Septembre 2018/ mercredi26 fevrier2020. Cher blaireau, Par une chaude après midi en Beauce, Je t’ai aperçu au bord d’une route communale. Le temps de la moisson était passé Et tu as été fauché… Ta silhouette brune scintillait au loin dans la plaine Ton pelage vibrait sous un vent tiède Ta gueule béante; comme s’il t’avait fallu inspirer encore et encore, de l’air! Elle t’a tapée (la voiture?) Cette pute de ferraille. Mon pauvre! t’as du morfler avant trépas Ne pouvant te sauver, je t’ai récolté… « Do do, l’enfant do…. » puis je t’ai allongé dans une grange «Qui va faire dodo… » Depuis le temps, tu as trouvé apaisement « Dors mon poulot » Demain, c’est le mercredi des cendres.
















