La pêche aux marsouins / bélugas.
Tantôt recherché pour sa peau ou pour son huile, le marsouin fut l’objet de pêche depuis la fin du XVIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle. Deux centres de pêche se développent au début du XVIIIe siècle, un premier sur la rive sud du fleuve dans le secteur de Rivière-Ouelle, un second à l’île aux Coudres. Les captures se font en eau peux profondes, dans un parc en fer à cheval constitué de filets maintenus par des pieux. Les captures sont rapidement transportées sur le rivage où l’on sépare le fras de la chair. Découpée en morceaux, la graisse est jetée dans des bouilloires afin d’en extraire l’huile; un marsouin donne en moyenne un baril d’huile. La peau du marsouin, quant à elle, est acheminée chez les tanneurs de Québec. Très épaisse, on la traite par tannage et corroyage et l’on obtient un produit de qualité. Charlevoix note à ce propos: «... quelque mince qu’elle soit, jusqu’à être propre à faire des vestes et des hauts-de-chausse, elle est toujours très forte, à l’épreuve d’un coup de feu ».














