Morts pour morts, ils seront morts vaccinés ! – Monde paranoïaque au sens où l'entend la psychologue Ariane Bilheran. Un bel exemple de paranoïa est Catherine Rostopchine, mère de Sophie (la célèbre comtesse de Ségur) qui force Lise, sa fille cadette, à « mourir catholique », lui imposant l’hostie en extrême onction. Elle déclare : « Lise est morte, mais rassurez-vous, elle est morte catholique ! (1) » Lise recracha l'hostie dans un flot de sang. Elle était atteinte de phtisie, une maladie des poumons qui emporta aussi Sophie de Ségur. Catherine Rostopchine, qualifiée de « despote femelle » par Lydie, l'une de ses petites-filles, fait primer son délire sur le reste. Vers la fin de sa vie, elle vit en recluse – en bonne paranoïaque, telles Adèle Hugo et Camille Claudel – n'osant presque plus sortir, faisant déporter ses serfs à tour de bras vers la Sibérie. Réclusion volontaire et rejet d'autrui... nous y sommes. — (1) Marie-Louise Audiberti : Sophie de Ségur née Rostopchine l'inoubliable Comtesse. Ses anges, ses diables. Ed. Stock 1981. — ‣ https://fr.wikipedia.org/wiki/Ekaterina_Rostoptchina















