PHILIPPE PASQUA

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PHILIPPE PASQUA
PHILIPPE PASQUA
Philippe Pasqua - Constance 1. 2007
Philippe PASQUA (*1965) - Vanité
Philippe Pasqua (French, b. 1965)
Philippine Portrait, 2010
Oil on canvas
Philippe Pasqua T-Rex, 2018 Aluminum with Stainless Steel Base 59 1/10 × 118 1/10 × 43 3/10 in
Les Bateaux-Mouches
"Visiter Paris par sa plus belle avenue : la Seine". Tel est le slogan de la compagnie des Bateaux-Mouches, une flotte de quinze navires transportant sur le fleuve en moyenne 2,5 millions de touristes par an (exceptées les années de pandémie...) Embarquons avec eux au Port de la Conférence, à deux pas du pont de l'Alma, non pour une conférence mais pour une croisière dans le temps... et dans l'espace.
Le quartier de la Mouche, situé au sud de Lyon sur la rive gauche du Rhône, accueillait au XIXème siècle un chantier naval spécialisé dans la construction d'embarcations à fond plat voué au transport de voyageurs, héritières des coches d'eau et des hirondelles d'antan, qui prirent, d'après leur lieu de construction, le nom de bateaux-mouches. La "Compagnie des Bateaux Omnibus de Lyon" remporta l'appel d'offre lancé par les organisateurs de l'Exposition universelle de 1867, vouée à se tenir en la capitale, sur les deux rives de la Seine. Trente bateaux furent alors acheminés de Lyon à Paris par voie fluviale, via la Saône, le canal de Bourgogne, l'Yonne puis la Seine, afin de servir pour la première fois de moyens de transport à visée touristique. Remisés par la suite, ils reprirent du service à l'occasion de chacune des grandes expositions universelles se tenant à Paris, de 1878 à 1937. Après la Seconde Guerre Mondiale, l'un des derniers bateaux-mouches rescapés fut racheté par l'entrepreneur Jean Bruel, proposant aux premiers touristes de la reconstruction d'après-guerre une nouvelle activité, pérennisée depuis, de croisière de découverte des grands monuments parisiens bordant la Seine. Il fit installer, de chaque côté de la péniche, des projecteurs récupérés des vestiges de la DCA allemande de l'Occupation, afin d'éclairer les quais et les monuments les surplombant. Il déposa le terme "Bateaux Mouches" en 1950, en créant ainsi une marque-dénomination. Le 1er avril 1953, pour l'inauguration d'un nouveau bateau (le premier bénéficiant de cette nouvelle appellation déposée), Jean Bruel organisa un magistral poisson d'avril, dévoilant au ministre des transports, au préfet de la Seine et à la presse le buste d'un personnage fictif, un certain Jean-Sébastien Mouche, pseudo-inventeur de ces bateaux ayant pris son nom à la suite d'une exposition universelle du passé... Ce canular original lui fit une publicité telle que dès le lendemain, de nombreux curieux se bousculèrent au portillon d'embarquement ! En 1961, plusieurs scènes du film Le cave se rebiffe, avec Jean Gabin, furent intégralement tournées à bord des Bateaux-Mouches. Au fil de l'eau et des années, les bateaux s'améliorent, remplaçant leurs spots éblouissant les promeneurs des quais, et s'entourant de baies vitrées permettant aux clients de mieux profiter du paysage fluvial de Paris. Les activités de croisière touristique se diversifient, proposant, outre les commentaires des capitaines guides, des déjeuners ou dîners, des soirées de gala ou des animations, invitant les danseuses du cabaret Crazy-Horse pour des revues régulières et des chanteurs reprenant des standards de la chanson française. Eddy de Pretto, dans sa récente chanson Bateaux-Mouches, raconte ses débuts de chanteur pour touristes, se mettant en scène dans un clip déjanté tourné à bord d'un de ces navires... Avec la complicité de la compagnie des Bateaux-Mouches, s'il vous plaît ! La publicité, peu importe le biais...
En 2013, Charlotte Bruel-Matovic, la fille du fondateur, artiste passionnée d'art contemporain, acquiert cette monumentale sculpture de Philippe Pasqua, l'installant sur la plate-forme d'embarcation des Bateaux-Mouches. Longue de 7m et haute de 4, elle représente un squelette de Tyrannosaurus-Rex, tout d'aluminium chromé. Composée de 350 os moulés d'après un squelette original de T-rex exposé en Chine, cette sculpture transpose une représentation d'histoire naturelle à l'art contemporain, en nous interrogeant sur le reflet du temps qui passe, tel un Memento mori démesuré.
Crédits : ALM’s
Philippe Pasqua (Français, né en 1965), Olivier en bronze (black) - Installation with skulls, 2019, bronze, 150 x 120 x 60 cm