[MAXI] Sello - Memories Vol.2
Après la grande folie qu'a constitué le précèdent post sur les Daft Punk, grâce auquel j'ai gagné 20 millions de followers, revenons à des choses plus confidentielles, et même carrément inconnues au bataillon. Parlons aujourd'hui de Sello sur un ton journalistique. Qui es-tu, Sello ? Consacré comme un "mastermind of deep & soulful music" dans sa bio, il est surtout un illustre inconnu Allemand officiant sur d'obscurs labels aux noms compliqués (du style Wazi Wazi Music). Il a 26 ans, il est barbu et il doit vraisemblablement mixer sur vinyle, allez savoir pourquoi j'ai une intuition.
Sello(r moon) a sorti deux ou trois maxis mais nous allons aujourd'hui parler d'un ep rassemblant 5 de ses titres. Mettons auparavant les choses à leur place : ces 5 titres se ressemblent, et se les enfiler tous à la suite peut sembler indigeste. Mais sélectionnons ensemble le meilleur telles des petites abeilles butineuses et exigeantes.
La meilleure track de l'EP est sans conteste Day Dream, qui paradoxalement à son titre conviendrait plus à une déambulation nocturne. Ouaté, le titre se construit lentement autour d'accords redondants, ça donne envie de mettre le nez sous la pluie à 3h du matin dans un moment de totale contemplation du paysage urbain. Tout est à sa place, la track n'en fait pas trop, c'est mega deep et mega classe.
I Got Love (oui je sais, les noms des tracks sont ridicules mais n'oublions pas qu'on navigue ici dans un genre musical lui même souvent grotesque), est une bonne track. C'est toujours la fête du rhode en veux-tu en voilà mais ça peut donner envie de danser au ralenti en faisant bouger ses petites fesses, pourvu qu'on les laisse ensemble réunies.
Un vocal intéressant, un groove tranquille, passez moi un whisky sans glace ce soir je m’encanaille. On est ici à la limite entre un truc super bien et un truc super lounge vol.67, ambiance changement de couleur rose/bleu/rose/bleu dans des aquariums suspendus au plafond, sofa géant, boissons hors de prix, clientèle craignos, seins refaits.
Mais c'est justement ce qui fait la force de cet EP, il éveille un imaginaire différent tout en gardant un souffle et une chaleur qui ne peut laisse ensensible.
J'ai un peu la flemme de parler des autres tracks, j'ai détecté une basse slappée sur Inside You mais à part cette petite faute de goût la piste est cool, à écouter au bord du piscine ou dans sa baignoire.
Sur Way to Nowhere le rhode se fait plus Garnier qui tente de faire du free jazz, tu vois le style, ça casse pas trois pattes à un canard mais c'est attendrissant, bonne track au final. On ne parlera pas de I'm Your Man, qui contient un shaker et une ambiance bossa nova qui dépasse clairement les limites.
Au final avec 2 bonnes tracks, 2 moyennes et une mauvaise, cet EP obtient la moyenne, que j'arrondirai à la décimale supérieure tel un correcteur de bac en rade de bonne copie. Ca va pas révolutionner l'histoire de la musique mais je suis obligé de faire des reviews molles entre deux avis retentissants, désolé, c'est la vie, et la vie parfois c'est mou aussi.