Aujourd'hui, dans le CAC 40 ?
Le CAC 40 est un club très fermé, puisqu'il ne compte que 40 membres triés sur le volet, mais pas hermétique. Quoique, vendredi dernier, le Conseil scientifique des indices (CSI), chargé de choisir les sociétés, a décidé de laisser le CAC 40 tel quel. Le CSI qui regroupe aujourd'hui sept membres (parmi lesquels des représentants des grandes institutions françaises, doit faire une sélection selon deux critères principaux. Le premier est la liquidité, c'est-à-dire le niveau quotidien des échanges, et le second est la capitalisation dite au flottant, soit le montant du capital qui est coté sur les places financières et susceptible d'être échangé. Ensuite, d'autres facteurs, liés au secteur d'activités par exemple, peuvent également intervenir dans le but d'équilibrer un indice qui doit représenter un ensemble large.
C'est sur ces mêmes principes qu'en décembre Alcatel-Lucent avait été remplacé par Gemalto et, qu'il y a tout juste un an, le chimiste belge Solvay qui avait englouti Rhodia un an plus tôt a pris la place de Peugeot.
Mais à quoi s'attendait-on ?
Ils étaient nombreux à avoir prédit qu'il n'y aurait pas de changement. Cependant, STMicroelectronics semblait tout de même proche de la sortie avec une capitalisation de "seulement" un peu plus de 5,5 milliards d'euros, suivi par Accor. On évoquait alors deux valeurs vedettes qui auraient pu être promues. D'un côté, l'éditeur de logiciels Dassault Système qui avait exprimé son intérêt et Iliad, la maison mère de Free, dirigée par Xavier Niel, qui au contraire laissait sous-entendre un refus. Le CSI a donc calmé le jeu et chacun est retourné à son quotidien.
Mais quel est l'intérêt d'y être ?
On pourrait s'étendre sur le prestige mondial de faire partie du top, mais quand on évoque la Bourse, on ne peut pas ne pas parler d'argent. Le fait d'entrer dans le CAC 40 signifie aux yeux des investisseurs que la tendance est bonne, le CSI souhaitant éviter les allers-retours qui pourraient faire penser que leurs choix ne sont pas judicieux. Il y a aussi un effet mécanique. De nombreux produits financiers se basent sur le CAC 40, et d'autres indices incluent le CAC 40. Dans ce cas, à chaque changement, il faut donc intervenir pour rééquilibrer ces produits (assurance-vie, OPCVM, ETF…) en achetant des actions de la société qui entre et s'allégeant sur celle qui sort.
Mais il n'y a pas que le CAC 40, le SBF 120 a ouvert ses portes à un nouvel arrivant d'origine bretonne, puisque l'indice, également très suivi par les professionnels et les particuliers boursicoteurs, a accueilli Gameloft, spécialisé dans les jeux vidéo téléchargeables.