Voilà, en plus des juifs et des anticléricaux assassinés, on s’en prend désormais aux musulmans. Chacun se retranche chez soi, comme ça le gouvernement incompétent prend plus de pouvoir. Il prépare un patriot act à la française, ce paquet de lois antiterroristes plus inutiles encore que scélérates. On dirait Georges W. Bush avec la sauvagerie cupide en moins.
Un peintre raté, lui aussi.
Il y a plusieurs points sur lesquels François Hollande est semblable à Dobeuliou (G.W. Bush). En fait, leur seule vraie différence est que Hollande n’a pas falsifié des rapports pour préparer gratuitement l’invasion de l’Iraq. Car maintenant que « W » a détruit l’Iraq, l’ancêtre de toutes nos civilisations, il y a enfin de bonnes raisons d’aller s’en partager le gâteau.
La vraie ressemblance de Hollande avec Dobeuliou est d’avoir laissé se produire un attentat (après Mérah, difficile de faire croire que c’est une surprise) afin de déclarer une guerre au terrorisme. Il a tout à y gagner. En montant les religions les unes contre les autres, nous les faisons passer pour plus importantes qu’elles ne sont. N’oublions pas que ce ne sont que des croyances, et qu’un Etat gouverné par la raison ne fait que les tolérer, tant qu’elles ne troublent pas l’ordre public.
Notre président, qui feint toujours la faiblesse, est donc ravi que les religions se méfient les unes des autres au point de se combattre. Comme cela, leurs ouailles ne se montent pas contre lui. Et cela a aussi un avantage insigne : une population religieuse est une population servile, qui écoute les religieux plutôt que la raison - cette lucidité à laquelle on accède par l’étude de la philosophie et des sciences humaines.
Mark Tedin, Némésis de la Raison, 2009, MTG
Le président, en ne s’en prenant pas aux causes de l’islamisme, perpétue l’amalgame entre les citoyens lambda, qui n’ont pas de compte à rendre à l’Etat de leur conviction intime, et les fanatiques sanguinaires. Tant qu’il laissera agir les terroristes, il pourra mettre en place plus de surveillance, déployer plus d’hommes, surveiller la vie privée de la population entière et pourquoi pas, installer des détecteurs de mensonge aux frontières comme cela se fait déjà en Arizona.
Que des franges plus importantes de la population se radicalisent est aussi tout à son avantage. Cela laisse pourrir la situation, et l’on sera d’autant moins regardant sur sa politique, qui revêt les apparences de la sécurité pour mieux concentrer les pouvoirs entre ses mains.
La réalité, c’est que les barbares terroristes n’ont pas assassiné les gens de Charlie au cimeterre, mais avec des kalaches. Pour cela il a fallu des sous, de même que pour leur farcir la tête avec des cochonneries, il a fallu tenir des discours, acheter des locaux, fournir des orateurs. D’où vient cet argent ? Principalement du Qatar, mais aussi de l’Arabie Saoudite et des autres monarchies du Golfe.
Selon Marianne, Hollande aurait lui-même reconnu que le Qatar investit jusqu’à 180 milliards par an en France, ce qui fait énormément d’argent. Cela lui octroie visiblement le droit de rémunérer des imams et des organisations extrémistes, dont les salafistes, sur notre territoire. Est-ce utile de noter qu’avant le réveil des pays pétroliers, consécutif à la chute du mur de Berlin, il n’y avait aucun problème avec les musulmans de France ?
Sarkozy, pour limiter la crise, s’est prostitué à l’émir au point de lui faire raquer son divorce avec Cécilia. Hollande n’ose plus y toucher, et ne dit pas un mot pour lui tenir tête, alors qu’il suffirait, pour arrêter le terrorisme, de saisir ses avoirs, de couper net son influence sur nos banlieues, et de faire de même avec les autres monarchies pétrolières.
Hollande ne s’attaque pas au Qatar, ni aux autres monarchies pétrolières, pour une bonne raison : plus ils produisent du désordre chez nous, plus Hollande peut passer, comme autrefois Dobeliou, pour un chef de guerre. Les anticléricaux de Charlie Hebdo, qui avaient le malheur de mépriser une lecture religieuse de la politique mondiale, en sont morts.
De qui se moque-t-on ? Depuis quand sommes-nous assez bêtes pour croire que la religion est la cause véritable des conflits ? Depuis quand cède-t-on sur notre liberté personnelle pour accroître le pouvoir d’un dirigeant couard et sciemment incompétent ?
Le PSG est un club que j’aime. J’ai rêvé avec lui, j’ai pleuré avec lui, et j’ai aussi ri quand il n’était vraiment pas à la hauteur. Je suis Parisien, et je considère que ce club fait partie de mon identité. Mais je suis outré qu’il soit devenu la vitrine qui empêche que l’on regarde les vrais responsables de cette crise. Car oui, chères lectrices, chers lecteurs, le sport nous enconne tout autant que la religion. Il est temps d’ouvrir les yeux.