Marita, la femme aux souliers roses, m'a marqué. Tant de dévouement et de générosité en une personne, c'est renversant. J'ai fait ce film pour lui rendre un petit hommage. Pour vous présenter cette femme extraordinaire qui fait des choses exceptionnelles. Quelques semaines plus tard, ce film est diffusé. Je reçois les commentaires et les notes des juges: un beau film, un très bon pointage. J'aurais dû sauter de joie. Mais c'est le contraire qui s'est produit. J'étais triste. Triste de savoir que, malgré le bon film, elle, elle était toujours dans sa campagne à Malawi à distribuer prières et bons mots à toutes ces personnes atteintes du sida. Triste de ne pouvoir en faire plus. Triste et impuissant.
Patrick Brunette à propos de Elle, ses souliers Livre souvenir 1995-1996, p. 18





