L'atelier de Valère Novarina Photo : Benoît Galibert
seen from China

seen from United States

seen from Italy
seen from Türkiye
seen from Croatia
seen from United Kingdom
seen from Australia
seen from United States

seen from United Kingdom
seen from Thailand

seen from United States
seen from Malaysia

seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Singapore

seen from United States
seen from Russia

seen from United States
L'atelier de Valère Novarina Photo : Benoît Galibert
Viry-Chatillon.
Je continue, je quitte ma langue, je passe aux actes, je chante tout, j’émets sans cesse des figures humaines, je dessine le temps, je chante en silence, je danse sans bouger, je ne sais pas où je vais, mais j’y vais très méthodiquement, très calmement : pas du tout en théoricien éclairé mais en écrivain pratiquant, en m’appuyant sur une méthode, un acquis moral, un endurcissement, en partant des exercices et non de la technique ou des procédés, en menant les exercices jusqu’à l’épuisement : crises organisées, dépenses calculées, peinture dans le temps, écriture sans fin ; tout ça, toutes ces épreuves, pour m’épuiser, pour me tuer, pour mettre au travail autre chose que moi, pour aller au-delà de mes propres forces, au-delà de mon souffle, jusqu’à ce que la chose parte toute seule, sans intention, continue toute seule, jusqu’à ce que ce ne soit plus moi qui dessine, écrive, parle, peigne. Établir toute une chronologie d’horaires minutieux, pour être hors du temps. Placer devant soi mille repères pour se perdre. »
L’atelier de Valère Novarina © Benoit Galibert
"Lire, c'est changer de corps; c'est faire un acte d'échange respiratoire, c'est respirer dans le corps d'un autre. Il n'y a pas de lecteur, d'écrivain, mais deux voyageurs arrachés à un monde, départis, l'un et l'autre vêtus de langues, toute leur chair n'étant que de mots. Entre les deux, en lisant, en écrivant, il se produit de l'homme, il naît de l'homme en parlant. Il y a une naissance et une renaissance, un croisement d'amour, et un resurgissement perpétuel dans l'écriture. L'écriture est résurrectionnelle." V. Novarina, "Chaos", Le théâtre des paroles, 1989.
Thonon-les-Bains, la maison de la culture.
Archi: Maurice Novarina.