Le procureur & César - César Wagner (2020-) pour @theshiny-lane

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Le procureur & César - César Wagner (2020-) pour @theshiny-lane
Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste et professeur de droit public, conteste, dans une tribune au « Monde », la décision du procureur de la République de Paris de classer sans suite les poursuites contre trois collaborateurs d’Emmanuel Macron.
Photo : Suvann
Crise institutionnelle : Trump destitue un procureur en Virginie après une nomination judiciaire
L’administration de Donald Trump a une fois de plus secoué l’appareil judiciaire américain en destituant le procureur James W. Hundley pour le district est de la Virginie, à peine quelques heures après sa nomination par un panel de juges fédéraux. Cet épisode s’inscrit dans une série de conflits qui mettent en lumière les tensions croissantes entre le pouvoir exécutif et le judiciaire. Un…
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Trois étudiants présentés au Procureur
Le commissariat central de Kaffrine a procédé à l’arrestation de trois étudiants pour attroupement, participation à une manifestation non autorisée et troubles à l’ordre public. Il s’agit du nommé Idrissa Ndiaye, âgé de 23 ans, Abdoulaye Faye, âgé de 25 ans, et Ibrahima Sène, né en 2002. Selon des sources de Seneweb, les suspects ont été déférés hier mercredi vers 13 heures au Tribunal de Grande…
Laurent Dubois ferma le dossier du Meurtre de la Cathédrale d’un geste précis. Les chemises cartonnées s’empilaient déjà sur le coin de son bureau, comme des pierres dressées à la mémoire des affaires closes. Le silence du bureau s’épaississait, seulement troublé par le tic-tac de l’horloge murale et le souffle régulier de la lampe posée à sa droite.
Il resta immobile un instant, le regard fixé sur la couverture bleue du dossier, comme s’il attendait qu’une ultime pièce manquante surgisse d’elle-même. Rien ne vint. L’affaire était close, incontestablement. Mais un nom persistait, comme une rémanence : Alex Li.
Le procureur se leva, fit quelques pas devant la bibliothèque, puis revint vers son fauteuil. Son esprit classait et reclassait les faits : aucune infraction, aucun élément susceptible d’ouvrir une instruction. Pourtant, l’impression d’un risque demeurait. Non pas un danger immédiat, mais une forme d’influence diffuse, souterraine, logée dans ce collectif qu’on appelait Le Fugitif.
Dubois connaissait la mécanique des institutions. Il savait qu’un procureur ne pouvait agir sans base légale solide, et que s’acharner sur une figure intellectuelle et artistique reviendrait à donner raison aux accusations de censure. Le risque d’un effet Streisand planait sur toute velléité d’action directe.
Alors, il choisit une autre voie. L’UPRAD venait d’être instituée pour ces zones grises, là où la prévention devait suppléer l’impuissance du droit pénal. Laisser à cette unité le soin de surveiller discrètement Alex Li, c’était déléguer la vigilance sans déclencher la controverse.
Il tira une feuille à en-tête du Ministère public, ajusta la plume de son stylo, et commença à écrire. Les mots venaient avec une fluidité froide : « Bien qu’aucune infraction pénale n’ait été constatée à ce stade… ». Tout était dit. L’absence de faute, l’inquiétude diffuse, la nécessité d’une veille.
Le texte prit forme, à la fois banal et lourd de sous-entendus. C’était une lettre comme tant d’autres, mais elle avait la particularité de maintenir un nom dans la lumière institutionnelle, de l’empêcher de retomber dans l’ombre. Alex Li devenait un dossier latent, ni poursuivi ni abandonné.
Dubois relut, apposa sa signature, et plaça la note dans la chemise confidentielle destinée à l’UPRAD. Le geste était mesuré, administratif, presque routinier. Mais derrière la neutralité du style, il savait avoir inscrit une décision : celle de ne pas oublier.
À suivre…