Structure #1
04.03.2020
J’ai emprunté le recueil de nouvelles Silhouette, de Jean-Claude MOURLEVAT à la bibliothèque.
Je vais pouvoir étudier les structures des histoires courtes.
Silhouette (20 pages)
Première phrase : “Pauline Dewinckers ne lisait pas la presse gratuite.”
Puis “Si elle ouvrit le journal ce soir-là, en rentrant de son travail, [...]”
L’héroïne trouve une annonce dans un journal à propos d’un film que son acteur favori tourne dans sa ville. Sur une autre annonce, elle voit qu’on cherche des figurantes et décide de participer. Elle est reçue, passe même de figurante à silhouette. Une fois au cinéma, elle réalise qu’on l’a prise pour un défaut physique (strabisme) pour jouer une femme laide.
Procédé : Le nom complet du personnage pour ouvrir l’histoire. Elle fait une action inhabituelle (lire un journal gratuit) ce qui laisse présager un événement inhabituel qui en découle.
Situation du personnage principal : elle s’imagine en couple avec l’acteur alors que lui est une star et elle “employée de la Caisse d’Epargne place de la République à Saint Etienne. Et par ailleurs, elle était déjà prise.”
Elle rentre et montre le journal à son mari ; son “fils de onze ans” commente l’annonce. On parle aussi de sa collègue Sylvie qui la remplace à la banque, plus tard.
1 - Premier article lu au hasard parce qu’elle ne le fait pas d’habitude (destin), son acteur préféré tourne dans sa ville (palier 1).
Attente du lecteur : elle va le voir
2 - Second article lu dans une salle d’attente de dentiste, ils cherchent des figurantes dans sa tranche d’âge (palier 2).
Attente du lecteur : elle va participer et être ravie ou déçue
2 bis- Elle est pré-sélectionnée, passe le casting, est reçue.
3 - La dir. cast la rappelle pour lui proposer un rôle de silhouette, seule avec l’acteur, dans un lit. Il ne la touchera pas.
-> sentiments mitigés de Pauline, qui ne sait si elle doit être ravie ou regretter.
- > engouement des personnages secondaires (banque + école du fils), tout le monde la prend pour une actrice qui partage l’affiche avec l’acteur principal.
-> elle se fait belle pour le tournage (coiffeuse, maquillage) et la prod lui envoie un taxi pour aller dans une superbe demeure bourgeoise où se tourne le film (idée de luxe, elle va vivre un moment incroyable)
4 - Tournage. Ils se disent juste bonjour. Elle le trouve ordinaire. Il lui caresse la nuque et elle doit se retourner. Après plusieurs prises, ils font bouger Pauline et cette prise est la bonne.
(Element qui semble simplement une anecdote de narration mais qui est la clef de l’histoire)
-> Elle rentre, on la questionne, elle remarque que cet instant incroyable de sa vie est tout à fait insignifiant pour les gens du tournage.
5- “Le film La Faute de Sophie Kleyn, avec Pierre Birabet dans le rôle principal, sortit dans cent soixante-cinq salles de France à l’automne suivant.” On parle de la sortie du film en général puis de Pauline qui s’y rend avec son entourage.
On découvre dans quelle partie elle apparaît. Moment humiliant : (plot twist 1) le personnage qu’on lui fait jouer arrive après des femmes de plus en plus laides.
Les gens rient. Humiliation totale. On comprend qu’elle est laide. On voit les états par lesquels elle passe.
6 - Elle écrit une lettre : “Cher Pierre Birabet”. La lettre fait deux pages de la nouvelle. Pauline y explique qu’elle a un strabisme de naissance qu’elle a travaillé dur pour corriger mais qui revient quand elle regarde selon un certain angle. La réalisatrice l’a vu et s’en est servi pour le film. Lettre très touchante.
Plot twist 2, car le lecteur découvre seulement là ce qui s’est passé sur le tournage, et ce que Pauline et les autres ont vraiment vu au cinéma !
Fin de la nouvelle : On suit le trajet de la lettre, que l’acteur ne reçoit jamais car elle finit à la poubelle. Pauline reçoit une lettre de la maison de prod, pense que c’est une réponse alors que c’est son salaire. Le dernier paragraphe indique en plus que les 145 euros promis étaient brut, Pauline ne touche que 123 euros et 25 centimes.
JE RETIENS :
Le Sujet -> un moment marquant dans la vie de quelqu’un d’ordinaire.
Structure -> en colline. On monte avec le personnage dans l’attente de ce moment et on redescend avec elle après le climax.
Forme : La narration contient deux articles de journaux et une lettre.
Pour plus de réalisme, les lieux cités existent et l’auteur ajoute des détails de vie qui enrichissent le personnage et sa situation (en revenant du casting, elle s’arrête dans un salon de thé prendre un chocolat chaud et manger plusieurs macarons).
On suit les étapes de la création du film : Annonce de l’activité de l’acteur connu, casting, tournage, sortie en salle, accueil du public, paiement tardif de Pauline. On a l’impression que c’est “un vrai film”. Ajoute au réalisme et donc à l’empathie du lecteur qui s’identifie.















