Identités
L’imposteur est celui qui sait s’adapter parfaitement aux désirs de l’Autre. Un robot de chair programmé double X jusqu’à confondre les rôle, y croire. Inconsciemment corrompu.
Cristaux de mensonges, irrégularités qui brisent le corps de la femme par en-dessous. À l’insoutenable, elle laisse tomber son exuvie en un tas de peaux mortes dans l’entrée. Le costume est trop serré, les bourrelets dépassent.
Mon sexe exige d’avoir l’air lisse. Il a donc fallu museler toutes celles qui m’habitent. N’est restée que l’agitation, la nervosité pour témoigner de leur présence. Fragments de « moi » qui oscillent autour de la personnalité dominante, publique. Je les sens se tortiller dans tous les sens, mordre mes organes internes. Révoltées et sauvages.
J’ai vécu comme on se drogue, pour oublier. Tout est une question de dosage. Cocaïne, alcool, joint, cocaïne, sexe. Beaucoup de sexe. Pour exister chez l’Autre sans toutefois Être. Laisser la place au féminin, recaler le vrai à la border du trouble limite.
Parce qu’il faut être honnête, je ne suis entière que sans miroir.






