(petite scène de la ville quotidienne, la parole des couleurs)
dans le wagon, la mère accompagne son jeune fils à l’école ; elle l’a habillé des mêmes couleurs que sa propre veste, orange vif et bleu ; l’appartenance consciemment ou bien inconsciemment passe pour elle par la couleur ; le lien filial qui se dessinait ainsi sous mes yeux dans les correspondances que mon regard cernait en allant d’un vêtement à l’autre, d'un corps à l'autre, comme on admire les couleurs d’un tableau
l’amour filial c’est aussi de la couleur
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© Pierre Cressant
(jeudi 26 septembre 2024)














