GOAL OF THE DEAD - PREMIÈRE MI-TEMPS (2014) Le concept foot + zombies, ça marche vraiment? Car derrière GOAL OF THE DEAD, on retrouve pour cette première partie -1h10 pour chaque- le réalisateur Benjamin Rocher, qu’on connaît depuis LA HORDE (2010), co-réalisé avec Yannick Dahan: sa suite, intitulée logiquement SECONDE MI-TEMPS, est quant à elle faite par Thierry Poiraud -ATOMIK CIRCUS (2004)-. Le premier chapitre de GOAL OF THE DEAD nous emmène dans le village de Capelongue -bien réel-, où le club de football de l’Olympique de Paris s’en va disputer un petit match. Mais c’est sans compter sur la rancune des habitants du coin, braqués sur ce qu’il s’est passé il y a dix-sept ans: originaire de Capelongue, le joueur Samuel Lorit -vétéran du dit sport pas loin de la retraite- est parti pour Paris... Cette rancœur est un peu la base de GOAL OF THE DEAD, qui voit un médecin peu scrupuleux administrer un “coup de boost” à son fils athlétique, conditionné pour gagner le modeste match: une brève erreur de livraison, et on se retrouve avec des fioles de liquide échappés de Russie injectées à même le corps du jeune joueur. Rapidement, l’infection zombifiante va gagner les supporters et habitants de Capelongue, cette dernière se manifestant par de gros jets de vomi blanchâtre -miam- contaminant celles et ceux qui rentrent en contact avec: parallèlement, Samuel va faire la connaissance de son inconnue de fille, en plus de devoir affronter le mauvais caractère des Capelonguais. Les créatures zombifiantes de GOAL OF THE DEAD sont très actives, loin du zombie classique qui revient à la vie parce que “l’Enfer est plein”: on en tire pas mal de scènes très drôles, comme ce couple baveux qui se bécote dans les gradins avant le match, et qui continue après l’infection comme si de rien n’était. Bête et méchant, bien réalisé et très drôle, on compte aussi sur la présence de Bruno Salomone -dans un rôle de bel enculé- et mieux, Patrick Ligardes -qui nous avait bien mis mal à l’aise dans le FRONTIÈRE(S) (2007) de Xavier Gens- en coach sportif tellement crédible qu’il n’a pas besoin de forcer son jeu. Avec son script originel très dense, on comprend pourquoi GOAL OF THE DEAD est scindé en deux parties, de surcroît en accord avec la temporalité d’un match de foot -d’ailleurs pas besoin d’aimer ça pour apprécier les films-: du genre made in France qui fait plaisir, et qui se fait plaisir, notamment avec des “fausses” bande-annonces eighties 100% Grindhouse présentes sur les blu-ray -TOURIST-A et FEED TO KILL-, qui rappellent le WEREWOLF WOMEN OF THE S.S. de Rob Zombie, par exemple... Gros délire en accord avec le slogan d’un SHAUN OF THE DEAD (2004) à la française, le première partie de GOAL OF THE DEAD, sans être cultissime, est d’un bon cru, drôle et cradingue, dont le twist final nous encourage à voir la suite... De quoi être un peu chauvin sans culpabiliser, ce téléfilm étant un véritable FILM. Bien vu, CANAL+! GAULE OF THE DEAD /20















