Épisode #50 : La nouvelle économie par Oussama Ammar. (55 min)
Dans cette video, le co-fondateur de TheFamily, explore 3 nouveaux paradigmes qui sont en train de changer notre société :
- Le premier est qu'on ne définit plus les gens par ce qu'ils sont mais par ce qu'ils font. Les nouvelles technologies permettent de tuer la distance entre "la volonté et la réalisation". Cela peut paraître léger, mais ca remet bien en cause notre passion Française pour les titres et les étiquettes.
- Le deuxième bouleversement est la banalisation de quelque chose qui avait encore de valeur il y a 30 ans : l'information. Internet est probablement en train de former, en une génération, plus de personnes qui ne l'ont jamais été dans l'Histoire de l'humanité. Ce n'est pas un changement innocent. La valeur de l'information ne se trouve plus dans sa détention mais dans sa transformation (en action). L'école va devoir se ré-inventer.
- Enfin, le troisième paradigme (qui est aussi la thèses principale de sa société d'investissement) est l'avénement d'un "Age Entrepreneurial" au détriment de "l'Age Industriel". Alors qu'au siècle dernier il fallait produire et vendre, aujourd'hui (avec une simple page web) on peut vendre avant même de produire.
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Le guide Brest Tech+ : et la start up, qu’est-ce que c’est ?
Jeune pousse, fort potentiel, projet innovant…
Il existe plusieurs manières de désigner celle que l’on nomme le plus généralement sous son appellation anglophone : la start up.
Bien qu’il soit aujourd’hui très globalement entendu que la start up procède d’une démarche entrepreneuriale, ce qui la diffère d’une entreprise reste flou pour le plus grand nombre.
Et pourtant, la start up est le centre névralgique de notre candidature à la labellisation French Tech. Car si le label, pour les métropoles qui en bénéficient, profitera au dynamisme d’un écosystème vaste gravitant autour de ces projets innovants , il est conçu, avant tout, pour soutenir le développement des start up en France.
Intimement liée dans les esprits à l’avènement de la fameuse « bulle Internet » des années 2000, dont on fut aussi émerveillé qu’effrayé, on peine encore, en 2015, à envisager clairement la start up et à la dissocier de la seule sphère du web.
Elle est souvent associée à une jeunesse anti conformiste et intrépide. Portée par une aura de rébellion qui inspire autant de méfiance que d’enthousiasme, la start up reste, il faut bien l’admettre, un mystère.
Nouvelle entreprise ? Mini entreprise ?... Entreprise ?
C’est vrai, au fond… Pour commencer, posons-nous la question : la start up est-elle une entreprise ?
La réponse est non.
Si certains croient encore (à tort) que « Start up » est ce qui désigne toute entreprise en construction, d’autres pensent qu’elle consiste nécessairement en une entreprise miniature portée par des génies de l’informatique trentenaires en jeans/baskets.
Entre les deux : une définition plus simple et bien plus vaste, qui nous permet de trancher.
Et d’expliquer que non : la start up n’est pas une entreprise, mais un type très particulier, pour ne pas dire à part, d’entrepreneuriat.
La Start Up - Un modèle économique qui n’existe pas encore
Et, dans le milieu de la start up, on appellera ça « Business Model » : car il faut s’y faire, cet univers se joue des frontières, et l’anglais en est le langage commun.
La définition d’une start up tient en cette phrase, que nous empruntons à Oussama Ammar, Co-Fondateur de The Family :
« Une sart up est une entité sociale qui cherche un business model ; une entreprise est une entité sociale qui exploite et optimise un business model».
Et tout est dit : la start up crée le business model qui n’existe pas encore, alors que l’entreprise applique et améliore un business model existant.
Le business model est l’ensemble des paramètres à travers lesquels l’entrepreneur choisit de développer son projet : objectifs, produits, cibles, moyens, modes de fonctionnement, équipe, axes de développement, etc.
Dans le cas d’une start up, ce business model nouveau doit répondre à deux impératifs : être scalable et “répétable”.
En d’autres termes, le succès de la start up tiendra dans la capacité de son business model à grossir facilement et à se reproduire à plus grande échelle, avec des coûts maitrisés (en somme : fournir les mêmes investissements pour servir 4 utilisateurs que pour en satisfaire 400 000).
Oubliées, donc, les histoires de taille, d’âge, de geeks et même de jeans et baskets. La start up, c’est un choix d’entrepreneur : une manière à part de développer son projet. Certains font le choix de la start up et créent un business model en veillant à ce qu’il soit scalable et répétable. D’autres préfèrent l’entreprise dans laquelle ils créeront de la valeur en améliorant un business model existant.
Dans tous les cas, des idées prennent vie, des emplois se créent et, on l’espère, génèrent du succès pour ceux qui les portent.