January 11th, 2018.
An accordion... i played this for 22 years !
Made with Magicavoxel

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January 11th, 2018.
An accordion... i played this for 22 years !
Made with Magicavoxel
Akordeony PIGINI uznawane są za instrumenty najwyższej klasy. Do niedawna nawet o nich nie słyszałem... 🙉🙈 #accordiongirl #pigini #piginiaccordions #ilustrationart #ilustration #ilustracja #grafika #graphics #digitalpainting #comics #komiks @ljiljana.djacanin https://www.instagram.com/p/CaLXIX_oxa9/?utm_medium=tumblr
蛇腹固定用のネジの空回りを解決(PIGINI, accordion)
蛇腹を固定しているネジが空回りして外れなくなってしまったアコーディオンの修理依頼がありました。
これが問題の固定ネジ。
まずはナットを外して、接着。
念のため、他の埋め込みナットも再接着しました。
修理過程で木枠が割れているのを発見!
亀裂に接着剤を流しこみ、補修しました。
凸凹になっているカバーも直しました。 <BEFORE>
<AFTER>
仕上げにボディを磨いて修理完了です。
Amazing instrument and amazing music♥ Love it!!
Autre première en solo!
Tu te poses devant une terrasse de café ou resto. C’est animé, ça rentre, ça sort, ça discute, ça boit, ça mange, ça marche dans la rue. Et ça te remarque pas du tout. Tu respires un grand coup. Tu salues tout le monde en portuguais. Tu attires l’attention. Premier contact. C’est comme aborder une jolie fille: plein d’énergie et avec le sourire. Si tu cafouilles ou que t’es pas confiant, c’est mort. Et c’est parti! Tu pousses l’accordéon. Tu craches tes poumons. Le but : foutre plus de bordel que le bordel ambiant. Fin du morceau. Pause. Vient le premier quart-temps, l’occasion de souffler un peu et de présenter ce que tu joues. Et c’est reparti. Puis viennent les premier coups de barre. Des petites baisses imperceptibles d’énergie en milieu de morceau. À peine reperées, hop un petit coup de boost et tu reprends l’allure: à fond, à fond, toujours à fond. Un effort constant pour garder le rythme. Ton fioul normalement, c’est le public, les autres musiciens, et ta pêche. Mais là il n’y à pas d’autres musiciens. Et l’intérêt premier du public reste son assiette, auquel il reviendra très vite si tu t’endors. Tu repères vite les gens qui se tournent pour regarder, qui t’offrent leur sourire, qui prennent des photos, et parfois qui tapent des mains ou qui s’essaie à quelques pas de danse. En montrant leur intérêt, ils te motivent trop. Puis approche la fin. Normalement ils applaudissent. Même le gars passioné par son bifteck finit par taper des mains, plus par automatisme qu’autre chose, forcé de lâcher sa fourchette par cette foutue pression sociale. “Merci beaucoup. J’espère vous avoir fait un peu voyager dans mon beau pays. Pour continuer moi aussi de voyager, et faire voyager d’autres personnes, votre aide sera précieuse. Je vais passer entre les tables, toute collaboration est bienvenue” CRAC! Et tu passes le chapeau. Ce qui est important c’est de passer sans honte, avec confiance, sans devoir te justifier. Heureusement, les brésiliens sont habitués. Ils sont plutôt accueillants et généreux. Et ils aiment beaucoup la musique étrangère. Du coup tu discutes à presque toutes les tables. Parfois ils te donnent rien et ça les met mal à l’aise quand tu passes. Tu leur demandes un grand sourire “Non, plus grand, encore plus grand” et ça les fait rigoler, et tu continues toi aussi avec le sourire. Parfois ils te demandent un autre morceau, et tu leur joue une petite valse tranquille et romantique. Parfois le sourire d’une fille te fait craquer. T’espères que la valse la fera fondre, mais tu sais qu’il se passera jamais rien. Parceque juste après, tu remballes, et tu te diriges vers une autre terrasse. Et ça recommence. Hier j’ai passé un pas qui semble anodin mais qui est très important: Faire ça tout seul. Me lancer tout seul. Prendre la parole tout seul. Jouer tout seul. Passer le chapeau tout seul. Avant c’était jamais moi qui prenait la parole, et j’avais peur de me lancer. C’est difficile: Tu t’imposes à des gens en train de manger tranquillement. Tu les bouscule pour prendre leur attention. L’ambiance est très bruyante. Tu as peu de temps pour les convaincre, il faut commencer vite et fort. Ils retournent très facilement vers leur assiette. Tu t’imposes une autre fois quand tu passes le chapeau. Mais c’est la manière de jouer la plus adaptée à mon voyage: seul et à la dernière minute. Hier j’ai joué une heure et demie, la moitié seul et l’autre moitié avec un percussioniste, un français rencontré juste avant. Cinq terrasses. 70R$ (30€) pour ma pomme. Ça dépasse mes dépenses journalières, auberge incluse (pas de couchsurfing ici). Ce qui signifie que… En y rajoutant du couchsurfing et un peu d’auto-stop, une nouvelle opportunité s’ouvre: Voyager sans taper dans les économies. Et ça, ça peut sacrément changer la donne.