Calanques 2019 - Sormiou
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Calanques 2019 - Sormiou
Petite vue de mon bureau❤️ . . #juliesarloutte #broderie #embroidery #embroideryart #brodado #portraitartist #fiberart #france #textileart #arttextile #fiberartist #자수 #вышивка #Vancouver #jamesblackgallery #selfpouf #portrait #drawing #dessin #payage #canada (à The James Black Gallery) https://www.instagram.com/p/BxC9ajIlsFO/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=1e59wsep19s7z
Moonlight Shadow - Mike Oldfield
Edinburgh, Scotland // Portobello Beach // (2018)
Holocene - Bon Iver
Edinburgh, Scotland // Princes Street Gardens // (2017)
D’effluves et d’ombres
La cologne sucrée La pisse réchauffée Le cigare humide La banane amollie
Les fils se croisent Le carrefour se vide Les nuages s’émiettent Les lampadaires vacillent
Les silhouettes me mirent Les motos me couinent Les rayures me cèlent Les sens m’échappent
Quand le ciel prend des airs de paysages fantastiques ... #cloud #nuage #sky #ciel #payage #landscape #fantastic #beautiful
La thématique de recherche et sa mise en contexte
Dans le cadre du cours Forum Recherche Création donné cet hiver par Gisèle Trudel (professeur de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM) nous avons a préparer un événement public ou chacun d’entre nous aura a présenter une communication orale sur notre recherche.
Or en première partie, un texte de 500 mots (que voici) énonçant la thématique de notre recherche en la situant dans un contexte tout en prenant conscience des choix opérés.
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Ma recherche s’ancre sur la notion de paysage. Par le biais de propositions sculpturales et installatives, je tente de transmettre les prises de conscience qui découle de mon expérience sur le terrain. Je m’intéresse à l’élaboration des formes par la nature et le temps. De surcroit, la notion de temporalité joue un rôle essentiel sur mon regard du paysage. Car, sous son apparence stable et immuable, c’est à travers le temps que les objets qui le constitue sont voués à disparaitre.
Or, derrière ce flot de transformations continuelles, c’est la matière qui persiste et perdure. Elle se déplace, se transforme et change d’état. Elle est de passage d’un objet à un autre. Celle-ci contiendrait-elle une mémoire de ses passages ancestraux ? La répétition des formes dans la nature à différentes échelles serait-elle le résultat d’un transfert de cette charge mémorielle ? S’agirait-il plutôt d’un principe de réminiscence ou de transduction?
Ma pratique évolue dans un contexte qui emprunte à différentes disciplines qui se rattachent à la compréhension et à l’étude du paysage et de l’environnement. Je puise à travers la géologie, la géomorphologie, la topographie, la minéralogie. Les phénomènes de croissance, de détérioration, de sédimentation, de stratification et plus récemment de cristallisation me sont également des pistes de réflexion. Tout en inscrivant ma recherche dans une approche transdiciplinaire, je m’imprègne de ces disciplines dans lesquelles je puise un vocabulaire plastique et conceptuel que je transpose et personnifie afin de redonner un sens métaphysique de notre environnement.
Sur le plan théorique, ma recherche se rattache fondamentalement aux auteurs qui portent réflexion sur la notion de paysage (J-M. Besse et A. Cauquelin) ainsi que sur le rapport qu’entretient les sociétés Occidentale et Orientale à la nature (A. Berque, F. Cheng). Je m’intéresse également aux pratiques d’artistes qui s’ancre sur la réalité d’environnements (M. Lin, R. Smithson) ou qui portent un intérêt pour la perception sensorielle (A.V. anssens, J. Turrell, O. Eliasson).
Au cours de mes recherches à la maitrise, j’ai dans un premier temps réfléchit à générer de nouvelles formes topographiques par la transcription des cernes de croissances inscrites à même les matériaux (L’île, le glacier, la rivière). Puis, par un désir de minimiser les étapes de travail, ma pratique s’est orientée vers l’élaboration d’une représentation du paysage en effectuant les gestes même de sédimentation et de stratification propre à la formation des sols et des reliefs (Faire paysage).
Ma recherche actuelle se dirige vers une installation regroupant plusieurs propositions en regard des structures cristallines. Dans un premier temps, par l’activation d’efflorescence de sel sur plaques de verre dont l’élaboration s’effectuera tout au cours de la durée de l’exposition. Puis, par des dispositifs optiques tels que des rétroprojecteurs trafiqués projetant des matières en processus ou en fin de cristallisation, ainsi que des kaléidoscopes de grande taille qui engagent l’expérience sensorielle et corporelle du visiteur dans l’espace. L’objectif de cette installation est de transmettre plusieurs seuils de lecture du paysage où celui-ci se construit par l’expérience de la trajectoire d’une proposition sculpturale à une autre.
Estréhem, France