Rue Marius Maurin
(Extrait d’une conversation)
“Je me souviens, avec ma mère nous étions souvent aux ateliers SNCF. La grande bâtisse à l’entrée hébergeait le service médical et les services sociaux. Les femmes de cheminots pouvaient participer aux ateliers de couture et de cuisine ; ma mère y a appris à faire la cuisine. Les cheminots pouvaient également profiter de racheter du matériel reformé : du bois des wagons, des caisses en métal qui servaient à stocker du matériel le long des voies, de la peinture, tout cela était vendu pour un franc symbolique. Regardez mes chaises de jardin jaunes, elles sont peintes avec de la peinture SNCF.
Je suis donc fille et petite-fille de cheminot et cela m’emplit de fierté.”












