C’est bizarre, les livres, ça parle tout seul.
Pascal Garnier, La Théorie du panda

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C’est bizarre, les livres, ça parle tout seul.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Le ciel est bien forcé de faire le jour mais on sent qu’il n’en a pas particulièrement envie. C’est un ciel de : « Vivement ce soir qu’on se couche. »
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Il y a des gens qui ont besoin de faire, moi, j’ai juste besoin d’être.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Ils pourraient s’entretuer qu’ils ne s’en voudraient pas. C’est la vie, n’est-ce pas ? À force de voyager dans ce wagon qui pue des pieds, on finit par y faire son petit trou d’intimité, on se comprend. D’odeur à odeur, de coups tordus en coups tordus, on se cannibalise l’un l’autre.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
On trinque. C’est fragile, les gens, dur et fragile comme le verre.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Il pleut depuis tôt ce matin, une pluie fine qui s’harmonise parfaitement à la ville, lui donne une certaine élégance, un verni de respectabilité. Il s’en est réjoui dès qu’il a ouvert les yeux, comme de ces chagrins qui font du bien, une compagnie discrète, une présence intime.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Si l’existence n’est qu’un passe-temps, alors rien ne dit qu’il y aura un demain, tout comme on peut douter d’avoir vécu un hier. C’est un jour à tuer quelqu’un sans raison.
Pascal Garnier, La Théorie du panda
Le temps lui appartenait, à elle, rien qu’à elle, elle pouvait en faire ce qu’elle voulait. Cependant, cet immense territoire vierge dont on lui faisait cadeau n’était qu’un gros glaçon flottant sur un océan de vide qui fondait davantage chaque jour. C’était un peu angoissant, elle avait peur de gâcher. Elle n’avait pas l’habitude, c’est encombrant la liberté.
Pascal Garnier, Lune captive dans un oeil mort