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@sylvibodi #mentawaii 📷 @aquapix
Masyarakat Buttui Menerima Bantuan Sosial dari Aksi Peduli Bangsa
Masyarakat Buttui Menerima Bantuan Sosial dari Aksi Peduli Bangsa
Setelah sebelumnya di tanggal 07 Desember, Aksi Peduli Bangsa dan Masjid Raya Pondok Indah mengirimkan bantuan sosial ke Mentawai, tanggal 20 kemarin bantuan untuk masyarakat Buttui di Mentawai sudah diterima. Jika anda melihat foto-foto yang saya dapatkan dari kiriman Ust. Islah yang bertugas di dusun Buttui, anda akan tahu betapa masyarakat disana sangat membutuhkan uluran tangan kita. Mereka…
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http://www.surfriders.com.br/clay-marzo-the-magic/
Clay Marzo, 'The Magic'
Atleta da Quiksilver oriundo de Hossegor, Marc Lacomare acaba de publicar o seu mais recente vídeo, filmado por Alex Laurel e editado por Gustavo Imigrante, nas Mentawaii.
Adriano de Souza aux Mentawaii
Adriano de Souza est du genre à se faire plutôt rare en dehors des compétitions du World Tour. Le surfeur brésilien était récemment de passage aux Mentawaii en Indonésie pour une session certifiée sans lycra. C’est rare, donc forcément bon, enjoy !
DIRTY TRACKS - SOUTH SUMATRA
#BOARDSTORIES n°3 – Par Stéphane ROBIN
La folie ordinaire d’Arnaud, un trippeur Français parti explorer une des côtes les moins fréquentées d’Indonésie sur sa moto.
Arnaud était parti seul comme d'habitude. Préférant les spots du mainland de Sumatra aux Iles Mentawaii, il se retrouvait souvent seul à l’eau. Les vagues étaient solides en ce moi de mai et il était content d’avoir trouvé un pote australien pour partager ses sessions. Mais avec une moto pour deux, ça allait être sport. Pour l’indo on se pose toujours la question de la taille d’une step up board quand le swell commence à grimper. Arnaud avait plié sa 6’0 et il ne lui restait plus qu’une 6’3 Dahlberg rapportée de West OZ. Pour l’Australien la question ne se posait pas, c’était son Nugget ou rien.
« L’Australo surfait une planche deux fois épaisse comme la mienne. Un Nugget Mc Coy entre 6 et 7 pieds, que l’on aurait mieux vu dans 50cm à Byron Bay, que dans les tubes indonésiens, et pourtant. Il fallait le voir pour le croire. L’ancien charpentier envoyait du lourd malgré la quarantaine bien tassée, il avait appris à surfer sur les points du NSW et ça faisait quand même une sacré différence. Il carvait comme Parko pour aller se caller profond dans des tubes tellement énormes qu’il n’y avait personne pour regarder. Même moi, j’étais sorti de l’eau tellement la gauche de Way Jambu était fat ce jour là.
Par contre sur la moto, c’était une autre histoire. A l’aller comme au retour, je sentais les couilles de ce type accroché à mon dos. Il s’agrippait à moi comme à sa vie.
Pourtant, on était loin de battre des records de vitesse. Il avait juste l’impression de mourir à chaque virage. Je sentais même ses poils se hérisser derrière mon t-shirt, ou le sien, je ne savais plus trop. Tout ça était mélangé. « Mesclare » comme disent les Espagnols. On ne faisait plus qu’un, sa sueur et la mienne. A chaque nid de poule, son gros bide ripait contre mon dos. Je n’y pouvais rien, c’était comme ça. Les amortisseurs de la bécane étaient au bout du rouleau. Je me demande même comment elle pouvait nous traîner ce type et moi.
Les palmiers défilaient tous aussi con. La fumée des autres motos. Les sourires niais sur les bords des chemins. Je n’en pouvais plus, il fallait qu’on arrive. Pourvu qu’il y ait suffisamment d’essence. Je ne savais jamais jusqu’où on pouvait aller avec la réserve. C’était de sa faute au gros Australo. Ouais, après tout, s’il n’était pas si lourd, on ne boufferait pas autant de benzin. En même temps, c’était un brave gars, je ne pouvais pas lui en vouloir. Je n’allais quand même pas faire la gueule à cause de ça.
Je regardais toute la misère du monde défiler avec horreur et détachement. C’était quand même terrible d’en avoir à ce point là rien à foutre. Tout ce qui comptait c’était la hauteur du swell, il fallait au minimum que ça m’arrive à l’épaule, après tout irait mieux. J’en choperai quelques-unes en essayant de ne pas me vautrer à plat ventre sur le corail.
Sur le bord de la piste des gamins jouaient dans la boue entre deux flaques. Ils nous regardaient passer distraitement. Je leur faisais signe de ne pas rester dans le passage pour ne pas les éclabousser. Mais ils ne comprenaient rien. Et flaaaff, une énorme giclée de boue leur pétait à la gueule. Raison de plus pour ne pas s’arrêter. De toute façon je n’avais pas le choix. Il ne fallait surtout pas que je ralentisse. Je n’avais aucune chance de conserver mon équilibre à basse vitesse. Le risque était trop grand de finir allongés dans la boue avec les gosses. C’était juste insupportable. S’il y avait un gramme d’homosexualité en moi, il venait de couler sur le réservoir de la moto, avec un demi-litre de sueur trouble, pleine d’urée et de sel minéraux, irisé par l’essence mal raffinée qu’on nous vendait dans des bouteilles en verre fermée par des petits morceaux de chiffon. Ces bicoques, c’était pas des stations essence, mais des superettes bourrées de cocktails Molotov géants !
En Indo, c’était toujours la même histoire, un jour un type était arrivé dans un village avec une planche sous le bras. II avait demandé si quelqu’un avait une piaule à lui louer pour quelques jours, et puis il n’était reparti que deux mois plus tard. Les habitants du village avaient eu, grâce à ce type, une première idée de ce que les étrangers pouvaient vouloir. Manger, surfer, dormir, boire des bières, se faire masser. Jouer dans les vagues ne leur était jamais venu à l’idée avant. La mer c’était plutôt un espace de travail ou se jouait la survie du groupe. Mais les temps changeaient et vite. Au village, les boardshorts commençaient à remplacer les sarongs.
Il avait fallu que je vienne jusqu’ici pour comprendre ça. Cette putain de piaule moisie c’était plus mon monde, ça ne l’avait jamais été. Il y en a qui on besoin de ça pour se dépayser. Peut être. Moi-j’avais ma dose.
Cette année à part le gros, il n’y avait que quelques surfeurs étrangers à la guesthouse. Les locaux, bizarrement, ne surfaient pas encore. Mais ça ne tarderait pas à arriver. » - Indo 2010 -
( publié dans Surf Session #mai 2014)