Écrire quand on n’a rien à dire... ou De la nature du blog
Vous vous demandez pourquoi il faudrait écrire alors que l’on n’a rien à dire ? Légitime interrogation qui, en dépit du bon sens, a une réponse.
Non, lorsque l’on n’a rien à dire, il n’est a priori pas indispensable d’écrire, et encore moins de l’écrire. Parfois, pourtant, cela peut se révéler fort utile. Il est des activités et des circonstances où cela est même vital : la politique, le marketing, la communication, un exercice durant un apprentissage, ou lorsque vous décidez de créer un blog bavard.
Il est vrai que le pauvre rédacteur n’est pas toujours maître de son temps ni de son espace, parfois même pas de son sujet. Et comme il ne peut pas tout savoir sur tout – l’inculte !, que l’inspiration ne se commande pas – la garce !, il est alors bien content de connaître quelques techniques d’écriture tout-terrain, tout temps, tout sujet.
Le rédacteur remercie donc les dieux de lui avoir fourni un outil tel que le 5W : What, Who, Where, When, Why. En bon Français : Quoi, Qui, Où, Quand, Pourquoi, c’est-à-dire, le célèbre QQOQP. On aimerait que nombre de blogueurs se rendent compte à quel point cet outil semble avoir été créé pour eux. QQOQP. Un outil qui permet de dégager l’essence même de son futur article. En répondant à ces cinq simples questions, il synthétise le message essentiel que sa prose peut alors habiller, développer ou décorer à l’envi.
Merveille de la science rédactionnelle, on peut ainsi écrire à peu près n’importe quoi, sur n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Et voilà que notre petit QQOQP nous permet de produire un authentique NIQNIQNIONIQ.
Et cela semble marcher, même lorsque l’on n’a vraiment rien à dire. La preuve.