Au cœur et au souffle, il faut enfin adjoindre le mouvement du pied, la rythmique étant perçue par le corps et ce qu’on nomme à juste titre le « pied » d’un vers qui est en réalité un pas. Le rythme est donc le jeu du battement du cœur, du mouvement du souffle et le pas. Rien de plus concret ! La poésie parce qu’elle est au premier chef une question de rythme –et non de militantisme social ou religieux, idéologique ou intellectuel– nous concerne au plus vif de notre corps. 
Fabrice Midal. Pourquoi la poésie ? 2010












