan le jeudi : balade dans le berceau historique du vignoble bordelais et visite du château de La Brède sur les traces de Montesquieu. Vendredi, c’est arty ! Exposition d’œuvres d’art dans quatre propriétés médocaines : visite du jardin des sculptures à Arsac, contemplation des toiles d’Emilio Perez au château de Lynch Bages, des œuvres street art de Julien Diez à Pauillac et hommage au peintre naturaliste Jules Breton à Lagrange. Pas de relâche sur le week-end : randonnée pédestre sur les coteaux de Garonne, pour les plus aventureux, le samedi. Au menu, une balade dans l’Entre-deux-Mers avec dégustation à la propriété et pique-nique régional. Pour ceux qui souhaiteraient rester en ville le dimanche, c’est possible avec la visite du quartier des Chartrons (ancien quartier des courtiers et négociants) et de son musée des Négociants. Des journées marathon qui devraient réjouir tous les sens !
Jusqu’au 30 octobre, de 91 à 93 €, déjeuner inclus, www.bordeaux-tourisme.com
Phare à vous !
Classé monument historique et plus ancien phare français en activité, le phare de Cordouan, haut de 68 mètres, veille, impassible, sur l’estuaire de la Gironde. Si la construction a débuté au XIVe siècle, c’est en 1611 que l’architecte Louis de Foix l’achève. Le « phare des rois et le roi des phares » est né. Au premier étage, les fastueux « appartements royaux » ont été décorés par Colbert. Les visites se font d’octobre à avril, et l’on s’y rend en bateau. Les plus courageux se risqueront à l’ascension des 311 marches jusqu’à la lanterne et seront récompensés par une vue imprenable du Verdon jusqu’à la forêt de la Courbe mais aussi sur Royan. Le temps d’une pause gourmande sur la route, le restaurant Le Lion d’Or propose une cuisine traditionnelle et goûteuse et La Maison du Douanier invite au charme et à la gastronomie.
Départs depuis : pointe de Grave, La Bohème II, www.vedettelaboheme.com / Royan : La Sirène, www.croisierelasirene.com ou Royan Croisières, www.royancroisieres.fr /
Le Lion d’Or : 11 route de Pauillac, Arcins, 05 56 58 96 79 / La Maison du Douanier : 1 route de By, Saint-Christoly-Médoc, 05 56 41 35 25, www.maisondudouanier.com
phare de Cordouan - Henri-Paul Arnaud ©
Les pieds dans l’eau, la tête dans les nuages
Parce que toutes les eaux ne se ressemblent pas, les lacs proches du Bassin méritent également toute notre attention. Certes, le spectacle fougueux des vagues s’écrasant sur la plage manque à l’appel, mais le silence et la quiétude compensent.
16 km de long et 4 km de large. C’est d’abord l’immensité du plan d’eau qui surprend : le lac d’Hourtin-Carcans est l’un des plus grands de France et ravira sans aucun doute les amateurs d’anonymat. Autre décor pour le lac de Lacanau : cerné par de vastes forêts de pins et de chênes, celui-ci offre un dépaysement total – sable fin, eau limpide et petites criques isolées, bref tous les ingrédients propices à l’évasion. Pour ceux qui souhaitent prendre le large, le lac de Cazaux, niché dans la forêt, est le spot idéal pour les amateurs de voile et autres sports nautiques. Et pour ceux qui préfèrent le barbotage, sachez qu’il est réputé aussi pour la qualité de son eau.
Pour prolonger le plaisir, un canal navigable en canoë ou en bateau permet de communiquer entre les lacs.
www.littoral33.com
Cazaux © J.Paon / Mairie de la Teste de Buch




