Après avoir rejoint Hamilton le temps d'un après-midi de kendo et passé une dernière nuit dans la voiture, j'ai entamé l'ascension du Mont Pirongia dans la forêt du même nom. Plusieurs piste montent au sommet, qui n'est pas très haut (un peu moins de 1000m), j'ai choisi de monter par Bell Track, soit une ascension d'environ 6-8h. La piste me fait passer à proximité des Kaniwhaniwha Cave, une grotte toute en longueur que j'ai rapidement traversée. J'ai également profité d'être en forme et optimiste pour faire un détour à proximité du grand arbre natif de Nouvelle Zélande, un Kahikatea. Après une pause déjeuner rapide (une pomme, faute d'avoir faim) à mi-chemin, la piste à commencé à grimper doucement mais surtout à être particulièrement boueuse. Je me suis retrouvé plusieurs fois dans des flaques de boue épaisse jusqu'à mi-mollet (et je ne parle pas de fromage). Malheureusement en me dégageant de ces flaques je me suis tordu les genoux, le droit en particulier. C'est donc en boitant et les pieds trempés que j'ai atteint le refuge pour la nuit. La première chose que j'ai faite c'est de rincer mes bas de pantalons et chaussettes et chaussures, avec pour résultat d'avoir les mains glacées par l'eau. Une fois à l'intérieur et réchauffé, j'ai dîné et passe la soirée à lire tranquillement dans le refuge, frais mais pas autant que je craignais. Le lendemain matin, j'ai pris mon temps avant de redescendre par Tahuanui Track en passant par le sommet Mt. Pirongia. À l'instar de la veille sur le plus petit sommet adjacent, la vue était très dégagée et je pouvais voir les sommets enneigés de Mt. Taranaki et de Tongariro. J'ai mis un certains temps à redescendre du fait de mes genoux qui, comme je l'ai appris presque deux semaines plus tard, ont une inflammation.