5-HEADED SHARK ATTACK (2017)
“Quinticéphale”: ce mot est certainement la seule chose que pourra vous apporter ce shark-movie 1000% SYFY, définissant ainsi la créature aux multiples têtes qui fait l’objet de l’intérêt (ou pas) de ce 5-HEADED SHARK ATTACK sans véritable surprise. Après un 2-HEADED SHARK ATTACK (2012) produit par l’évident THE ASYLUM et sa “suite” 3-HEADED SHARK ATTACK en 2015 -starring Danny Trejo- tous deux réalisés par Christopher Ray, un exécutif affilié au dit studio spécialisé dans les mockbusters, le nouveau vilain requin en CGI moisie prend cette fois vie grâce à la caméra de Nico De Leon, parfait inconnu. Vous avez sans doute remarqué que l’image utilisée pour cette review montre bel et bien un requin quadricéphale: ce n’est hélas pas une erreur, car elle est directement tirée du film. On va vous expliquer: Nico De Leon passe du “3-HEADED” au “5-HEADED” en présentant le monstrueux poisson tout d’abord sous cette forme, pour ensuite -SPOILER ALERT INUTILE- nous montrer que la cinquième tête “éclot” à même la queue du requin, la transformant ainsi pour justifier le titre du long-métrage. Ben oui, c’est merdique, mais que voulez-vous, tous les moyens sont bons... 5-HEADED SHARK ATTACK remplit forcément l’intégralité du cahier des charges minable inhérent à ce genre de prod’; SFX vomitifs et flous, incrustations foireuses, bande-son et casting formatés à l’écœurement... on se moque de la pauvre Nikki Howard -au jeu mauvais mais au physique faisant penser à un clone raté de Gal Gadot- qui en fait des tonnes jusqu’à crisper le spectateur subissant ce visionnage; mais celui qui s’en tire le mieux est sans conteste Chris Bruno -un habitué des séries tv- qui prend un plaisir fou à jouer le vieux briscard chasseur de squales. Cool mais arrivant trop tard, l’acteur ne sauve pas le film de sa pauvreté. Puerto Rico est ressassé, mais nous n’aurons que des stock-shots recyclés pour nous le faire croire. Les acteurs se jettent dans la flotte pour simuler un accident, vieille shakycam pour essayer de donner illusion: rien n’y fait, c’est naze. Rigolo la première fois, usant les prochaines. Malgré ça, 5-HEADED SHARK ATTACK n’atteint hélas pas le level joyeux d’un bordélique MEGA PIRANHA (2010) ou d’un MEGA SHARK VS GIANT OCTOPUS (2009) avec Lorenzo Lamas par exemple, et se contente de s’ajouter à la loooooooongue liste de nanars sans âme qui étoffent en permanence le catalogue infini de l’association lucrative (?) SYFY/THE GLOBAL ASYLUM. 5-HEADED SHARK ATTACK est donc un ratage industriel à la sympathie bien en-dessous de la moyenne. A voir en VF pour en tirer une minime sensation digne d’un placebo numéroté. Presque de quoi nous faire acheter 47 METERS DOWN (2017) pour pallier à l’affront. C’est bas, hein?
PAS LE TEMPS DE SE REQUINQUER /20