C’est là-bas que tu es entré tout entier dans le nom qui est tien, que tu as marché d’un pas sûr vers toi-même, que les marteaux se sont balancés librement dans le beffroi de ton silence, que le tout juste entendu est soudain venu jusqu’à toi que le déjà mort t’a aussi entouré de son bras, et vous êtes allé trois en un dans le soir.
Paul celan, “Compte les amandes”, Choix de poèmes, Gallimard, 1998










