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nico, 1988 (2018)
nico portrayed by trine dyrholm.
August 2018 U.S. Theatrical Film Releases Directed By Women
August 1 Nico, 1988 dir. Susanna Nicchiarelli (LIMITED)
August 3 The Darkest Minds dir. Jennifer Yuh Nelson (WIDE) Never Goin' Back dir. Augustine Frizzell (LIMITED) The Spy Who Dumped Me dir. Susanna Fogel (WIDE) The Miseducation of Cameron Post dir. Desiree Akhavan (LIMITED)
August 10 Skate Kitchen dir. Crystal Moselle (LIMITED) Madeline's Madeline dir. Josephine Decker (LIMITED)
August 17 To All The Boys I’ve Loved Before dir. Susan Johnson (Netflix only) A Whale of a Tale dir. Megumi Sasaki (LIMITED)
August 24 The Bookshop dir. Isabel Coixet (LIMITED)
Nico, 1988
Our reviews of the weekend’s new releases:
Milla
Cocote
The Miseducation of Cameron Post
Night Comes On
Nico, 1988
Never Goin’ Back
Looking for more? See our streaming picks of the week.
Nico, 1988 (2017) by Susanna Nicchiarelli
Book title: Selected Poems by William Wordsworth
new-to-me #240 - Nico, 1988
Dans Nico, 1988, Susanna Nicchiarelli retrace les trois dernières années de la vie de l’icône des années 60, Christa Päffgen aka Nico, qui après avoir été mannequin puis actrice s’était fait connaître en chantant sur le premier album des Velvet Underground. Mais c’est la carrière solo de la chanteuse qui intéresse Susanna Nicchiarelli et plus particulièrement sa dernière tournée européenne, orchestrée par son manager britannique, un certain Richard. Le film commence à Berlin, à la fin de la seconde guerre mondiale. Christa n’est alors qu’une enfant qui s’interroge sur le bruit au loin, “le bruit de la défaite” d’un Berlin qui explose ramené par le vent, un bruit que Christa ne cessera de chercher jusqu’à la fin de sa vie. Le film qui oscille entre biopic et road movie semble capter la personnalité de Nico, que ce soit avec son fils Ari, être écorché lui aussi, peut-être d’être le fils d’une star et d’en être séparé ou de ne pas être reconnu par celui qui serait son père, un certain Alain Delon, ou sur scène quand elle semble habitée par sa musique. L’actrice danoise Trine Dyrholm qui prête ses traits à la rock star a beau ne pas vraiment lui ressembler joue avec beaucoup de sincérité cette Nico et on croit véritablement au personnage. C’est le concert à Budapest qui est le plus impressionnant, un concert illégal pour lequel Nico en veut beaucoup à Richard, sans doute parce qu’elle a dû laisser tomber son héroïne avant la douane et qu’elle est en manque. Mais le public qui a pris de gros risque pour venir l’écouter est tellement enthousiaste que le concert en est magique, cela transporte Nico qui est en transe pour la première fois depuis longtemps. Elle n’y jouera pourtant qu’un seul titre: “My heart is empty”. Quand la tournée de 1988 se termine et que Nico part en vacances à Ibiza avec son fils Ari, nul ne se doute que ce sera sa dernière. Les portes de la villa d’Ibiza se referment sur elle et le film se termine ainsi. Précipitamment, comme cette mort arrivée précocement d’une artiste qui n’a sans doute jamais eu la reconnaissance qu’elle méritait, trop occultée par son succès premier avec un groupe qui ne lui avait pas survécu.