Costanzo GOLETTO, soldat de Napoléon, a combattu en Espagne
Costanzo GOLETTO, soldato di Napoleone, combatté in Spagna
Costanzo GOLETTO est un des arrière-grands-pères du grand-père maternel de mon mari, Domenico GOLETTO. Il est né le 10 novembre 1792 à Rittana. Il était le fils de Ludovico GOLETTO et de Margarita OCCELLI.
Il n’avait pas encore quatre ans, lorsque son territoire a été livré aux Français par l’armistice de Cherasco, le 28 avril 1796. Cela concernait la place forte de Cuneo, mais aussi celles d’Alexandrie et de Tortone. Cela faisait suite à la bataille de Mondovi le 21 avril 1796, où l’armée française de Bonaparte a livré combat contre les troupes du royaume de Sardaigne auquel appartenait le Piémont.
Après avoir fait partie d’une éphémère république piémontaise puis une république subalpine, les habitants de Rittana ont appartenu à un département français, le département de la Stura, à partir du 11 septembre 1802.
Lorsque Costanzo est entré dans l’année de ses vingt ans, il a passé le conseil de révision et a été déclaré apte. Il faisait partie de la classe 1813 et portait le numéro 119 sur la liste de désignation du canton de Borgo san Dalmazzo (devenue Bourg Saint Dalmas sous l’Empire) dont faisait partie Rittana.
Je me demande comment Costanzo a vécu cette sélection. Etait-ce une satisfaction d’être bien constitué et en bonne santé ou un échec de ne pas avoir réussi à se faire réformer ? Dans l’Annuaire Statistique du Département de la Stura pour l’an 1809, il est fait mention de 39% de réformés en 1806 pour l’arrondissement de Coni, de 44% en 1807, de 53% en 1808 et de 60% en 1809. Les principales causes de réforme étaient la taille insuffisante pour environ la moitié puis les difformités et les infirmités parmi lesquelles on trouvait les fièvres intermittentes, les hernies, les goitres, le scorbut ou les plaies aux jambes. La taille des conscrits de l’arrondissement de Cuneo variait entre 1m50 et 1m71. La taille minimale requise qui avait été fixée par le décret du 29 décembre 1804 à 1,544 m a ensuite été abaissée à 1,488 m par instruction du 1er novembre 1811.
Costanzo a rejoint le 114° régiment d’infanterie de ligne le 23 décembre 1812, sous le numéro matricule 8936. Guglielmo OCCELLI, un autre jeune de Rittana, né le 25 mars 1793, l’accompagnait parmi les plus de 200 conscrits originaires du département de la Stura qui ont rejoint le 114° le même jour. La fiche matricule de Costanzo nous donne sa description physique. Il mesure 1m 57, il a le visage maigre, le front bas, la bouche petite et le menton rond, ses yeux, cheveux et sourcils sont châtains et il a le teint coloré.
fiche matricule de Costanzo Goletto (source Mémoire des Hommes)
Les nouvelles recrues du 114° ont rejoint le dépôt de Mont de Marsan. Guglielmo OCCELLI, appartenant au 5° bataillon, y restera jusqu’à ce qu’il soit intégré dans le 115°, le 8 février 1813 mais Costanzo GOLETTO rejoindra les troupes françaises à La Font de la Figuera, dans la province de Valence.
Costanzo appartenait au 4° bataillon, à la 4° compagnie de voltigeurs du 114° régiment d'infanterie de ligne
Tout comme une partie du Piémont, l’Espagne avait été annexée par la France. Joseph BONAPARTE, le frère de Napoléon était devenu roi d’Espagne en 1808 mais la population espagnole n’a jamais accepté l’occupation des Français. La guerre commença dès 1808 lorsque Madrid se souleva contre l’armée française occupant la capitale espagnole puis l’insurrection gagna tout le pays.
drapeau du 114° régiment d'infanterie de ligne (source Wikipedia)
D’après l’historique du 114° régiment d’infanterie de ligne rédigé par le capitaine M. J. BERTAUX, en 1892, ce régiment fut organisé le 30 août 1808 au camp de Miranda sur l’Ebre. Cela faisait donc plus de quatre ans et demi qu’il livrait des combats en Espagne lorsque Costanzo l’a rejoint.
A La Font de la Figuera, l’armée française, commandée par le maréchal SUCHET faisait face aux armées alliées (britanniques, espagnoles et portugaises). Ces armées s’observaient, se déplaçaient, essayaient d’attaquer en prenant l’ennemi à revers ou en l’encerclant. Leur quotidien était aussi de trouver des vivres pour les troupes et les chevaux et de renforcer leurs défenses en consolidant des forts.
carte réalisée avec l'aide de Gemini
Les troupes ennemies étaient positionnées à Villena, à 26 km plus au sud. Dans les premiers jours d’avril 1813, une division espagnole a pris place à Yecla, à 24 km plus à l’ouest de Villena. Dans la nuit du 10 avril 1813, le maréchal SUCHET qui espérait pouvoir enlever cette division usa de ruse en se déplaçant plus en avant de 16 km vers le sud-ouest, pour se positionner à Caudète. Ainsi, les troupes de Villena se porteraient au secours de la division de Yecla. Mais l’ennemi n’avait pas prévu qu’une troupe d’élite se déplacerait à marche rapide sur Yecla. C’est ainsi que mille hommes ont été faits prisonniers par les Français à Yecla et mille autres hommes qui étaient restés dans le château de Villena ont également été capturés.
Les Anglais avaient pris position sur des hauteurs d’un accès difficile, au défilé de Biar. Le 12 avril 1813, le général ROBERT, avec les 114° et 121° régiments attaqua le centre de la ligne ennemie tandis que 500 voltigeurs dont peut-être Costanzo, contournaient cette ligne. Les Anglais battirent en retraite pour se retirer à Castalla. Les Français firent une centaine de prisonniers ennemis.
Le 13 avril 1813, l’armée ennemie tenait toujours Castalla. Les Français ne pouvaient juger de ses forces car elle était cachée derrière une montagne. Le maréchal SUCHET envoya sa cavalerie vers Onil pour explorer la plaine et détacha 600 voltigeurs qui devaient prendre à revers la gauche des ennemis sur la montagne. Ils rencontrèrent une vive résistance et leur commandant, le colonel ARBOD du 114° fut tué. Le général ROBERT se porta au secours des voltigeurs avec quatre bataillons mais ils essuyèrent le feu de l’ennemi et furent contraints d’abandonner et de redescendre la montagne, laissant un grand nombre de blessés et de tués.
Selon le maréchal SUCHET, l’armée française a perdu 800 hommes sur ces trois jours de combats, à Yecla, Villena, Biar et Castalla, du 11 au 13 avril 1813, mais, en réalité, on peut estimer le nombre de blessés ou de tués à 1300.
marche du 114° régiment d'infanterie de ligne ( source: historique du 114° régiment d’infanterie de ligne sur Gallica)
L’armée française était attaquée de partout et les troupes devaient se déplacer en fonction des besoins. C’est ainsi que le 31 mai 1813, le 114° et plus généralement le 3° corps d’armée auquel il appartenait, embarquait à Alicante pour se rendre à Tarragone.
Dès le 3 juin 1813, le maréchal SUCHET dirigeait à marche forcée vers Tortosa, la division MUSNIER à laquelle appartenait le 114° ainsi qu’une brigade de cavalerie. Il laissa, à Tortosa, située sur la rive gauche de l’Ebre, une garnison de 4500 hommes dont quatre compagnies du 4° bataillon du 114° avec le général ROBERT. Les grenadiers de la 1° compagnie et les voltigeurs de la 4° compagnie dont faisait partie Costanzo furent placés dans la 1° brigade commandée par le colonel POCHET.
Le 5 août 1813, le général ROBERT était informé que le général espagnol ELIO, à la tête de 1200 hommes à Amposta, sur la rive gauche de l’Ebre, réunissait un certain nombre de bateaux pour traverser le fleuve. Il prit la décision de détruite les embarcations. Le colonel POCHET, à la tête de sa brigade se porta rapidement sur Amposta et mit le feu à quinze grandes barques et à un navire anglais armé de deux caronades de 24 (pièces d’artillerie courte). Une centaine d’Espagnols ont été faits prisonniers.
carte réalisée avec l'aide de Gemini
Le 19 août 1813, une division espagnole s’apprêtait à embarquer une nouvelle fois. A 3h du matin, le colonel POCHET quitta Tortosa avec sa brigade et surprit l’ennemi à la tour de Saint Onofre, à Campredo, au sud de Tortosa. Le bataillon du 114° qui était à l’avant, attaqua vigoureusement. L’ennemi a eu 800 hommes hors de combat et les Français ont eu 12 soldats blessés ou tués.
Parmi les blessés du 4° bataillon du 114°, des camarades de Costanzo, originaires du département de la Stura sont morts à l’hôpital de Tortosa :
Stefano BELIARDO né le 26 juillet 1792 à Busca, fusilier, est mort le 2 septembre 1813
Giovanni Matteo OLLIVERO né le 20 mars 1793 à San Damiano et Carlo Antonio RICHELMI né le 30 juillet 1793 à Boves, tous deux voltigeurs, sont morts le 8 septembre 1813
Giuseppe MILLO né le 18 mai 1793 à Castelmagno, grenadier, est mort le 14 septembre 1813
Nicolai GIORDANO né le 2 octobre 1793 à Vernante, grenadier, est mort le 3 octobre 1813
Giuseppe Maria MARINO né le 17 août 1793 à Vinadio, voltigeur, est mort le 6 octobre 1813
Spirito Antonio GOLLE né le 2 mai 1792 à Monterosso, fusilier, est mort le 11 octobre 1813
carte réalisée avec l'aide de Gemini
Le 15 octobre 1813, le général ELIO prend position dans les faubourgs de Jesus et de Las Roquetas, sur la rive droite de l’Ebre, au nord-ouest de Tortosa. Le bataillon du 114° réussit à arrêter pendant quelques temps les efforts de l’ennemi afin de permettre au général ROBERT de prendre ses positions et de repousser les Espagnols. Ces derniers ont eu 600 blessés ou tués tandis que les Français ont déploré 2 tués et 34 blessés. Sont morts à l’hôpital de Tortosa :
Le 15 octobre 1813 : Michele Antonio GIORDANENGO né le 10 juillet 1793 à Cervasca, fusilier
Le 18 octobre 1813 : Giovanni BIANCO né le 3 janvier 1793 à Celle di Macra, voltigeur
Le 20 octobre 1813 : Stefano PAVESIO né le 20 octobre 1793 à Roccasparvera, fusilier
Suite à l’abdication de Napoléon I° par le traité de Fontainebleau signé le 11 avril 1814, la garnison de Tortosa s’est rendue, par étapes, à Perpignan ; partie le 17 mai elle atteindra sa destination finale le 31 mai 1814.
Costanzo Goletto a vécu plus de dix mois dans la forteresse de Tortosa, dominant la ville et l’Ebre.
La place de Tortosa n’avait été approvisionnée en vivres que pour une période de six mois. La garnison du général ROBERT y est restée plus de dix mois. Il a fallu réduire la ration de chaque soldat à 16 onces de pain, 2 onces de thon ou de morue et 3 onces de légumes par jour, soit respectivement 480 gr de pain, 60 gr de poisson et 90 gr de légumes. Heureusement, les sorties continuelles de la garnison ont permis de faire entrer dans la place des légumes frais, des fourrages et du grain.
carte d'Espagne montrant les deux zones où Costanzo a combattu ainsi que la ville de Perpignan qu'il a rejoint à pied de Tortosa (carte réalisée avec l'aide de Gemini)
Costanzo GOLETTO sera congédié comme étranger le 8 juillet 1814, les départements français du Piémont étant redevenus italiens après l’installation de Louis XVIII sur le trône de France.
De retour à Rittana, Costanzo s’est marié avec Anna GARINO, une jeune-fille de Bernezzo et a eu plusieurs enfants dont Margherita, l’arrière-arrière-grand-mère de mon mari. Les descendants de ses frères Giovanni Maria et Costanzo ont fait souche à Tourrettes, dans le Var tandis que ceux de Margherita s’installaient plus tardivement à Hyères.
acte de décès de Costanzo (source: https://antenati.cultura.gov.it/)
Costanzo GOLETTO est décédé le 25 septembre 1878 à Rittana. Il allait bientôt avoir quatre-vingt-six ans.
Costanzo GOLETTO è uno dei bisnonni del nonno materno di mio marito, Domenico GOLETTO. Nacque il 10 novembre 1792 a Rittana, figlio di Ludovico GOLETTO e Margarita OCCELLI.
Non aveva ancora quattro anni quando il suo territorio fu ceduto ai francesi con l'armistizio di Cherasco del 28 aprile 1796. Questo includeva la fortezza di Cuneo, così come quelle di Alessandria e Tortona. La cessione seguì la battaglia di Mondovi del 21 aprile 1796, in cui l'esercito francese di Bonaparte si scontrò con le truppe del Regno di Sardegna, a cui apparteneva il Piemonte.
Dopo essere stati parte di una breve repubblica piemontese e poi di una repubblica subalpina, gli abitanti di Rittana appartenevano a un dipartimento francese, il dipartimento della Stura, dall'11 settembre 1802.
Quando Costanzo compì vent'anni, si presentò alla commissione di leva e fu dichiarato idoneo al servizio. Faceva parte della classe del 1813 e portava il numero 119 nella lista di leva del cantone di Borgo San Dalmazzo (che divenne Bourg Saint Dalmas sotto l'Impero), a cui apparteneva Rittana.
Mi chiedo come Costanzo abbia vissuto questa selezione. Fu motivo di soddisfazione essere ben piazzato e in salute, o di delusione per non essere riuscito a superare la prova di leva? L'Annuario statistico del dipartimento di Stura per l'anno 1809 riporta che nel 1806 il 39% delle reclute della provincia di Cuneo fu scartato dal servizio militare, il 44% nel 1807, il 53% nel 1808 e il 60% nel 1809. Le principali cause di scarto erano l'altezza insufficiente (per circa la metà di loro), seguita da deformità e infermità, tra cui febbri intermittenti, ernie, gozzi, scorbuto e piaghe alle gambe. L'altezza delle reclute nella provincia di Cuneo variava da 1,50 metri a 1,71 metri. L'altezza minima richiesta, inizialmente fissata a 1,544 m dal decreto del 29 dicembre 1804, fu successivamente abbassata a 1,488 m da un'istruzione del 1° novembre 1811.
Costanzo si arruolò nel 114° Reggimento di Fanteria di Linea il 23 dicembre 1812, con il numero di matricola 8936. Guglielmo OCCELLI, un altro giovane di Rittana, nato il 25 marzo 1793, lo accompagnò tra gli oltre 200 coscritti della regione di Stura che si unirono al 114° reggimento quello stesso giorno. Il fascicolo di servizio di Costanzo ne fornisce la descrizione fisica: era alto 1,57 m, con un viso magro, fronte bassa, bocca piccola e mento rotondo. Aveva occhi, capelli e sopracciglia castani e un colorito rubicondo.
certificato di servizio militare di Costanzo Goletto (fonte: Mémoire des Hommes)
Le nuove reclute del 114° Reggimento si unirono al deposito di Mont-de-Marsan. Guglielmo OCCELLI, appartenente al 5° Battaglione, vi rimase fino all'8 febbraio 1813, quando venne integrato nel 115° Reggimento, mentre Costanzo GOLETTO si unì alle truppe francesi a La Font de la Figuera, nella provincia di Valencia.
Costanzo apparteneva al 4° Battaglione Voltigeur del 114° Reggimento di Fanteria di Linea
Come parte del Piemonte, la Spagna era stata annessa alla Francia. Giuseppe BONAPARTE, fratello di Napoleone, era diventato re di Spagna nel 1808, ma la popolazione spagnola non accettò mai l'occupazione francese. La guerra iniziò nel 1808, quando Madrid si ribellò all'esercito francese che occupava la capitale spagnola, e l'insurrezione si diffuse poi in tutto il paese.
bandiera del 114° Reggimento di Fanteria di Linea (fonte: Wikipedia)
Secondo la storia del 114° Reggimento di Fanteria di Linea, scritta dal Capitano M. J. BERTAUX nel 1892, questo reggimento fu organizzato il 30 agosto 1808 presso l'accampamento di Miranda, sul fiume Ebro. Combatteva quindi in Spagna da oltre quattro anni e mezzo quando Costanzo vi si unì.
A La Font de la Figuera, l'esercito francese, comandato dal Maresciallo SUCHET, si trovò di fronte agli eserciti alleati (britannico, spagnolo e portoghese). Questi eserciti si osservavano a vicenda, si muovevano e tentavano di attaccare aggirando o accerchiando il nemico. I loro compiti quotidiani includevano anche il reperimento di viveri per le truppe e i cavalli e il rafforzamento delle difese rinforzando i forti.
mappa creata con l'aiuto di Gemini
Le truppe nemiche erano schierate a Villena, 26 km più a sud. Nei primi giorni di aprile del 1813, una divisione spagnola prese posizione a Yecla, 24 km più a ovest di Villena. La notte del 10 aprile 1813, il maresciallo SUCHET, sperando di catturare questa divisione, mise in atto uno stratagemma spostandosi di 16 km più a sud-ovest per posizionarsi a Caudète. Il piano prevedeva che le truppe di Villena accorressero in aiuto della divisione di Yecla. Tuttavia, il nemico non aveva previsto che una forza d'élite avrebbe marciato rapidamente su Yecla. Di conseguenza, mille uomini furono fatti prigionieri dai francesi a Yecla, e altri mille uomini rimasti nel castello di Villena furono anch'essi catturati.
Gli inglesi avevano preso posizione sulle alture difficilmente accessibili della gola di Biar. Il 12 aprile 1813, il generale ROBERT, con il 114° e il 121° Reggimento, attaccò il centro della linea nemica, mentre 500 fanti leggeri, tra cui forse Costanzo, la aggiravano. Gli inglesi si ritirarono a Castalla. I francesi fecero circa un centinaio di prigionieri nemici.
Il 13 aprile 1813, l'esercito nemico occupava ancora Castalla. I francesi non potevano valutarne la forza poiché era nascosto dietro una montagna. Il maresciallo SUCHET inviò la sua cavalleria verso Onil per ricognire la pianura e distaccò 600 fanti leggeri per aggirare il fianco sinistro nemico sulla montagna. Incontrarono una feroce resistenza e il loro comandante, il colonnello ARBOD del 114° Reggimento, fu ucciso. Il generale ROBERT accorse in aiuto della fanteria leggera con quattro battaglioni, ma anche questi finirono sotto il fuoco nemico e furono costretti ad abbandonare l'avanzata e a ritirarsi giù dalla montagna, lasciandosi alle spalle un gran numero di feriti e morti.
Secondo il maresciallo SUCHET, l'esercito francese perse 800 uomini durante i tre giorni di combattimenti a Yecla, Villena, Biar e Castalla, dall'11 al 13 aprile 1813, ma in realtà il numero dei feriti e dei morti si aggira intorno ai 1.300.
marcia del 114° Reggimento di Fanteria di Linea (fonte: storia del 114° Reggimento di Fanteria di Linea su Gallica)
L'esercito francese era sotto attacco da ogni lato e le truppe dovevano spostarsi in base alle necessità. Pertanto, il 31 maggio 1813, il 114° Reggimento, e più in generale il III Corpo d'Armata a cui apparteneva, si imbarcarono ad Alicante diretti a Tarragona.
Già il 3 giugno 1813, il Maresciallo SUCHET guidò la Divisione MUSNIER, che comprendeva il 114° Reggimento e una brigata di cavalleria, in una marcia forzata verso Tortosa. Lasciò una guarnigione di 4.500 uomini a Tortosa, situata sulla riva sinistra dell'Ebro, tra cui quattro compagnie del 4° Battaglione del 114° Reggimento al comando del Generale ROBERT. I granatieri della 1ª Compagnia e i voltigeurs della 4ª Compagnia, tra cui Costanzo, furono assegnati alla 1ª Brigata comandata dal Colonnello POCHET.
Il 5 agosto 1813, il generale ROBERT fu informato che il generale spagnolo ELIO, a capo di 1.200 uomini ad Amposta, sulla riva sinistra dell'Ebro, stava radunando diverse imbarcazioni per attraversare il fiume. Decise quindi di distruggere le navi. Il colonnello POCHET, al comando della sua brigata, avanzò rapidamente su Amposta e diede fuoco a quindici grandi imbarcazioni e a una nave inglese armata con due carronate da 24 libbre (pezzi di artiglieria corti). Circa cento spagnoli furono fatti prigionieri.
mappa creata con l'aiuto di Gemini
Il 19 agosto 1813, una divisione spagnola si preparava a imbarcarsi nuovamente. Alle 3:00 del mattino, il colonnello POCHET lasciò Tortosa con la sua brigata e sorprese il nemico presso la torre di Saint Onofre, a Campredo, a sud di Tortosa. Il battaglione del 114° reggimento, che era in testa all'attacco, contrattaccò con vigore. Il nemico subì 800 perdite, mentre i francesi ebbero 12 tra feriti e morti.
Tra i feriti del 4° Battaglione del 114° Reggimento di Fanteria, diversi commilitoni di Costanzo, originari della regione della Stura, morirono all'ospedale di Tortosa:
Stefano BELIARDO, nato il 26 luglio 1792 a Busca, fuciliere, morì il 2 settembre 1813.
Giovanni Matteo OLLIVERO, nato il 20 marzo 1793 a San Damiano, e Carlo Antonio RICHELMI, nato il 30 luglio 1793 a Boves, entrambi voltigeurs (fanti leggeri), morirono l'8 settembre 1813.
Giuseppe MILLO, nato il 18 maggio 1793 a Castelmagno, granatiere, morì il 14 settembre 1813.
Nicolai GIORDANO, nato il 2 ottobre 1793 a Vernante, granatiere, morto il 3 ottobre 1813.
Giuseppe Maria MARINO, nato il 17 agosto 1793 a Vinadio, volteggiatore, morto il 6 ottobre 1813
Spirito Antonio Golle, nato il 2 maggio 1792 a Monterosso, fuciliere, morto l'11 ottobre 1813
mappa creata con l'aiuto di Gemini
Il 15 ottobre 1813, il generale ELIO prese posizione nei sobborghi di Jesus e Las Roquetas, sulla riva destra del fiume Ebro, a nord-ovest di Tortosa. Il 114° battaglione riuscì a fermare l'avanzata nemica per un certo periodo, permettendo al generale ROBERT di consolidare le sue posizioni e respingere gli spagnoli. Gli spagnoli subirono 600 tra feriti e morti, mentre i francesi ebbero 2 morti e 34 feriti. I seguenti morirono all'ospedale di Tortosa:
15 ottobre 1813: Michele Antonio GIORDANENGO, nato il 10 luglio 1793 a Cervasca, fuciliere
18 ottobre 1813: Giovanni BIANCO, nato il 3 gennaio 1793 a Celle di Macra, voltigeur
20 ottobre 1813: Stefano PAVESIO, nato il 20 ottobre 1793 a Roccasparvera, fuciliere
In seguito all'abdicazione di Napoleone I con il Trattato di Fontainebleau, firmato l'11 aprile 1814, la guarnigione di Tortosa si diresse, a tappe, verso Perpignan; partita il 17 maggio, raggiunse la sua destinazione finale il 31 maggio 1814.
Costanzo Goletto visse per oltre dieci mesi nella fortezza di Tortosa, che dominava la città e il fiume Ebro.
La guarnigione di Tortosa era stata rifornita di viveri solo per un periodo di sei mesi. La guarnigione del generale ROBERT rimase lì per oltre dieci mesi. La razione di ogni soldato dovette essere ridotta a 450 grammi di pane, 55 grammi di tonno o merluzzo e 85 grammi di verdure al giorno, per un totale di 480 grammi di pane, 60 grammi di pesce e 90 grammi di verdure. Fortunatamente, le frequenti sortite della guarnigione permisero l'importazione di verdure fresche, foraggio e cereali.
mappa della Spagna che mostra le due zone in cui Costanzo combatté, nonché la città di Perpignan che raggiunse a piedi da Tortosa (mappa realizzata con l'aiuto di Gemini)
Costanzo GOLETTO fu congedato come straniero l'8 luglio 1814, quando i dipartimenti francesi del Piemonte tornarono sotto il controllo italiano dopo l'ascesa al trono di Luigi XVIII.
Al suo ritorno a Rittana, Costanzo sposò Anna GARINO, una giovane donna del Bernezzo, ed ebbe diversi figli, tra cui Margherita, la bisnonna di mio marito. I discendenti dei suoi fratelli Giovanni Maria e Costanzo si stabilirono a Tourrettes, nella regione del Var, mentre quelli di Margherita si stabilirono in seguito a Hyères.
certificato di morte di Costanzo (fonte: https://antenata.cultura.gov.it/)
Costanzo GOLETTO morì il 25 settembre 1878 a Rittana, all'età di quasi ottantasei anni.












