Au Ministre de la Guerre
Naples, 1er janvier 1807
Monseigneur,
Après une campagne pénible dans la Calabre, je me trouve à Naples sans rien faire, parce qu’il n’y a rien à y faire. Cette oisiveté, jointe à la mollesse du climat, détruit ma santé. Je suis malade, Monseigneur, et je ne puis me rétablir à moins que Votre Excellence ne daigne me tirer d’ici. Les médecins tous d’une voix assurent qu’il faut pour me guérir un air moins tiède que celui-ci et une vie plus active. Je vous supplie donc, Monseigneur, si cela peut s’accorder avec le bien du service, de me faire passer à la Grande armée.
Salut et respect
Courier Chef d’escadron au 1er régiment d’artillerie à cheval
Naples, January 1st 1807
Monseigneur,
After a painful campaign in Calabria, I find myself in Naples doing nothing, because there is nothing to do. This idleness, along with the languid climate, is destroying my health. I am sick, Monseigneur, and I cannot recover unless Your Excellency deigns to pull me out of here. Doctors are unanimous in saying that my healing requires a less lukewarm air and a more active lifestyle. I beg you, Monseigneur, if this is compatible with the army’s interests, to reassign me to the Grande Armée.
Greetings and respect
Courier Chef d’escadron in the 1st Horse Artillery regiment













