A MES AMIS
A mes amis
Hier soir, en allant me coucher, je me suis senti heureux. Je crois que c’est une sensation dont il faut profiter quand elle est là. Mes amis étaient repartis. Ils avaient dévasté mon appartement, bien sûr, mais pendant un temps ils se sont sentis légers et joyeux, et pour moi, c’est la seule chose qui compte.
Je pense qu’il ne sert à rien de rentrer dans de grandes effusions, mais je vous remercie tous pour cette soirée. J’ai aussi une pensée pour ceux qui étaient absents, mais qui seront là la prochaine fois.
On a parlé de tout et de rien, de philosophie, de consommation, de politique, de musique. On a dansé sur Kollektiv Turmstrasse, sur Kavinsky, sur Radiohead. On a chanté Don’t Stop Me Now, Stairway to Heaven et Rock and Roll. Des verres et des cendriers remplis à ras bord ont été renversés (et heureusement nettoyés).
A la fin de la soirée, on a sorti un schnaps de pomme de terre bavarois dont on s’est envoyés plusieurs verres cul-sec avec des luxury cookies et des princes (de Lu). On a ensuite fait un concours de musiques pourries, et j’ai eu l’insigne loisir de découvrir, plus d’un an après, le consternant tube de Sébastien Patrick.
Pour cela je vous ai dédicacé une chanson, dont j'ai traduit les paroles. Les deux se trouvent dans le billet précédent.
Juste pour vous dire que j’ai récemment lu un livre qui raconte un peu nos vies à Paris, entre les amis, la recherche d’un travail et d’un appartement, les relations qui se terminent sans trop que l’on sache pourquoi… Ce livre, d’une rare fluidité, s’appelle le Dictionnaire (subjectif) du trentenaire parisien de Stéphane Pocidalo. Vous le trouverez dans toutes les bonnes librairies.











